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mercredi, février 1, 2023

Le grand journal espagnol El Pais : « la situation des libertés en Algérie aujourd’hui est encore pire que sous Bouteflika »

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« La situation des libertés est aujourd’hui en Algérie encore pire que sous Bouteflika ». C’est avec ces mots tranchants et précis que le grand quotidien espagnol El Pais a décrit la situation politique qui prévaut en Algérie. Ce 7 juillet, El Pais a publié un long décryptage qui revient sur la régression alarmante de la situation politique en Algérie notamment la répression sans précédent des libertés publiques et des droits civiques. 

Dans ce décryptage, El Pais fait parler plusieurs militants et défenseurs des Droits de l’Homme en Algérie à l’image de Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), le journaliste Khaled Drareni out le jeune journaliste Imad Boubekri, lui-même ancien membre actif de la LADDH lorsqu’elle était dirigée par l’avocat Mustapha Bouchachi.

Ces trois observateurs de l’actualité algérienne ont convenu à l’unanimité que la situation actuelle de l’Algérie est beaucoup plus inquiétante et alarmante qu’à l’époque du déchu Abdelaziz Bouteflika. L’Algérie n’a jamais connu « autant de répression ni autant d’atteintes aux droits humains. Ni sous Buteflika ni sous aucun autre président. C’est une situation inédite », assurent ces trois interlocuteurs dans les colonnes du quotidien El Pais. Le journal espagnol ne manque pas de rappeler également que pas moins de « 304 Algériens croupissent aujourd’hui dans les cachots du système ».

Et le même n’hésite pas à reprendre l’un des tweets de Khaled Drareni dans lequel il est affirmé que « le monde a besoin de savoir qu’en 2021 en Algérie ils ont mis en prison l’un des leaders de l’opposition, Fethi Ghares, chef du parti MDS, pour avoir critiqué le président et le régime ! ! Imaginez Keir Starmer [ leader travailliste ] emprisonné en Angleterre ou Mélenchon en France ou Sanders aux États-Unis ».

El Pais conclut son décryptage en rappelant que « les militants du Hirak réclament une justice indépendante, une nouvelle Constitution et, surtout, un pouvoir civil qui ne soit pas subordonné au commandement militaire ». Fondé en 1976, six mois après la mort de Franco, “Le Pays” est le journal le plus lu en Espagne. Quotidien de centre gauche, il appartient au groupe éditorial espagnol Prisa. À la fin de 2013, elpais.com a lancé deux nouvelles éditions pour ses lecteurs d’Amérique latine, dotées de leurs propres rédactions. La première, El País Brasil, a été développée en portugais pour son lectorat brésilien et dispose d’un site à part entière. La seconde, El País América, offre un contenu différencié pour ses lecteurs du continent américain. Depuis 2020, El País México a également son propre site et sa propre rédaction.

 

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1 COMMENT

  1. Sachant que le pouvoir despotique n’a aucune solution à la régression sociale, à l’indigence économique, à la catastrophe des systèmes hospitalier, éducatif, agricole et environnemental particulièrement, il n’a d’autre alternative que de casser tout mouvement discordant, l’emprisonnement de tout individu dont la voix contredit et s’oppose au discours officiel mafieux et démagogique. Ils pensent qu’avec le règne de la terreur ils vont pérenniser leur mainmise sur le pays, pauvres abrutis qu’ils sont. C’est quand même marrant de voir ces faces de manakoulch se prendre pour des grands seigneurs, alors qu’ils ne sont que de fieffés menteurs, des incapables confirmés, des minets malfaiteurs avérés destructeurs du pays et de ses espérances.
    De leur nullité ne peut s’affirmer que leur volonté de puissance de despotes, avides de pouvoir traficoté.
    Or, un jour c’est dans cette immense prison où ils enferment le peuple qu’ils seront jugés. Le temps ne joue pas et ne se déroule point en leur faveur, ça c’est sûr !