Exclusif – Ces Mesures Hors la Loi Imposées par l’Ambassadeur Antar Daoud qui Privilégient un Proche Parent !

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En 2020, une grève des enseignants a eu lieu à l’Ecole Internationale Algérienne en France (EIAF) afin de demander de meilleures conditions de travail et une augmentation des salaires.

Une commission interministérielle instituée par le Premier Ministre Aymen Benabderrahmane et composée des représentants des ministères de l’Education nationale, des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger, des Finances, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et de la Direction générale de la Fonction publique, s’est déplacée à Paris en ce début de mois de Janvier 2022, afin d’examiner la gestion pédagogique, administrative et financière de l’EIAF.

Nous avions déjà publié une enquête sur l’EIAF, qui engloutit un budget avoisinant les 7 millions d’Euros annuels, provenant principalement des subventions allouées par l’État algérien dans le but d’assurer le bon fonctionnement de l’établissement et les salaires des employés de l’Administration et du corps enseignant.

La commission dépêchée par Alger a très vite entamé ses travaux et a d’ores et déjà pu constater la baisse significative de l’effectif de l’école, ayant permis de réduire le nombre d’employés de près de 150 personnes à 84 personnes !

Il faut dire que le gel des recrutements décidé par les autorités algériennes, pour faire barrage aux abus, a permis à l’école d’assainir les pratiques et usages en cours jusque-là et qui consistaient à employer, même de manière fictive, des personnes proches du pouvoir algérien.

Aujourd’hui, l’EIAF se trouverait presque en sous-effectif à cause des départs volontaires, des départs en retraite ou les décès…

Leur non remplacement a engendré des postes administratifs vacants dont les rémunérations se situent entre 2000 et 4400 Euros par mois. Ce qui suscite bien, évidemment, la convoitise de nombreux postulants potentiels, très bien introduits au sein du sérail politique algérien.

Alors que la sélection des candidats au recrutement est censée se faire suite à la décision d’une commission dont la composition est fixée par les ministres chargés de l’éducation nationale et des affaires étrangères, l’Ambassadeur Mohamed Antar Daoud a mis en œuvre une série de manœuvres qui semblent répondre à un tout autre agenda. Qu’on en juge !

Le 16 Janvier 2022, une réunion préalable a eu lieu à l’ambassade algérienne à Paris, en présence de l’ambassadeur algérien en France, de 2 secrétaires Mme Laamamra et Mme Haroun, de Mohamed Khaled cadre de l’ambassade, de 5 employés de l’école Algérienne ainsi que des membres de la commission dépêchée d’Alger.

D’emblée et à la surprise générale, l’Ambassadeur prend la défense de l’infirmière de l’Ecole, affirmant que Mme Goudjil, la belle-fille du Président du Conseil de la Nation Mr Salah Goudjil, posséderait un diplôme de médecine…

« On se demande pourquoi, avec son diplôme, elle n’exercerait qu’en qualité d’infirmière… » nous dira amusé une de nos sources au sein de l’Ambassade d’Algérie.

Tapant de la main sur la table, Antar Daoud a surpris les participants par son comportement autoritariste mais plus encore par les décisions qu’il voulait imposer.

Durant cette réunion l’Ambassadeur Antar Daoud a dévoilé une nouvelle grille de salaire, enjoignant le personnel de l’EIAF, abasourdis par une proposition à laquelle ils n’ont pas été associés, de l’adopter sans délais…

Cette grille que nous avons pu consulter grâce à une source interne à l’Ambassade, créé un déséquilibre dans le système de rémunération du corps enseignant.

De même, le statut proposé qui en découle fait fi de tous les acquis des salariés de l’Ecole, une mesure contraire à la législation française.

Il faut savoir que les personnels chargés des enseignements à l’EIAF sont des agents recrutés en France par contrat à titre temporaire dans des conditions fixées par arrêté conjoint des ministres chargés de l’éducation nationale et des finances conformément à la réglementation en vigueur dans le pays d’accueil.

Or la législation française du travail affirme que les avantages acquis, soit l’ensemble des avantages consentis aux salariés d’une entreprise ou d’un établissement par l’application de conventions, d’accords ou d’usages, dont ils bénéficient à titre personnel, et à un droit déjà ouvert, ne peuvent être remis en cause que sous réserve de compensations négociées entre l’employeur et les représentants du personnel.

Aussi, Mme Serhane, laborantine au sein de l’EIAF, est alors intervenue pour expliquer au Diplomate ce principe légal en France, développant qu’un avenant de contrat peut être refusé s’il n’est pas à l’avantage du salarié.

L’ambassadeur est alors entré dans une colère incontrôlée et a haussé le ton affirmant qu’il était le seul maitre à bord, rajoutant qu’il n’y avait « pas de justice sans injustice » … Incroyable réaction du représentant de l’Etat algérien et qui montre toute l’incompétence et l’ignorance de ce diplomate !

Mais ce qui nous a le plus intrigué est l’avantageuse proposition divulguée par Antar Daoud concernant le statut des instituteurs de la section primaire de l’école, auxquels il a assuré un salaire de 2400 euros nets par mois, soit une augmentation de près de 600 Euros nets !

