Maladies non transmissibles, Accès à Internet : les principales causes de la précarité des conditions de vie des Algériens

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En dépit des richesses de son sous-sol et de ses atouts précieux, plusieurs maux et fléaux génèrent de la précarité et rendent les conditions de vie des Algériennes et Algériens très difficiles. Le dernier Rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie qui a été réalisé par la Banque Mondiale apporte un précieux éclairage concernant les principales causes qui compliquent au quotidien les conditions de vie de la population algérienne. 

D’abord la santé où les Algériennes et les Algériens sont grandement menacées par les  maladies non transmissibles (MNT). A ce sujet, le dernier rapport de la Banque Mondiale relève que  « les maladies non transmissibles sont un sujet de préoccupation croissant » en Algérie.

« Le taux de mortalité des moins de 5 ans en Algérie a diminué, mais la mortalité infantile dans la région Sud est bien supérieure au niveau national », indique le même document lequel note que « le pays a fait des progrès dans la réduction de la malnutrition, mais la prévalence des MNT a augmenté, et les ménages sont aujourd’hui plus nombreux à compter au moins un membre âgé de 15 ans ou plus atteint d’une maladie chronique ».

« La mortalité des moins de 5 ans a diminué partout, mais les différences restent importantes selon les régions, les zones et les quantiles de richesse. La malnutrition infantile a elle aussi diminué de deux points de pourcentage au niveau national, mais cette amélioration est moins visible dans les zones rurales », lit-on dans encore le rapport.

« Cependant, la prévalence globale des MNT s’est aggravée, avec 52 % des ménages déclarant compter au moins une personne atteinte d’une maladie chronique », relèvent également les experts de la Banque Mondiale. Ces derniers précisent que « les personnes vivant dans les zones urbaines souffrent davantage de MNT (55 %) que dans les zones rurales (47 %). Les principaux facteurs d’aggravation des MNT sont l’hypertension artérielle et le diabète, qui ont augmenté de 5 et 6 points de pourcentage, respectivement », nous apprend ainsi cette source qui met en garde contre l’impact préjudiciable sur la qualité de vie et les conditions de vie de la population algérienne de ces MNT.

La Banque Mondiale reconnaît, néanmoins, que les conditions de vie se sont améliorées en Algérie notamment durant la période allant de 2013 allant jusqu’à 2019. Cependant, elle observe que la connectivité reste à la traîne dans notre pays.

« Le taux de possession d’une voiture a augmenté, et les Algériens vivent aujourd’hui dans des logements moins exigus, mais la connectivité Internet reste toujours à la traîne. Le taux de possession d’une voiture s’est amélioré au fil des ans : 44 % des ménages algériens possédaient une voiture en 2019 contre 37 % en 2013, avec une certaine différence entre les zones rurales et urbaines. Les ménages algériens ont également amélioré leurs conditions de vie, le nombre moyen de personnes par chambre passant de 2,8 à 2,4 », détaille le même rapport de la Banque Mondiale.

« L’accès à Internet reste un problème, malgré quelques améliorations récentes. En effet, seulement 26 % des ménages avaient accès à Internet à domicile en 2019. L’accès à Internet diffère selon les régions, et celle affichant le plus haut niveau d’accès est le Nord-Centre (31 %) et celles enregistrant le plus bas niveau sont le Hauts plateaux-Centre et les Hauts plateaux-Ouest (19 %) », déplore ainsi la Banque Mondiale qui révèle des données indiquant clairement que « L’accès à Internet est en outre très inégalement réparti entre les quintiles de richesse, les 40 % des ménages les moins riches n’ayant pratiquement aucun accès à Internet à la maison tandis que 88 % des ménages du quintile supérieur en sont équipés ».

C’est dire enfin que de nombreuses inégalités persistent encore et toujours en Algérie. Et ces écarts provoquent un impressionnant fossé entre les Algériens les séparant ainsi en plusieurs catégories sociales marquées par des revenus qui divergent d’une région à une autre déséquilibrant entièrement l’ordre social du pays.

6 COMMENTS

  1. Le Directeur de la B.Mondiale vient de déclarer que le rapport lancé contre l’Algérie est faux et que ce rapport à été établie par quelqu’un qui c’est fait passer pour la B.M et qu’une enquête a été faite pour poursuivre cette ou ces personnes qui ont écrit ce rapport, mais le hic c’est que ce rapport à dit toute la vérité , alors le pouvoir pour prendre en leçon cette affaire il s’est mis sur une tempête très agité.

  2. Ya si Saber,
    Il n’y a aucun communiqué de la banque mondiale ou de son directeur. Le rapport est bel et bien juste. C’est l’APS et le site du criminel Nezzar qui à allumé un contre feu comme toujours.
    De toutes les façons a t’on besoin de la banque mondiale ou du FMI ou de âmar bouzouar pour savoir que l’économie Algérienne est en faillite. Il n’y a que ceux qui n’ont pas de famille en Algérie qui feignent de croire que tout va bien.

  3. L’APS a raison ! Il n’y a pas plus riches que les Algeriens ! Pétrole – Gaz…💰💰💲💵💵💵 €€€€€
    D’ailleurs, depuis des décennies les Algeriens et aujourd’hui les harragas, émigrent, mais c’est uniquement pour connaître la Pauvreté des pays du Nord !