Exclusif. Sonatrach : le constat accablant de l’Assemblée générale sur la mauvaise gestion du poumon économique de l’Algérie

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Le dimanche 27 décembre dernier, les membres de l’Assemblée Générale de Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures, se sont réunis pour dresser un constat accablant et amer sur les résultats de l’exercice 2020. Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, et les autres membres attitrés de l’Assemblée Générale de Sonatrach, à savoir le gouverneur de la Banque centrale et un représentant de la présidence de la République, ont dressé le bilan de l’année 2020, certainement l’une des pires années depuis la création de Sonatrach en 1963.

Lors de la réunion de dimanche dernier, l’Assemblée Générale de Sonatrach a examiné la clôture des activités initiées en 2020, le plan d’action prévu en 2021 ainsi que le Plan Moyen Terme (PMT) 2021- 2025. Pour l’année 2020, les membres de l’Assemblée Générale ont reconnu que le bilan est catastrophique et Sonatrach a enregistré le plus bas niveau de production depuis plus de vingt 20 ans de production primaire.

Les recettes 2020 enregistrent un recul historique de moins 41% par rapport à 2019 soit environ 20 milliards $ pour 33 milliards $ gagnés en 2019. Sonatrach a déploré ainsi des pertes d’au moins 13 milliards $. Parmi ces pertes, au moins 10 milliards de dollars US sont imputables à la chute des prix du baril du pétrole dans le sillage de la crise inédite née au lendemain du début de la pandémie de la COVID-19.

Cependant, les membres de l’Assemblée Générale de Sonatrach ont souligné également qu’au moins 3,5 milliards $ de pertes s’expliquent par la mauvaise gestion et du management actuel du groupe. Ces pertes auraient pu être évitées aisément si le groupe Sonatrach était entre les mains d’une direction générale capable de faire preuve de bon sens et d’imaginer des solutions qui étaient à sa portée pour empêcher que de nouveaux dysfonctionnements n’aggravent la situation financière de la compagnie.

La pandémie de la COVID-19 conjuguée à la mauvaise gestion actuelle du groupe Sonatrach ont engendré le niveau le plus bas des recettes de Sonatrach et ce depuis des décennies.

Concernant l’investissement productif pour anticiper une prochaine reprise sur le marché mondial des hydrocarbures, force est de constater que tous les projets accusent des retards préjudiciables pour Sonatrach et l’Algérie. Les projets les plus importants de Sonatrach sont à l’arrêt et aucun plan de relance sérieux n’a été élaboré par l’actuelle direction générale. Etrangement, un seul projet connaît un taux d’avancement appréciable. Il s’agit d’un ensemble immobilier en cours de construction à Aïn Benian à Alger. Ce projet est suivi personnellement par le PDG de Sonatrach pour des raisons dont il est le seul à détenir le secret. Et pourtant, les travailleurs de Sonatrach sont concernés directement par les différents programmes lancés par l’Etat dans le cadre de la formule LPP qui profite aux cadres les mieux payés de Sonatrach.

Les membres de l’Assemblée Générale de Sonatrach n’ont pas caché leur énorme déception face à l’ampleur de la mauvaise gestion qui aggrave les déséquilibres de Sonatrach en pleine crise mondiale de la COVID-19.

La déception du ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar fut très grande et il est même resté sur un sentiment de tristesse et d’impuissance lorsqu’il a constaté que le « poumon économique » de l’Algérie est victime d’une anarchie sans précédent. Le ministre de l’Energie se sent incapable de remédier à cette situation qui risque de causer un énorme préjudice dans les années à venir à l’Algérie.

Et pour cause, jouissant de la protection infaillible de son parrain le Premier-ministre Abdelaziz Djerad, le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, est devenu un personnage « intouchable ». Les avertissements et mises en garde d’Abdelmadjid Attar n’ont trouvé aucune oreille attentive au sommet de l’Etat.

Toufik Hakkar et ses 8 vice-présidents ont terminé l’année 2020 en infligeant à Sonatrach des contre-performances et des échecs majeurs dans plusieurs secteurs. Le faible niveau managarial des actuels hauts responsables de Sonatrach n’a pas permis à la compagnie de limiter les dégâts de la crise née dans le sillage de la pandémie de la COVID-19. Avec une telle équipe dirigeante aux commandes, Sonatrach aborde une nouvelle année 2021 dans le stress, les divisions et les craintes d’une nouvelle instabilité. Des éléments qui ne manqueront pas de perturber fortement une reprise de croissance au moment où l’Algérie a grandement besoin de son « poumon » pour respirer plus à l’aise…

5 COMMENTS

  1. Ya Abdou messmar….2020 est la pire des années pour TOUTE l’économie mondiale et en particulier 0pour le secteur du pétrole.
    Il te suffit d’aller sur Google tu auras es chiffres…Une fois de plus ta haine aveugle sur Hakkar que tu dois à tes parrains qui t engraissent pour vomir des débilités sans nom, te décrédibilise toujours plus.

    En tous cas on sait pourquoi tu t acharnes sur Hakkar, c’est pas pour l’Algérie mais pour tes potes kabylistes qui ont perdu les clefs du coffre de la sonatracht qu’ils ont pillés depuis 1962….Ils sont actuellement au chaud au Canada ou en France comme toi….

    Pauvre Algerie….Tu as enfanté des hyènes…

  2. Deyhussen c’est qui hakkar pour toi quelqu’un de ta famille?a chaque fois tu le défends moi je défend ni abdou semmar ni hakkar ni amer bouzoir.je défends notre algerie , et arrêtes de dire kabylistes nous on les appel kabyles de service point barre.

  3. @Amara

    Hakkar c’est personne pour moi…Cela aurait pu être Bouzelouf.

    Simplement quand on se prétend défenseur de valeurs pour une nouvelle Algérie et qu’on se comporte comme un vulgaire coyote je réagis.

    Hakkar a droit a 2 articles à charge tous les jours…C’est une obsession maladive et contradictoire avec l’image que veut donner Semmar de lui même.
    Ça pue le règlement de comptes qui est la règle depuis trop longtemps en Algérie…Où était Semmar pendant les 20 années de destruction méthodique du pays par la famille et le clan bouteflika???

    Il etait tenu en laisse et se montrait docile.

    Les articles sur la Sonatracht sont des ramassis de ragots colportés par des revanchards dont Semmar est le scribe !

    Regarde d’ailleurs l’article en question…Qu apprend t on ? Rien. Mais fallait faire un article à charge pour dire que la Sonatracht est une entreprise comme les autres : elle a pris un coup terrible en 2020 à cause de la pandémie. Exactement comme ENIE TOTAL EXXON etc….

    O certes la gestion n’est sûrement pas un modèle mais c’est pas ce que dit Semmar qui trouve TOUS LES JOURS des tares à Hakkar…

    On n’est plus dans les intérêts du pays on n’est plus dans la déontologie journalistique et l’honnêteté intellectuelle : On est dans les chiottes d officines de KDS qui veulent reprendre leur jouet et les richesses qu’ils s octroyaient sans vergognes….