Les révélations d’Algérie Part provoquent une terrifiante « chasse aux sorcières » au sein du groupe Sonelgaz

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Les dernières révélations d’Algérie Part sur les affaires secrètes du groupe Sonelgaz ont provoqué un véritable séisme dans tout le secteur de l’Energie. Malheureusement, au lieu de se remettre en cause et de corriger les erreurs qui ont provoqué des dysfonctionnements majeurs menant vers des scandales financiers préjudiciables pour le Trésor Public, la direction générale de Sonelgaz s’est lancée dans une véritable chasse aux sorcières dans le seul but de trouver d’identifier, d’abord, et de punir, ensuite, les sources d’Algérie Part. 

Après l’apparition de notre dernier article concernant le scandale du projet libyen, qui a ébranlé l’opinion publique et fait réagir de nombreux observateurs ou connaisseurs du secteur de l’Energie dans notre pays, tant sur l’amateurisme de la démarche de négociation que sur la tentative de fraude avérée de la transaction, la direction générale de Sonelgaz a instauré un climat de suspicion générale au sein des directions les plus sensibles du groupe industriel énergétique algérien, spécialisé dans la production, la distribution et la commercialisation d’électricité et de l’achat, le transport, la distribution et la commercialisation de gaz naturel.

Au lieu d’analyser le contenu de nôtre enquête, avec ses proches collaborateurs, pour en tirer des leçons, et ce, afin de ne pas les réitérer lors de prochaines négociations de contrats internationaux, le PDG de Sonelgaz, Chahar BOULAKHRAS, n’a pas trouvé mieux que de semer un climat doute et de méfiance au niveau de la Direction Générale du Groupe en accusant ses proches collaborateurs de conspiration contre sa personne.

Au lendemain de la publication de l’article d’Algérie Part en date du 18 Décembre 2021, Chahar BOULAKHRAS et sa secrétaire personnelle ont lancé une vraie compagne de chasse aux sorcières, en persécutant ouvertement et frontalement de hauts responsables du groupe et en accablant systématiquement tous les cadres osant s’opposer à sa politique sulfureuse. A titre d’exemple, il a donné ordre au DRH du groupe d’imposer à Mr Lezhari SABRI déchu de son poste de PDG de SPE, l’une des filiales les plus importantes de Sonelgaz, de consommer tous ses congés en attendant de statuer sur son sort, et ce, après l’avoir accusé ouvertement d’avoir fait fuiter les informations scandaleuses du contrat Libyen. Il est important de noter que l’ensemble des informations communiquées par Algérie Part sont le fruit d’un long travail d’investigation et de lecture croisée de multiples évènements et sources.

Selon de hauts cadres du groupe, SONELGAZ n’a jamais connu autant de décadence, de déliquescence et de guerre intestines que depuis l’intronisation de Chahar BOULAKHRAS à la tête du deuxième groupe énergétique Algérien, en date du 26 Mai 2019. Son ascension, il la doit à ses appuis multilatéraux, notamment l’ex-Premier-ministre, Nourredine BEDOUI sur le plan politique, le général déchu Ouassini BOUAZA, l’ex-homme fort des services secrets algériens d’avril 2019 jusqu’à avril 2020, au niveau de l’institution militaires mais aussi, et non des moindres, le soutien indéfectible de son mentor, le puissant homme d’affaire Amar BOUKHEDDAMI patron d’AMIMER Energie et membre du conseil exécutif du FCE d’Ali Haddad, l’ex-patronat et fer de lance du clan présidentiel des Bouteflika, avec qui, il a toujours collaboré depuis ses débuts à la tête de la filière énergies renouvelables du groupe.

A en juger des chiffres, AMIMER Energie est l’entreprise qui a le plus bénéficié de projets, pendant les sept ans de règne de BOULAKHRAS sur SKTM, filiale du groupe SONELGAZ en charge des énergies renouvelables, particulièrement grâce aux multiples contrats obtenus en mode gré à gré simple sous prétexte de projets d’urgences, mais aussi les pseudos-contrats gagnés en soumission grâce à la fuite des prescriptions techniques des cahiers des charges avant parution publique.

Selon nos investigations, Chahar BOULAKHRAS a beaucoup favorisé AMIMER Energie à travers l’achat de la pièce de rechange par AMIMER Energie chez le constructeur américain General Electric (GE) et puis sa revente à SKTM en multipliant le prix par quatre, alors qu’il aurait été beaucoup plus judicieux de mettre en place un contrat de fourniture de la pièce de rechange GE directement avec la filiale du groupe « GEAT » qui est une joint-venture entre SONELGAZ et le géant Américain General Electric, dont l’usine de montage de turbines à gaz se trouve dans la wilaya de BATNA.

