Confidentiel. Très en colère, Tebboune demande à Farid Zineddine Bencheïkh de « nettoyer » profondément la DGSN

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Le Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, est profondément en colère contre la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), à savoir la Police algérienne. Preuve en est, il a poussé un coup de gueule contre le patron de la DGSN, Farid Zineddine Bencheïkh, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Tebboune a même instruit, sur un ton sévère, Farid Zineddine Bencheïkh de procéder à un « nettoyage » profond de la DGSN et de tous les services qui lui sont rattachés. Des changements importants devront ainsi se produire au sein de la Police algérienne d’ici le mois de juillet prochain, a-t-on pu encore confirmer au cours de nos investigations. 

« Débarrasses-moi de tous les corrompus et incompétents que tu as ramené », aurait ainsi parlé Abdelmadjid Tebboune à Farid Zineddine Bencheikh le 7 juin dernier à la veille du limogeage de pas moins de 9 hauts responsables de la DGSN à la suite du tragique accident qui a couté la vie à deux jeunes harragas algériens à l’aéroport international d’Alger Houari Boumediene.

Cette sévère mise au point de Tebboune adressée au patron de la DGSN devra être aboutir prochainement à un important mouvement au sein du corps des Chefs de sûreté de wilayas, a-t-on pu confirmer auprès de nos sources. Plusieurs commissaires divisionnaires ou chefs de la Police dans des wilayas clés et stratégiques seront remplacés et changés d’ici le mois de juillet prochain. Par ailleurs, des changements importants seront décidés également au sein des Renseignements Généraux relevant de la DGSN, un service qui suscite la controverse depuis plusieurs mois en raison de son impuissance et incapacité avérée à anticiper diverses menaces contre la sécurité publique à l’image de l’intrusion inédite au sein du périmètre de sécurité de l’aéroport international d’Alger de candidats infortunés à l’émigration clandestine.

Nos sources attestent enfin qu’une vaste enquête interne a été réclamée par la Présidence algérienne pour évaluer le bilan de plusieurs chefs d’unités et directeurs centraux au sein de la DGSN à la lumière des incohérences relevées dans le traitement de la Police algérienne de plusieurs récents dossiers sécuritaires classés très sensibles.

Pour rappel, à la suite de la mort cruelle de deux harragas dans un train d’atterrissage d’un avion d’Air Algérie stationné sur le tarmac de l’aéroport international d’Alger, la Présidence algérienne a décidé le 8 janvier dernier de procéder à la suspension administrative de neuf (9) responsables à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et à l’aéroport Houari Boumediene. Il s’agit du : directeur de la police aux frontières, la sous-directrice des frontières aériennes, le sous-directeur de la sécurité de l’aéroport, un chef de brigade de sécurité, et le commissaire de police chargé du contrôle aérien, du responsable de la salle de contrôle vidéo relevant de la section de la Police aux frontières à l’aéroport Houari Boumediene, un chef de service de la même section, le commissaire principal de police chargé de la technique de sécurité au sein de l’aéroport et du contrôle des alentours, ainsi que l’inspecteur de police chargé de la permanence au niveau de l’aéroport. Ces 9 hauts responsables de la DGSN ont été suspendus et renvoyés aussi devant la commission disciplinaire « en attendant le parachèvement de l’enquête préliminaire prévue par la loi dans le cadre des dispositions du Code de procédure pénale et leur présentation devant le procureur de la République territorialement compétent », avait indiqué à ce propos un communiqué de la Présidence de la République.