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samedi, janvier 28, 2023

Exclusif. Le patron des « écoutes téléphoniques » de l’armée algérienne au coeur d’une enquête anti-corruption

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Un nouveau scandale de corruption risque d’ébranler l’une des institutions les plus fragiles et sensibles de l’institution militaire ou du ministère de la Défense Nationale. Le général Smaïn Adjafène, l’homme qui dirige depuis fin avril 2019 la Direction générale du renseignement technique (DGRT), est au coeur d’une vaste enquête anti-corruption, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 

La DGRT est l’une des instituions militaires les plus sensibles et méconnues en Algérie parce qu’elle essentiellement la surveillance des transmissions électroniques et téléphoniques pour le compte du ministère de la Défense nationale. Au sein de l’armée algérienne, le général Smain Adjafène est officiellement monsieur « écoutes téléphoniques » de l’institution militaire algérienne. Lorsqu’il a été installé dans ce poste hautement sensible le 24 avril 2019,  lors d’une cérémonie organisée à Reghaïa qui abrite le principal centre opérationnel et logistique de la DGRT, Smain Adjafène était encore colonel.

Il avait été promu à ce poste par le fameux Général-major Abdelkader Lachkhem, l’ex-chef de Département des Transmissions, Systèmes et Guerres électroniques, au niveau du ministère de la Défense nationale, l’un des hommes forts du clan Gaid Salah, qui a été démis de ses fonctions à la fin du mois d’août 2020.

C’est Abdelkader Lachkhem qui a placé celui qui était encore colonel à la tête de la DGRT pour s’assurer de son contrôle absolu au moment où l’Algérie vivait d’importants troubles politiques avec la chute du clan présidentiel des Bouteflika et les manifestations hebdomadaires du Hirak du 22 février 2019. Auparavant, Smain Adjafène était le responsable de la Direction régionale du renseignement technique relevant de la 5e Région militaire à Constantine.

Aujourd’hui, plusieurs mois après la chute de son parrain Abdelkader Lachkhem, le général Smain Adjafène a été officiellement sous enquête pour plusieurs affaires de corruption dans lesquelles il soupçonné jouer un rôle majeur. Il s’agit notamment de l’octroi de plusieurs marchés publics par la DGRT moyennant des indus avantages et des privilèges illicites.

Les enquêteurs en charge de ce dossier ont découvert, à titre d’exemple, que le général Smain Adjafène a particulièrement bien choyé un entrepreneur privé en lui permettant d’obtenir de nombreux marchés de BTP au sein des structures de la DGRT notamment celles qui sont situés au niveau du site hautement sensible de Réghaia qui abrite l’essentiel des équipements des écoutes téléphoniques.

En contrepartie de ces attributions généreuses, l’entrepreneur privé qui connaît Smain Adjafène depuis qu’il était à la tête de la Direction régionale du renseignement technique relevant de la 5e Région militaire à Constantine, s’est occupé « bénévolement » de l’aménagement de l’appartement privé de son « parrain » général situé à Bordj El-Kiffan. Le même entrepreneur s’est également occupé de la rénovation de l’appartement de la fille de Smain Adjafène situé à Ain Benian dans la banlieue d’Alger.

L’enquête qui tourne autour du général Smaïn Adjafène a abouti également à des découvertes intrigantes qui seront révélées prochainement par Algérie Part dans ses futures publications. Signalons enfin qu’après la disgrâce du généramajor Abdelkader Lachkhem, Smaïn Adjafène est devenu le petit protégé de l’influent Boualem Boualem, le conseiller le plus proche d’Abdelmadjid Tebboune et l’homme qui avait dirigé secrètement pendant de nombreuses années le fameux organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication (TIC) créé le 8 octobre 2015. 

 

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3 COMMENTS

  1. de toutes façons ces histoires n’en finiront jamais: TOUS ceux qui ont participé au pouvoir depuis 1962, en ont profité pour se servir ou servir leurs proches. Certains en ont profité moins que d’autres, c’est tout, mais TOUS en ont profité: civils, militaires, FLN ou pas, jeunes ou vieux, islamistes ou « socialistes façon FLN ». Ces histoires sont de la poudre aux yeux, chaque fois que le système veut se débarrasser de quelqu’un il n’a aucun mal à trouver une affaire puisque TOUS les responsables sans exception en ont profité. Même les différents ministres des affaires religieuses ont dû se servir, ce système est mauvais: pour y participer il faut voler, ou accepter de devenir voleur si on ne l’est pas déjà.

  2. A quand un grand coup sur la fourmilière. Tout le monde aurait à gagner. L’état, l’armée et le peuple. Construisont des grandes prisons en plein milieu de désert. Le meilleur des investissements en algerie. Un pas en arrière pour mieux avancer. Ça fera flipper ceux qui veulent magouiller, faire de la corruption. Les algériens ont on assez de tous ces gens malhonnêtes. Ils faut les faire crever et sans pitié. Tolérance zéro ! Ça fera réfléchir plus d’un. Pour une connaissance à ce pauvre citoyen qui a du mal à fini son mois. Sinon, laissez le peuple s’en charger ! Nous sauront, nous peuple, les juger fortement.