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mercredi, février 1, 2023

Sous-développement : un nouveau rapport mondial démontre et explique pourquoi l’Algérie a stagné, voire reculé dans plusieurs domaines en 2021

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Le bilan 2021 pour l’Algérie est plutôt décevant, voire sinistre dans plusieurs domaines stratégiques et vitaux pour libérer le pays du sous-développement. En dépit des annonces théoriques et promesses, sans lendemain, des dirigeants algériens, l’Algérie a énormément stagné au niveau de la création de richesses et de la prospérité au service de sa population. Pis encore, elle a reculé dans des catégories très importantes pour assurer son développement socio-économique. Un prestigieux rapport mondial vient d’être rendu public et confirme ce constat d’échec pour les dirigeants et hauts responsables du régime Tebboune. 

Ce rapport mondial este la 15ème édition de l’Indice de prospérité 2021, fraîchement publiée, sur la base de l’évaluation de douze critères, dont la sécurité, la liberté personnelle, la gouvernance, le climat de l’investissement, l’infrastructure, l’éducation, la santé. Ce rapport mondial est établi par le le Legatum Institute, un think-tank indépendant basé à Londres et financé par le fonds international d’investissement Legatum basé à Dubai, a publié le 16 novembre l’édition 2020 de son « Prosperity index report ». Ce classement permet de comparer les performances relatives de chaque pays en termes de prospérité globale, qui se base sur 12 piliers tels que la santé, l’éducation et le capital social, ainsi que les 66 éléments au sein des piliers.

Les éléments ont été établis pour représenter des domaines politiques clés, tels que la protection des investisseurs, l’éducation, l’intégrité du gouvernement et la pollution de l’air, pour aider à faciliter une action plus ciblée. “La vraie prospérité signifie que chacun, quelle que soit l’obscurité des jours, a la possibilité et la responsabilité de réaliser son potentiel et de jouer son rôle dans le renforcement de ses communautés et de ses nations. Les nations prospères sont fondées sur la confiance et le respect.” souligne le rapport.

Un rapport prestigieux considéré comme une référence mondiale qui éclaire les évolutions de la majorité des pays de la planète en raison de sa méthodologie très savante. En effet, cet indice mondial est basé sur au moins 104 variables différentes analysées dans 167 pays à travers le monde. Les sources de ses données incluent des organismes mondiaux prestigieux comme Gallup World Poll , World Development Indicators , Union internationale des télécommunications, Fragile States Index , Worldwide Governance Indicators , Freedom House, Organisation mondiale de la santé , World Values ​​Survey , Amnesty International , Center for Systemic Peace, etc.. Les 104 variables sont regroupées en 9 sous-indices qui sont configurés harmonieusement selon des études analytiques.

Les 9 sous-index sont: Qualité économique, Environnement de travail, Gouvernance, Éducation, Santé, sûreté, Liberté individuelle, Capital social et Environnement naturel. Par exemple, la liberté personnelle comprend la liberté d’expression et de religion, la tolérance nationale à l’égard des immigrants et des minorités ethniques et raciales. Le sous-indice du capital social comprend le pourcentage de citoyens qui font du bénévolat, donnent à des œuvres de bienfaisance, aident des étrangers et pensent pouvoir compter sur leur famille et leurs amis.

Oxford Analytica a contribué au développement précoce de l’indice de prospérité et a contribué à façonner la méthodologie. Il faut savoir que l’Oxford Analytica est une société de conseil internationale fournissant une analyse stratégique des événements mondiaux. Il a été fondé en 1975 par David Young , un employé américain du Conseil national de sécurité sous l’administration Nixon. Les clients d’Oxford Analytica sont des gouvernements, des institutions internationales et des organismes du secteur public, ainsi que des institutions financières, des entreprises et d’autres organisations du secteur privé.

Depuis 2020, l’indice de prospérité des pays a privilégié 12 critères, à savoir la sécurité, la liberté des personnes, la gouvernance, le capital social, le climat d’investissement, la situation des entreprises, l’accès au marché et à l’infrastructure, la qualité économique, les conditions de vie, la santé, l’éducation et l’environnement.

Les notes et les données du The Legatum Prosperity Index nous permettent de dresser ainsi un portrait précis, approfondi et détaillé des performances, ou mauvaises performances, de notre pays dans les secteurs-clés qui font la prospérité, la richesse et la puissance d’un pays.

Et force est de constater à ce propos que pour l’année 2021, l’Algérie a totalement stagné. L’Algérie pointe à la 107e place sur un total de 167 pays, dans le tout dernier classement global de l’indice de prospérité (The Legatum Prosperity Index). Par rapport à 2020, l’Algérie progresse uniquement d’une minuscule petite… place.

Et comme en 2020, l’Algérie enregistre de très mauvaises notes et évaluations dans les principales catégories constituant la prospérité d’un pays. En 2020, notre pas se positionnait à la 142e place en matière de liberté des personnes. En 2021, l’Algérie a progressé très légèrement puisqu’elle se retrouve à 136e place. Cela signifie que notre pays fait toujours partie 31 pays les moins libres à travers le monde ! Comme en 2020, cette mauvaise note s’explique surtout par les arrestations des militants pacifiques du Hirak et la répression des libertés publiques qui continue d’atteindre des seuils alarmants depuis 2020.

