Et pendant ce temps-là, il y a plus de 190 détenus politiques en Algérie

2
1044

Au moment où les polémiques s’enchaînent sur les conditions absurdes de l’ouverture partielle des frontières aériennes du pays, les droits civiques les plus élémentaires continuent d’être réprimés et violés massivement par les autorités algériennes. Et depuis ce lundi 31 mai, l’Algérie compte officiellement plus de 190 détenus politiques incarcérés arbitrairement en raison de leurs opinions divergentes avec le pouvoir en place. Cette liste des détenus d’opinion s’allonge chaque jour et le décompte sinistre nous apprend que quotidiennement, des arrestations sont opérées par les services de sécurité et suivies par de nouvelles incarcérations arbitraires. 

La situation actuelle en Algérie est vraiment très préoccupante. N’importe qui peut être arrêté et à n’importe quel moment on peut être emprisonné en Algérie. « Le régime a intensifié sa politique répressive contre le hirak. Nous assistons récemment à des tentatives d’intimidation ciblant des militants qui sont le cœur battant du hirak. Nous devons tous dénoncer ces pratiques qui constituent une dérive. Il n’y a pas plus dangereux que les atteintes à la dignité humaine », s’est alarmé à ce propos l’avocat Me Abdeghani Badi, lors d’une conférence de presse, animée la semaine passée au siège de SOS-Disparus.

« La justice est impliquée dans la confiscation des droits fondamentaux des citoyens, garantis par la Constitution. Le hirak est criminalisé alors qu’il est consacré par la Constitution », a-t-il encore dénoncé en faisant part de ses vives craintes sur l’avenir des libertés publiques en Algérie.

L’ex-président de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH), maître  Mustapha Bouchachi n’a pas caché aussi son angoisse face à la dégradation continue de la situation des droits de l’homme. « Nous enregistrons de graves violations à huis clos des droits des citoyens ces deux dernières semaines », a-t-il fustigé lors de la même conférence de presse, évoquant des arrestations «arbitraires» de citoyens, parfois en pleine rue à Alger, alors que les habitants de Kabylie sont presque interdits d’accéder à la capitale, notamment le jour des manifestations hebdomadaires, et arrêtés de manière «discriminatoire». « Les arrestations, opérées par les forces de l’ordre, sur ordre du régime, sont illégales », avait expliqué ce célèbre avocat qui a lancé un véritable cri de détresse pour appeler au sauvetage des libertés publiques ou individuelles en Algérie.

 

 

2 COMMENTS

  1. Et on s’étonne que plus aucune société étrangère ne vienne investir dans ce pays pendant que celles déjà établies cherchent à fuir. Les grabataires mafieux sont au pied du mur, ils se défoulent sur peuple en les jetant par fournée en prison. Mais, jusqu’à quand ? Chaque jour qui passe vous dressez le peuple contre vous !
    Rira bien qui rira le dernier !

  2. Entarnou bark… que sait faire ce régime d’incompétents avérés. C’est le même système qui se reproduit depuis le hold-up de l’adipadace de soissandou où le slogan de l’ipok fut bien ‘’Par li pouple i por li pouple’’. A un komissar boulitik on a demandé : ki çavidir ‘’Par li pouple i por li pouple ?’’ … Il répond : ça vidir l’adipadace porno, porvo, portoss, citadir pas d’ixclou. Alors tout l’monde a crié : Vive l’adipadace !
    Portan … kicipasse dipui ?
    Une chose est sûre, c’est un pays qui a été mené magistralement à la ruine, une prison à ciel ouvert à défaut d’être un musée à ciel ouvert au vu de sa richesse historique, c’est quand même pas un ignorant comme Bengrina qui a des qualifications pour chevaucher le patrimoine mémoriel et matériel du pays. Ils sont combien de Bengrina, d’Aribi, de Naïma la coiffeuse, de sénateur Benzaim, de Ghyoulallah qui squattent les instances taiwan aux frais du contribuable, juste pour dire An3am sidi aux voraces grabataires ?
    Que savent-ils faire d’autre que d’assumer leurs rôles de heggarines avec des lois fantoches taillées sur mesure pour oppresser et réprimer toute contestation.
    L’Algérie Nouvelle est taillée sur mesure et comme jamais auparavant pour une dictature assumée contre vents et marées et sa chute ne sera que plus fracassante. Une chute qui fera un tel bruit qui affolera tous les sismographes de la planète.