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jeudi, février 9, 2023

Leur nombre a dépassé les 310 personnes : les détenus politiques et d’opinion, les grandes oubliés de l’Algérie de 2021

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Ils ont été les grands oubliés de cette année 2021. Les détenus politiques ou les détenus d’opinion croupissent encore dans de nombreuses prisons algériennes dans l’indifférence générale de leurs compatriotes et font l’objet d’un acharnement abject de la part  des autorités sécuritaires et judiciaires. Et leur nombre ne cesse d’augmenter de jour en jour. Jusqu’à ce lundi 20 décembre, plus de 310 détenus d’opinion sont incarcérés pour leurs opinions et leur militantisme purement pacifique. 

Ces détenus politiques demeureront toujours une tâche noire dans l’histoire contemporaine de l’Algérie. Parmi ces détenus, nous retrouvons de nombreuses figures emblématiques du Hirak qui paient le prix fort de leur engagement pacifique en faveur d’une autre Algérie que celle de la dictature et des institutions illégitimes. Nous pouvons citer à ce propos Brahim Laalami qui est incarcéré depuis le 4 juillet 2021 à la suite de sa tentative malheureuse de fuir illégalement le pays pour rallier l’Europe où il espérait retrouver la liberté loin des arrestations musclées, des procès expéditifs et des violences policières dans les commissariats.

Nous pouvons citer également le triste sort de l’avocat des prisonniers du Hirak le malheureux Abderraouf Arslane qui est croupit en prison à Tébessa depuis le 26-05-2021. Nous retrouvons au sein de ces détenus d’opinion des enseignants, des avocats, des ingénieurs et même de simples étudiants brisés à la fleur de l’âge et incarcérés pour de simples commentaires sur les réseaux sociaux à l’image de Zakaria Metidji ou Adel Bensaada incarcérés à Alger depuis début avril 2021. Certaines personnalités politiques qui ne voulaient pas plier face au diktat du pouvoir algérien en refusant de changer de discours et de renoncer à la cause du Hirak ont été aussi emprisonnées sans aucun ménagement à l’image du secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Ghares, qui est incarcéré depuis le 1er juillet dernier pour ses simples et honnêtes opinions politiques.

Tous ces détenus d’opinion ont passé des fêtes religieuses et nationales au cours de l’année 2021 dans leurs cellules infectes et inhospitalières. Ils passeront, malheureusement, de l’année 2021 vers l’année 2022 en étant maintenus encore et toujours en détention, une détention plus que jamais arbitraire. Qui va se souvenir de leurs sacrifices ? Qui va se mobilier pour obtenir leur réhabilitation ?

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3 COMMENTS

  1. Ce pouvoir de despotes est le régime le plus criminel depuis les sombres années du règne dictatorial de Boukharouba et ses sbires assassins de Khider, Krim et tant d’autres. LAnjiri Novile des grabataires et autres alcoolos fonce dans le tas sans répit et sans distinction. La Kabylie est particulièrement outrageusement visée par les dépassements et l’arbitraire du pouvoir mafieux. Ils croient qu’avec leurs dérives et oppression sauvage ils vont finir par abattre la résistance opiniâtre du peuple. Or, sachant qu’ils sont de mauvais élèves, ils vont persister dans leurs dérives arbitraires jusqu’au jour où la déferlante populaire les emportera. Leur jour viendra, ils ne pourront jamais venir à bout de la volonté populaire, l’Histoire l’a prouvé. Pendant ce temps-là on s’en prend à de pauvres innocents dont le seul crime est d’avoir une opinion qui ne concorde pas avec les desiderata des génézéros et de l’alcoolo-potiche de la Casa d’El Mouradia, qui ne maîtrise rien, qui parle un langage de quidam de café maure.
    La mère de Abdenour Abdesselam, écrivain et chercheur en linguistique, militant des causes juste et des libertés citoyennes, jeté en prison comme un vulgaire malfrat, vient de témoigner publiquement en décapant les tenants du pouvoir de l’Anjiri Novile, elle leur exhibe en plein face la médaille de combattant de l’ALN de son défunt mari qui a scarifié sa vie comme tous les autres maquisards qui ont donné leur vie pour libérer le pays du colonialisme français.et qui, en fin de compte, échoit entre les mains de flibustiers oppresseurs sans état âme , tricoteurs de lois iniques pour asseoir leur volonté de puissance.
    Ces idiots pensent qu’ils vont venir à bout de la résistance du peuple qui les vomit, comme il vomit sur leurs scrutins, ou crottins de liste. Ils emprisonnent des innocents pendant que tous les coquins profiteurs de la nomenklatura dilapident les fonds publiques quand ils ne sont carrément pas détournés.
    L’Anjiri Novile qui emprisonne des professeurs d’université, des avocats, des journalistes, des écrivains, des étudiants, des hommes politiques de l’opposition, qui interdit les cafés littéraires, qui censure les écrits, les livres, même les dictionnaires, qui décrète en journée officielle une journée de l’imam, ou du caimam, mais pas celle du scientifique etc.
    Et elle reprend en chœur : One , Tozz, Trick …viva l’Anjiri … la Novile of course !