Voici « les motifs impérieux » imposés par les autorités françaises pour entrer en France ou en sortir depuis ce dimanche

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Attention, les ressortissants algériens résidant en France ou les binationaux franco-algériens doivent se soumettre à partir de ce dimanche 31 janvier à nouvelle réglementation qui régit les sorties et les entrées sur le territoire français. A partir de ce 31 janvier 2021, il faut justifier « certains impérieux » pour pouvoir se déplacer de la France vers l’étranger ou pour revenir sur le territoire français depuis l’étranger.

Ces nouvelles mesures font suite à l’annonce faite par le Premier-ministre français Jean Castex qui a annoncé vendredi soir une série de nouvelles restrictions, notamment la fermeture des frontières aux pays hors UE, pour freiner la propagation de l’épidémie de coronavirus en espérant ”éviter un nouveau confinement”. Le chef du gouvernement français a ainsi annoncé la fermeture à partir de ce dimanche 31 janvier à minuit des frontières aux pays extérieurs à l’Union européenne, “sauf motif impérieux”.

Le Secrétaire d’Etat français chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie, Jean-Baptiste Lemoyne, a publié sur son compte Twitter la liste officielle de ces « motifs impérieux » auxquels doivent se conformer les voyageurs étrangers ou français souhaitant entrer en France ou en sortir. Il y les motifs d’impérieux d’ordre personnel ou familial, les motifs impérieux de santé ou les motifs impérieux professionnels comme le montre ce document rendu public par Jean-Baptiste Lemoyne.

 

Il est à signaler, par ailleurs, que les voyageurs français comme étrangers doivent télécharger les nouvelles attestations de déplacement ici, en fonction de si vous êtes en provenance d’un pays de l’espace européenen provenance du Royaume-Unien provenance d’un pays extérieur à l’espace européen à l’exception du Royaume-Uni ou pour une sortie du territoire national.

Signalons enfin que ces nouvelles mesures toucheront énormément les ressortissants algériens établis en France ou les binationaux franco-algériens qui sont nombreux à tenter de quitter le territoire français pour revoir leurs parents ou proches en Algérie à cause de la fermeture des frontières du pays depuis le mois de mars 2020. Il faut savoir que depuis la mise en place du programme d’Air Algérie des vols spéciaux de rapatriement le 23 décembre dernier, un programme remanié et bousculé depuis le 10 janvier dernier où seuls deux vols spéciaux ont été autorisés depuis Paris vers Alger. Et depuis le 18 janvier dernier, la compagnie aérienne nationale Air Algérie a ajouté un 3e vol quotidien depuis Paris dans le cadre de l’opération de rapatriement des ressortissants algériens désireux de revenir en Algérie.

Aujourd’hui, les nouvelles mesures annoncées par les autorités françaises vont certainement remettre en cause le fonctionnement de ces 3 vols spéciaux quotidiens. Air Algérie ne s’est toujours pas exprimée sur ce sujet pour annoncer la réadaption de ces vols de rapatriement aux nouvelles exigences des autorités françaises. Le maintien de ces trois vols n’est même pas encore garanti. De son côté, Air France a annoncé qu’elle procédera à des changements de ces vols depuis l’étranger d’ici 48 heures en prenant en compte les nouvelles mesures imposées par les autorités françaises ce dimanche 31 janvier. Air France déploie chaque jour un vol spécial pour rallier Alger depuis Paris. D’ici 48 heures, Air France indiquera les changements opérés au niveau de ce vol pour se conformer aux « motifs impériaux » décidés par le gouvernement français.

Soulignons enfin que depuis le 19 janvier dernier, près de 1000 voyageurs quittent quotidiennement la France pour rejoindre l’Algérie. Ces ressortissants algériens ou binationaux établis en France doivent, désormais, prendre leurs précautions pour se conformer aux « motifs impérieux » imposés par les autorités françaises. Quant aux compagnies aériennes qui embarqueront des voyageurs ne respectant les nouvelles consignes fixées par le gouvernement de Jean Castex, elles se verront imposer des sanctions financières qui peuvent aller jusqu’à 1000 euros par voyageur, assurent plusieurs sources françaises « officieuses » en attendant des annonces officielles dans ce sens par les autorités de la Direction Générale de l’Aviation Civile en France.