D’autre part, en 2020, l’Algérie s’est classée également à la 134e place quant à la qualité économique et à l’environnement de l’investissement. En 2021, ce classement n’a pas changé d’un iota et l’Algérie est demeurée  parmi les 33 pays les moins qualifiés au monde pour le développement des investissements. Ce qui constitue un terrifiant frein au développement du pays.

En 2020, l’Algérie avait pointe aussi à la 115e position sur le plan de la gouvernance et à la 102e place pour ce qui est de l’accès au marché et à l’infrastructure. En 2021, l’Algérie a enregistré une avancée très très légère dans ces catégories névralgiques pour la stabilité et la prospérité d’un pays. Et pour cause, en matière de gouvernance, elle a gagné seulement une place en se hissant à la 114e position et concernant l’accès au marché et à l’infrastructure, elle a grignoté 4 places en se hissant à la 98e position sur 167 pays. Ce qui n’est guère une performance digne pour un pays comme l’Algérie doté d’un potentiel aussi prometteur.

Comme en 2020, la seule bonne note de l’Algérie concerne la gestion de la sécurité puisqu’elle arrive à la 58e place en 2021 alors qu’elle était classée 53e en 2020. Avec ses services de sécurité hyper-développés, l’Algérie demeure généralement bien sécurisés.

Mais ce n’est pas suffisant pour propulser le pays sur la voie du développement. Et pour cause, en matière de conditions de vie, l’Algérie a régressé légèrement puisqu’elle est passée de la 71e place en 2020 à la 74e place en 2021. A quoi ça sert de vivre dans un pays sécurisé si les conditions de vie demeurent déplorables et sinistres ? Les dirigeants algériens devraient s’attaquer sérieusement à cette question.

Soulignons enfin que l’Algérie a stagné aussi dans les catégories de l’éducation où elle est classée  au 84e rang en 2021 alors qu’elle occupait la 81e rang en 2020, et de la Santé où elle a gagné seulement deux petites places en se hissant en 2021 à la 81e position alors qu’en 2020, l’Algérie était classée à la 83e position. Il convient de reconnaître en dernier lieu que le rapport du Legatum Institute résume parfaitement la situation actuelle de l’Algérie et les problèmes dont elle souffre cruellement et quotidiennement dans sa marche vers le développement. Le régime algérien mise uniquement sur la sécurité pour assurer son maintien, mais néglige totalement les autres aspects fondamentaux de la bonne gouvernance du pays. La voila la véritable cause du sous-développement de notre chère Algérie.

 

 

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5 COMMENTS

  1. Ho le spécialiste de la zamara, tu doits travailler dans un Bordel , comme ça tu nous jouerais ta zmara d’une autre façon. Tu oublies que tes copains qui sont a 80 o/o en prison et que même s’il reste à peut près 20o/o qui détient le pouvoir ont ruiné le pays et qui continue ,et c’est grâce au hiraq qu’il y a ce bouleversement , tes amis y a zmamra ont rempli les banques de Doubai et de Fafa , comment veux-tu que le pays reste debout , alors avant de critiquer l’Algérie , regardez vous toi et tes amis devant un miroir et vous verrez vos gueules ,moi a votre place je me tais. Tu es comme celui qui dit je suis un salopard mais avant qu’ils me critiquent je commence à les critiqué, tu essaies de cacher le soleil avec tamis. Pauvre de toi , essaye de te poser la question et demande toi qui était en Algérie en bonne place qu’est ce que tu fais ici et pourquoi , si tu étais bien en Algérie est honnête tu ne serais pas ici loin de ta famille a supporté les insultes de Zemmour et de Me le Pen, mais ton visage est comme une semelle de chaussure.

  2. Le pouvoir, aux mains des mêmes prédateurs incultes, illégitimes, depuis 1962, n’a pas cessé de s’entourer de couches successives de courtisans aussi opportunistes, les unes que les autres. Le pouvoir despotique qui ruisselle depuis 1962
    a achevé de généraliser la corruption à ciel ouvert, notamment durant les années de vaches grasses. En témoignent la nature (lingots d’or) des pourboires qui arrosaient la nomenklotura dans un climat de liesse naturelle. Personne ne trouvait rien à redire ! En dehors d’avoir jeté ouyahia en pâture pour solde de tout compte !
    D’ailleurs, pourquoi avoir étouffé cette affaire et bien d’autres affaires encore ?
    Et, d’autre part, pourquoi s’en prendre au Hirak qui a eu le mérite de faire chuter « le mal absolu désigné opportunément » qu’est boutesrika, s’il ne s’agissait que d’une branche morte, comme toutes les autres avant lui ?
    N’ayant pas peur de dire que le mal est toujours là et arrêtons de noyer le poisson pour sauver sa propre mise et faire comme si de rien n’était, en regardant ailleurs !