Les Algériens paniquent : l’homme de « la crise des liquidités » et de la chute du dinar est devenu…Premier-ministre !

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Si le départ d’Abdelaziz Djerad a été vécu comme un soulagement par de nombreux Algériens déçus et en colère contre le mauvais bilan du gouvernement en place ces 18 derniers mois, à savoir depuis janvier 2020, la nomination d’Aïmen Benabderrahmane à la tête du futur nouveau gouvernement n’a pas du tout été vécue comme une nouvelle rassurante. Et pour cause, pour les Algériens, le nouveau Premier-ministre est fortement associé à la crise des liquidités bancaires et à la dévaluation du dinar algérien qui a provoqué l’effondrement de leur pouvoir d’achat. 

« L’homme qui a mal géré la crise de liquidités a été nommé Premier-ministre ! » Cette phrase lâché comme un cri de détresse, nous pouvons la retrouver partout sur les réseaux sociaux où de très nombreux internautes algériens ont fait part de leurs exclamations, craintes ou appréhensions concernant ce choix qui ne leur paraît pas du tout judicieux. « Comment un homme qui n’a pas su comment gérer la disponibilité des liquidités bancaires peut gérer les affaires de tout un pays ? », se sont interrogés encore les internautes algériens qui n’approuvent, désormais, pas du tout le choix du Président Abdelmadjid Tebboune lequel a décidé de confier la tâche de gérer les problèmes de l’Algérie dans un contexte très délicat marqué par une terrifiante crise financière à l’ancien… ministre des Finances.

Aymen Benabderrahmane, le sauveur du pays ? Non, loin s’en faut car n’est pas du tout cette perception que les Algériens ont de leur nouveau Premier-ministre. Bien au contraire, Aïmen Benabderrahmane est perçu comme l’homme qui a aggravé les problèmes financiers du pays. Et les Algériens n’ont pas tort à 100 %. C’est effectivement l’ancien ministre des Finances et l’ancien Gouverneur de la Banque d’Algérie en 2019 qui a milité ouvertement pour la dévaluation du dinar algérien dans le cadre de la loi de finances de 2021.

C’est Aïmen Benabderrahmane qui a convaincu la Présidence algérienne d’élaborer une loi de finances 2021 tablant, en effet, sur une dépréciation progressive du dinar sur trois ans : un taux de 142 dinars pour un dollar américain en 2021, 149,71 dinars en 2022 et 156 dinars en 2023 provoquant ainsi un bouleversement majeur du pouvoir d’achat des Algériens sous le prétexte que le dévaluation de la monnaie nationale va augmenter les recettes budgétaires du Trésor Public en ces temps de crise financière et de baisse des revenus en devises du pays. Un argument fallacieux qui n’a aucun fondement économique puisque seule la croissance peut apporter l’équilibre aux caisses du Trésor Public. La baisse de la valeur de la monnaie est un artifice trompeur et dangereux pour la stabilité sociale.

Aïmen Benabderrahmane est également le premier responsable, en sa qualité d’ancien ministre des Finances, de la crise de liquidités qui a frappé de plein fouet l’Algérie depuis le printemps 2020 avec un seuil très alarmant à partir du printemps 2021. Cette crise persiste encore et toujours au niveau des villes de l’intérieur du pays contraignant les banques et notamment les bureaux d’Algérie Poste à imposer un plafond aux retraits en cash pénalisant ainsi grandement les consommateurs algériens qui ne peuvent pas disposer librement de leur propre argent.

Dans les grandes villes du nord, le problème de la crise des liquidités s’est atténué un tant soit peu grâce à plusieurs mesures provisoires comme l’émission d’une nouvelle quantité de la monnaie, une planche-à-billets déguisée, ainsi que l’abaissement de taux de réserve obligatoire de 6 % à 3 %, afin de libérer de la liquidité sur le marché bancaire. Des mesures conjoncturelles n’ont pas traité le mal « par ses racines ». Et jusqu’à aujourd’hui, la situation financière demeure complexe et les perspectives d’avenir sont peu enthousiasmantes car les recettes du pays sont toujours en chute et en baisse. C’est pour cette raison que l’arrivée au Premier-ministère d’Aïmen Benabderrahmane n’est guère une nouvelle rassurante pour de très nombreux algériens.

 

 

6 COMMENTS

  1. Le clan G Salah et chingriha ne voulait pas du 5e mandat de boutef ,ils ont profité du hiraq pour chasser boutef et ses amis , et maintenant ils ont placé leur marionnette comme président de la République en lui signifiant qu’il doit leur obéir, mais ils gardent la même politique de boutef , puisque tous les ministres sont issus du clan de boutef ce qui veut dire que l’Algérie n’est pas sortie de l’auberge et ce n’est pas pour demain ,pauvre Algérie ,elle n’a pas finie de pleurer.

  2. Les algériens paniquent ? Lesquels yal lharki ?
    Tu es leur porte parole ?
    Tu te réjouis du départ de Djerad et tu écris un article pour dire que c’est déjà la cata…
    On sait tous que tu n’as pas digérer la chute du clan Bouteflika et tes parrains…

  3. @Saber
    Au contraire, G. Salah et son clan ont tout fait pour offrir à Boutef un 5è mandat et plus tard, why not, un 6è. C’est pour sauver leur peau face à la déferlante populaire qu’ils ont mordu avec rage la main qui les a si bien nourris. G. Salah, Shangriha et toutes les autres hyènes galonnées ne vivent que pour un seul objectif: garder le pouvoir quel qu’en soit le prix à payer …par le peuple algérien. Tebboune n’est qu’un accessoire de la mécanique qui leur permet de garder le pouvoir ad vitam aeternam. À l’instar de ses prédécesseurs, Tebboune ne sera qu’un dommage collatéral de la lutte sans merci que se livrent les clans qui tiennent réellement les commandes.

  4. @Larnaque
    Mais allez-y expliquer ça à toute l’armée mexicaine de cachiristes, les yeux ronds rougis, à l’idée de recevoir leurs rondelles de cachir. Pour eux, tout ce qui rentre fait ventre ! Peu importe la provenance !