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lundi, février 6, 2023

L’interdiction de survol de l’Algérie a coûté à l’Armée de l’Air française « des surcoûts de plusieurs millions d’euros »

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Depuis le 3 octobre dernier, l’Algérie a décidé d’interdire l’accès de son espace aérien aux avions militaires français se rendant au Sahel, en réaction à des propos jugés très hostiles contre le régime algérien tenus par le président français Emmanuel Macron. Cette décision des autorités algériennes a troublé l’organisation des forces armées françaises, reconnaissent des généraux hauts placés au sein de l’Etat-Major des Armées de France.

Lors de plusieurs auditions parlementaires menées par les députés français, les généraux de l’Armée française ont reconnu que la décision algérienne a évidemment impact sur les opérations françaises au Sahel car les avions de transport de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] sont obligés de contourner l’Algérie. Ce qui allonge le temps de vol… et accroît la consommation de kérosène.

« Aujourd’hui, la durée de chaque rotation vers la bande sahélo-saharienne est rallongée de 2 heures à 2 heures 30. Pour conserver la charge utile offerte par les A400M, nous procédons à une escale à Dakar », a expliqué le général Stéphane Mille, le chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAAE], en réponse à une question posée par le Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, rapporte diverses sources médiatiques françaises notamment des sites spécialisés dans l’information liée à la Défense et les opérations militaires.

« À ce jour, j’évalue à plusieurs millions d’euros le surcoût de ces adaptations de trajectoire », a encore affirmé le général Mille, sans préciser le montant exact de la facture.

« L’an passé, les surcoûts de l’opération Barkhane avaient été évalués à 911 millions d’euros, en raison notamment des renforts envoyés au Sahel après le sommet de Pau [13 janvier 2020]. Cette année, aucune estimation n’a été communiquée à la faveur des auditions parlementaires de la ministre des Armées, Florence Parly, et du général Burkhard, le chef d’état-major des armées [CEMA] », souligne à ce propos le site spécialisé Zone Militaire, l’un des médias les plus crédibles dans l’actualité liée à la Défense et la Sécurité en France.

« Quoi qu’il en soit, cette interdiction du survol de l’Algérie faite aux avions militaires français va-t-elle durer ? », s’interroge encore la même source qui croit savoir que la facture imposée par l’interdiction du survol du territoire algérien aux forces armées françaises risque d’aggraver dangereusement les surcoûts financiers de l’intervention française au Sahel.

Soulignons enfin que le 26 novembre dernier, le président  Abdelmadjid Tebboune, a laissé entendre dans une interview diffusée par l’ENTV que les relations entre la France et l’Algérie pourraient revenir à la « normale ».

« Il faut bien que ces relations reviennent à la normale, à condition que l’autre partie [la France] les conçoive sur une base d’égal à égal, sans provocation », a-t-il dit, à la télévision publique. « Nous sommes d’accord pour qu’on traite l’un avec l’autre pour ne pas nuire aux intérêts de chaque partie, mais nous n’accepterons pas qu’on nous impose quoi que ce soit », a-t-il ajouté.

 

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3 COMMENTS

  1. Ne t’inquiètes pas y a samamra la France est riche, en plus elle va récupérer sur tout ce qu’elle vend a l’Algérie, ils savent comment s’en sortir ,ce n’est pas comme les nôtres qui jette l’argent par les fenêtres sans calcul, les nôtres augmentent les prix sur le consommateur et offre au Niger, la lybie, le Mali et autres juste pour le prestige personnel.

  2. Le coût dévastateur est ailleurs: le pouvoir algérien a montré à toutes les chancellerie qu’il n’est pas fiable à fortiori en pleine lutte anti-terroriste. Et cela sur un paramètre qui sera pris en compte dans toute relation future même apaisée.
    Un partenaire versatile et imprévisible, c’est ce qui se fait de pire en terme de crédibilité diplomatique. Ajoutons-y le soutien de notoriété publique maintenant du DRS algérien au terroriste touareg Iyad Ag Ghali. Lire les analyses du Monde (M. Filliu) et du Canard Enchaîné sur ce sujet. Iyad Ag Ghalli avait été localisé par les services français dans un hopital… à Tamanrasset. Ils ont commis la naïveté de prevenir le DRS algérien pour le neutraliser… et ces derniers l’ont… exfiltré!!! En clair ce terroriste était soigné sous protection des services algériens…
    https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2018/10/21/pourquoi-lalgerie-protege-le-pire-jihadiste-du-sahel/

  3. @u mokoko désaxé
    Question de fiabilité, c’est vrai, il n’y a que le Zetlaland de Homo6 qui assure la fourniture autant que la fourguiture des tonnes de cannabis à l’étranger qui représentent 25% de son PIB.
    Comme t’a précisé mouloud, tu devrais plutôt aller manifester avec tes concitoyens qui en ont long à dire à ton Haroun El Poussah le Bouffi 6 et son majordome chambellan Azoulay.
    Casse-toi connard !