Actuellement, un instituteur du primaire à l’EIAF est rémunéré à hauteur de 1800 Euros nets mensuellement, pour une charge de travail qui ne dépasse pas les 18h par semaine.

En comparaison, ce sont 27 heures par semaine qui sont assurés par leurs collègues en Algérie, avec un salaire équivalent moindre, alors qu’en France, un instituteur, ou professeur des écoles, gagne après 10 années un salaire de 2300 € bruts par mois !

D’autre part, soulignons que les enseignants du primaire en France sont aidés par des auxiliaires pédagogiques, afin de surveiller et suivre les enfants, chose inexistante en Algérie…

Avec cette nouvelle grille, l’instituteur du Primaire dépassera en rémunération le professeur du Collège et du Lycée.

Pourquoi avantager ainsi les enseignants du primaire ? La réponse vous étonnera !

Le 18 Janvier 2022, une nouvelle réunion a été organisée au sein du centre culturel algérien à Paris. Devant plus de 80 personnes de l’école algérienne, l’ambassadeur s’est de nouveau entêté à vouloir imposer la nouvelle grille de salaire au personnel.

Réunion Antar Daoud avec le staff de l’Ecole Internationale Algérienne en France

Le diplomate, qui est resté une fois encore sourd aux explications du personnel sur l’illégalité d’une mesure qui révoquait le principe d’acquis des salariés, et sur le gel des recrutements qui ne pouvait être contourné sans une base légale, a choqué les présents composés de professionnels de l’éducation.

Antar Daoud a osé demander de pousser les enseignants du primaire à dispenser de cours aux élèves du collège et du lycée !

Or la majorité des instituteurs de l’EIAF n’a même pas les diplômes requis pour enseigner au primaire. Comment pourraient-ils dispenser un enseignement de qualité pour les élèves préparant leur brevet et leur baccalauréat ?

Par ailleurs, en appliquant une telle mesure, les instituteurs, qui n’enseigneraient plus qu’une dizaine d’heure hebdomadaire dans le secondaire, se retrouveraient avec un taux horaire qui dépasse de loin celui de leurs collègues du Secondaire…

Dans le même sillage, Belkacem Boulekchour, directeur financier de l’Ecole a même été jusqu’à demander le remboursement rétroactif d’une partie du salaire des professeurs… Summum de l’ignorance !

Par son amateurisme, Mohamed Antar Daoud a créé la zizanie au sein du corps enseignant de l’EIAF, envenimant par-là une situation qui était déjà précaire.

Afin d’alerter les pouvoirs publics sur ces graves dépassements, une pétition signée par le corps des enseignants a déjà été remise à l’Ambassade, dénonçant les décisions insolites et dangereuses de l’Ambassadeur, tant pour la stabilité de l’EIAF que pour l’avenir des élèves de notre communauté en France.

Mais pourquoi Antar Daoud avantage-t-il de manière ostentatoire les enseignants du primaire ?

La réponse est simple. Antar Yahia a une nièce qui travaille en qualité d’institutrice de langue Française au sein de l’Ecole Internationale Algérienne en France. Il s’agit de Dina Benyahia, géologue de formation !

Il faut savoir que c’est à son oncle diplomate, feu Mohamed Seddik Benyahia, que Mohamed Antar Daoud doit sa carrière au sein du Ministère des Affaires étrangères…

Ainsi donc, les agissements de l’ambassadeur autour de l’assainissement de la situation de l’Ecole Internationale Algérienne en France, répondent en fait à des considérations personnelles et familiales, bien éloignées des attentes du personnel ou de la gestion de la chose publique…

Par son attitude, Antar Daoud ne fait donc que perpétuer les vieilles pratiques de népotisme d’un régime despotique et corrompu, et qui risque de précipiter l’Etat vers le chaos… Bien loin de l’Algérie nouvelle…

Maintenant sa volonté de violer l’ensemble des lois françaises et algériennes, Antar Daoud a demandé aux responsables de l’Ecole durant cette réunion du 17 Janvier 2022, de contourner la loi et de procéder au recrutement de nouveaux employés.

Agent agréé par le ministre chargé des finances et qui tient la comptabilité de l’école conformément à la réglementation en vigueur, le comptable de l’école a rappelé à l’Ambassadeur le gel décidé par les autorités algériennes quant aux recrutements au sein de l’EIAF.

Ambassadeur Mohamed Antar Daoud 

Le diplomate algérien lui a intimé l’ordre « d’utiliser une autre manière », un contournement de la loi par « recours à des vacataires à l’heure ou à des emplois temporaires et missions d’intérim ».

Ou comment le premier représentant de l’Etat algérien en France demande au personnel de se mettre Hors-la loi !

« En fait Antar Daoud espère recruter à l’Ecole une liste déjà établie de personnes recommandées, qu’il espère permaniser après changement de la loi sur le gel des recrutements » Nous apprendra notre source au sein de l’Ambassade.

