La Présidence algérienne annonce une importante grâce au profit des détenus politiques et d’opinion

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De nombreux détenus politiques et d’opinion devront être graciés à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance qui sera célébré demain 5 juillet partout en Algérie et tout particulièrement à Alger qui abritera une parade militaire présentée par les autorités algériennes comme « grandiose » accompagnées par plusieurs festivités prestigieuses. Selon un communiqué rendu public lundi 4 juillet par la Présidence algérienne, le Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune a décrété des mesures de grâce présidentielle.

Cinq décrets présidentiels ont été signés officiellement ce lundi 4 juillet à cet effet par le chef de l’Etat, explique le communiqué de la Présidence algérienne. Selon les informations communiquées par cette source,  les détenus politiques et d’opinion sont concernés par la grâce présidentielle. Il s’agit des détenus poursuivis et incarcérés pour des faits d’ »attroupement », à savoir dit ceux du Hirak.

La Présidence algérienne a annoncé également des « mesures d’apaisement » en faveur des « jeunes poursuivis pénalement et qui se trouvent en détention provisoire pour avoir commis des faits d’attroupement et des actes inhérents ». Ces mesures devront permettre la remise en liberté de dizaines de détenus d’opinion non encore jugés ou pas condamnés définitivement.

Pour les personnes condamnées définitivement, la Présidence algérienne a tenté de rassurer l’opinion publique concernant leur sort en annonçant une loi spécifique est en préparation « dans le prolongement des lois sur la Rahma et la Concorde civile » et ce, dans le sillage des mesures que prend le président de la République à travers ses consultations avec les représentants de la classe politique et de la société civile », explique la même source.

Selon plusieurs sources sécuritaires et politiques bien introduites au sein du sérail algérien, plusieurs détenus politiques bénéficieront de ces mesures de cette grâce présidentielle. Il s’agirait notamment de l’ex-candidat aux élections présidentielles, le général Ali Ghediri, condamné à quatre (4) ans de prison ferme fin janvier 2022 par la Cour d’Alger, et de l’opposant infatigable Rachid Nekkaz condamné, pour sa part, dimanche dernier à 5 ans de prison ferme. Leur libération aurait été actée par le pouvoir algérien et elle devrait intervenir dans les heures ou les jours à venir, rassurent enfin nos sources.