Mort tragique de 2 jeunes harragas à l’aéroport d’Alger : Des auditions et présentations dés dimanche prochain au tribunal de Dar El-Beida

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Le dossier de la mort tragique de deux jeunes harragas algériens à l’aéroport international d’Alger va être sérieusement étudié par la Justice algérienne à partir de dimanche 12 juin prochain, a-t-on pu confirmer auprès de plusieurs sources judiciaires. Les présentations de plusieurs personnes interviendront dés dimanche prochain devant le parquet du tribunal de Dar El-Beida à Alger. Plusieurs auditions sont également prévues à partir de dimanche prochain et les magistrats ont adressé des convocations à plusieurs membres de l’entourage des jeunes décédés dans des conditions horribles au niveau d’un train d’atterrissage d’un avion d’Air Algérie stationné sur le tarmac de l’aéroport international d’Alger.

Mais force est de constater que pour le moment, le travail de la Justice algérienne ne suscite guère l’enthousiasme des proches des jeunes harragas décédés. Et pour cause, si  quatre (4) mis en cause dans l’accident qui a couté la vie à deux jeunes à l’aéroport international Houari Boumediene ont été arrêtés et placés en garde à vue depuis le 7 juin dernier, il s’agirait selon nos sources de 4 agents manutentionnaires travaillant au niveau de l’aéroport international d’Alger, les services de sécurité ont procédé aussi à l’arrestation musclée de deux jeunes issus de l’entourage familial de l’un des harragas ayant perdu la vie dans ce drame.

Il s’agit de Medjadji M. et Belkheir. S, âgés respectivement de 19 ans à 20 ans. Originaires de la localité de Hammadi dans la wilaya de Boumerdès, ces jeunes sont le cousin et l’ami de Brahim Bacha, coiffeur de profession établi à Hammadi et l’un des deux harragas décédés à l’aéroport d’Alger. La Police algérienne accuse ces deux jeunes personnes d’avoir manipulé, incité et entraîné les deux victimes dans un fatal projet de harga qui a abouti à un drame ayant secoué l’ensemble de l’opinion publique nationale en Algérie.

Toutefois, ces arrestations et accusations ont été jugées excessives et injustifiées par l’entourage familial du défunt Brahim Bacha. Les parents du défunt harraga ont estimé, selon nos sources, que les deux jeunes incriminés par la Police n’ont joué aucun rôle déterminant dans la harga orchestrée dans des circonstances tragiques par les deux défunts harragas.

Il est à signaler enfin que pour le moment, aucun haut responsable de la DGSN ayant été sanctionné et relevé de ses fonctions pour avoir failli dans sa mission dans ce dossier sensible n’a été convoqué ou inculpé par la Justice algérienne. Une attitude intrigante qui a soulevé les critiques et la colère des familles des défunts jeunes harragas.