« Peut-on réellement laisser une personne aussi ignorante et aussi incompétente s’affairer autour de cette Ecole, dont le but, faut-il le rappeler, est de répondre aux aspirations des membres de la communauté nationale en France ? » se demandera notre source diplomatique.

Et ce n’est pas fini !

Antar Daoud a exigé que les contrats de recrutements au sein de l’Ecole lui soient soumis et que désormais ils seront signés par sa personne. Or le seul responsable à avoir cette prérogative est le directeur de l’école, fonctionnaires dépendant conjointement des ministres chargés de l’éducation nationale et nommé par décret.

Comment Mohamed Antar Daoud peut-il passer outre ?

Ne sait-il donc pas que le directeur est celui qui représente l’EIAF dans tous les actes de la vie civile et qu’à ce titre il passe tous marchés, conventions, contrats, accords dans le cadre de la réglementation en vigueur, exerce l’autorité hiérarchique sur l’ensemble des personnels et recrute les personnels qui répondent aux critères fixés par les statuts régissant les différentes catégories des personnels, conformément au nombre des postes budgétaires ouverts ?

C’est pourtant inscrit sur le journal officiel de la République Algérienne du 17 Octobre 2001, signé par l’ex premier Ministre Ali Benflis !

Alors sur quelle base légale s’appuie Mohamed Antar Daoud pour annoncer de telles décisions pour le moins illégales ?

La commission qui doit établir un rapport détaillé au Premier Ministre Aymen Benabderrahmane, osera-t-elle dire ce qui réellement se trame autour de l’EIAF ?

Le Ministère de l’Education Nationale, le Premier Ministère et la Présidence algérienne savent-ils que Mohamed Antar Daoud est celui qui aura poussé à la grève générale qui se profile à l’Ecole Internationale Algérienne en France, ainsi que de la très probable implication de l’inspection du travail et de la justice française dans ce qui s’apparente à un nouveau scandale pour la diplomatie algérienne?

A présent, vous ne pourrez pas prétendre ne pas le savoir.

 

7 COMMENTS

  1. « nous dira amusé une de nos sources au sein de l’Ambassade d’Algérie » !!!
    Je vous ai déjà que la mafia c’est aussi Mr Semmar et ses semblables.
    Le mec a ses sources au sein de l’ambassade d’Algérie à Paris. Rien que ça. Mais, il est censé combattre ceux-là même qui lui fournissent les informations ??? De qui se moque-on ?
    Moi, dès que défends l’Algérie on m’accuse de défendre la Issaba et d’être un cachiriste alors que je n’ai ni amis ni sources au sein de celle-ci.
    Mr Semmar, a ses sources au sein du ministère de la défense, du MAE, de l’ambassade à Paris, de la présidence, …..
    Prétendre combattre ceux qui vous nourrissent est une utopie. Ce n’est pas à moi que tu vas raconter tes salades Mr Semmar.

  2. Zemmar est mandaté pour casser du Daoud et il essaie de le faire dans plusieurs articles
    D’un coté il affirme que l’école a été dégraissé d’un effectif pléthorique et que des salaires fictifs ont été économisé
    Puis d’un autre il reproche à l’ambassadeur de trancher, alors que c’est lui le responsable

    C’est comme dans l’histoire de l’aéproport d’Alger, ils défends des employés contre leurs PDG car dit-il , le chef prend des décisions qui ne leurs plaisent pas
    Tu es un clown Semmar, c’est au chef de décider, donner les directives et aux « les salariés » d’obéir
    C’est comme cela en France, aux Usa , en Algérie et ailleurs
    Le droit du travail garantie des droits aux salariés mais pas celui de désobéir ou de contester aux ordres et instructions du ou des responsables sinon ils seront sanctionnés et la sanction peut aller jusqu’au licenciement avec mise avec privation de salaire ( faute grave)
    Pour la renégociation du contrat tu racontes des fadaises , c’est au salarié d’accepter ou de refuser une renégociation de son contrat mais puisque c’est des contractuels ..ils ont le choix de ne pas accepter de renouveler leurs contrats d’aller voir ailleurs

    Tout cela pour dire, que tu fais de l’Algérie Bashing ton fond de commerce et tes articles sont repris tel quel par les journaux du makhnez

  3. Du plus haut gradé, qu’ils soient civils ou militaires, ils sont tous pourris jusqu’à la moelle, et pouvez toujours accusé Abdou, le Maroc où les martiens, cela ne changera rien au problème, c’est génétique .
    Donc vôtre bla-bla…..bla-bla….. ne convainc que vos semblables “ les voleurs et baratineurs ”.

  4. Je suis prêt à me faire voler, violer, dépouiller, voire massacrer, mais de grâce, que cela se fasse avec classe, savoir-faire, subtilité, finesse, intelligence, tout ce que ne possèdent hélas pas « nos » ignares, incompétents, bedonnants, reptiliens, affreux, sales et méchants. . . . »dirigeants » !

    Et, le pire, est qu’ils se reproduisent comme des lapins et qu’on en a pour des siècles pour se débarrasser de toute cette vermine qui s’accumule sur ce pauvre pays nommé : Algérie !