Plus tôt que de se concentrer sur les vraies sujets d’actualité, notamment celles liées aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et à la rationalisation de la consommation de gaz par les centrales électriques qui menacent très sérieusement le lendemain des Algériens, Mr BOULAKHRAS passe le plus grand de son temps à comploter contre ses collaborateurs et à travailler son image de marque. « C’est la ruine de l’ouvrage » a déclaré un haut cadre du groupe. Car selon ses dires, « SONELGAZ a perdu le peut de crédibilité qui lui restait sur la scène nationale et elle est même devenue la risée de ses partenaires étrangers ».

En ce moment Sonelgaz est embourbée dans de nombreuses difficultés qui menacent sa stabilité comme c’est le cas dans les négociation autour des conflits liés aux grands contrats EPC des centrales électriques, notamment celles du méga-deal (Hassi R’mel 1 et 2, Aïn Ouassara, Mostaganem, Aïn Arnat, Kaïs, Boufarik, Nâama, Oumache 2 et 3, Boutlilis…).

Au lieu de favoriser, le règlement à l’amiable des désaccords contractuels avec les constructeurs, ou tout simplement appliquer rigoureusement les articles des contrats, Mr BOULAKHRAS préfère la politique de l’autruche, et dont l’objectif est de pousser les projets au pourrissement et inciter ainsi les EPC-istes à aller à l’arbitrage international. Etant conscient que l’Algérie n’est pas lotie pour affronter les grands groupes internationaux dans les tribunaux de commerce international, Mr BOULAKHRAS via ses sbires négocie dans l’ombre pour se réserver la part du lion des pénalités infligées à SONELGAZ et empocher ainsi d’énormes sommes en devise sans toucher aux montant revendiqués par les constructeurs (Tous le monde est gagnant !). Le pire dans tout cela est que, le PDG accuse le simple citoyen qui tarde à payer ses factures de causer l’agonie financière sans précédent que traverse le groupe, mais en réalité le vrai déficit chaotique est causé par la gestion chaotique de l’actuelle direction générale. Ce drame se poursuit au vu et au su des autorités algériennes qui demeurent silencieuses et totalement indifférentes face à ces dossiers brûlants qui auraient, certainement, suscité une mobilisation générale des gouvernants dans un autre pays où l’Etat est réellement soucieux de la préservation de l’intérêt générale.

7 COMMENTS

  1. Au lieu de se concentrer maladivement pour faire diversion sur le Maroc, Israël et la France soit disant les ennemis et boucs emissaires bien pratiques de l’Algérie, le pouvoir algérien ferait mieux de s’attaquer aux vrais saboteurs de l’intérieur qui sont tous issus du système pourris jusqu’à l’os comme precisement ce pouvoir algérien. Les chiens ne font pas des chats.

  2. @Axis7 Ya Oulid El-Kahba, Tu n’est qu’un esclave appartenant a un maitre des esclaves Grand Homosexuel et guide spirituel de ta putaine de mere, ce qui se passe en Algerie est entre Algeriens et cela est devant la justice malgres que cette justice n’est pas totalement libre et perfomante. Fils de pute, esclaves qui mange le pain grace a la prostitutions de sa mere et soeurs tu doit te liberer avant et ensuite mesure toi aux Algeriens! Esclaves Marocains Liberez-vous

  3. Ils préfèrent négociés avec les américains pour se protéger et en plus obtenir la nationalité américaine pour eux et leurs familles et puis ouvrir des comptes dans les banques américaines et partir s’installer tranquillement sans soucis puisque l’Algérie du côté américain elle se met à genoux. Quant à tebbou-nia , l’essentiel pour lui c’est remplir ses poches et ceux de ses enfants et continuer à jouer le perroquet et obéir à la voix de son maître (Chingriha) .

  4. Cet énergumène porte bien son blaze ( bou l’khra)
    Ce mec est chargé de la redistribution des recettes de sonalgaz entre les indignes héritiers de la cosa
    Mais maintenant que l’affaire s’ébruiter, il doit chassés les brebis galeuses qui l’on dénoncé avant
    que les grands mafieux au sommet lui demandent des comptes.
    Ils sont tous pourris jusqu’à la moelle.

  5. Tous les pays du monde savent comment fonctionne l’Algérie depuis 1962 ! Tschippppppâââââââââââ !!!
    Et clefs en mains !!!!! Pour démultiplier les rétro-commissions !!!!!!
    En fait, les prédateurs ne défendent pas notre indépendance, mais il font tout pour nous plonger dans
    la dépendance à vie qui leur procure des subsides. Voila ce que défend la dictature via une pseudo-justice
    du téléphone !