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mardi, janvier 31, 2023

Exclusif. Le nouveau patron du Football algérien et les 82 millions de dollars pour racheter la promotion de Cheikh Al-Sheebani : le nouveau scandale qui va secouer Alger

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C’est un énorme dossier sur lequel les enquêteurs de la brigade de recherches de Bab Jedid de la Gendarmerie Nationale sont en train de mener des investigations dans la plus grande discrétion et sans faire le moindre bruit. Il s’agit de l’acquisition troublante  du projet immobilier et touristique » Forum El Djazaïr by Emiral » à partir de 2018 par une important groupe étatique. Ce projet a été dessiné depuis 2009 par la Société algéro-émiratie de promotion immobilière (Émiral) dont le principal actionnaire est le controversé Cheikh Ahmed Hassan Abdul Qaher Al-Sheebani, richissime milliardaire émirait qui est aussi actionnaire de plusieurs autres grosses entreprises présentes en Algérie comme la Société algéro-émiratie de fabrication de tabac (Staem).

A partir de 2018, le luxueux projet immobilier d’Emiral à Sidi Fredi qui tourne autour de la construction de 4 tours résidentielles de 26 étages et des appartements en terrasses a été racheté par la groupe public Madar, présidé jusqu’à aujourd’hui par Charaf-Eddine Amara, l’actuel nouveau patron du football algérien qui a succédé depuis la mi-avril dernier à Kheireddine Zetchi à la tête de la Fédération Algérienne de Football (FAF).

L’actuel patron du football algérien préside le conseil d’administration du groupe MADAR depuis le 13 novembre 2018. Le groupe Madar Holding n’est autre que l’ex-Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA), qui a été créée le 4 novembre 1963. Elle a été transformée, en 1990, en entreprise publique économique, avant d’être restructurée en groupe et rebaptisée Madar Holding, en 2017. Il s’agit de l’une des rares entreprises publiques prospères grâce à son partenariat dans le domaine de la distribution et de la fabrication des produits tabagiques, avec un groupe d’investisseurs émiratis et la création d’une nouvelle société dénommée United Tobacco Company, par abréviation « UTC » en plus de celle déjà existante « STAEM » du fameux milliardaire Cheikh Al-Sheebani, un ami intime aux Bouteflika durant de longues années et qui a plié ses gages pour fuir l’Algérie dans des conditions déconcertantes depuis la chute de l’ancien régime.

Madar entretient ainsi des relations troublantes avec ce Cheikh Emirati depuis plusieurs années. Mais à partir de 2018, cette société publique algérienne va sortir un chèque de 11 milliards de Da, à savoir l’équivalent de 82 millions de dollars, pour reprendre l’intégralité du projet immobilier de Sidi Fredj appartenant au Forum El Djazaïr by Emiral. Ces 11 milliards de Da ont été dépensés par Madar Holding sans l’aval de son conseil d’administration. C’est Charaf-Eddine Amara, patron de ce groupe, qui a pris cette initiative de consentir à cet investissement controversé qui ne relève pas du coeur des activités de l’ex-SNTA. Ces 11 milliards de Da ont surtout permis au Cheikh Emirati de récupérer son argent car ce projet n’avait jamais pu voir le jour alors qu’il est présenté depuis 2009 comme la nouvelle facette futuriste de la capitale Alger.

L’affaire a été entérinée fin 2018 sans qu’il y ait le moindre contrôle indépendant. Charaf-Eddine Amara n’a pas demandé l’aval de son conseil d’administration pour accomplir cette acquisition. En 2019, le pays subit une profonde crise politique, mais le patron de MADAR survit à cette tourmente. En effet, depuis fin 2019 jusqu’à aujourd’hui encore, Charaf-Eddine Amara a accumulé un énorme pouvoir d’influence grâce au soutien dont il a pu jouir de la part de certains conseillers de l’entourage d’Abdelmadjid Tebboune. L’ancien ministre de l’Industrie Ferhat Ait Ali avait tenté d’imposer des changements à la tête de Madar Holding, en vain car il s’est heurté à des vives résistances depuis le Palais Présidentiel d’El-Mouradia.

Abdelaziz Djerad, l’ex-Premier ministre, a renforcé l’influence de Charaf-Eddine Amara en surfant sur ces bonnes relations avec le Palais d’El-Mouradia. Selon nos investigations, l’homme qui préside aux destinées du football algérien depuis avril dernier est le « chouchou » d’un certain Boualem Boualem, le plus influent des conseillers d’Abdelmadjid Tebboune. Dans les salons feutrés du sérail algérien, Boualem Boualem est appelé « l’oreille du Président ». 

Grâce à ce parrainage, Charaf-Eddine Amara est devenu l’un des intouchables de la République. C’est pour cette raison, insistent nos sources, que la Gendarmerie Nationale enquête en toute discrétion pour préparer un « dossier béton » avec des preuves irréfutables que la Présidence ne pourra pas nier. Il faut dire que les irrégularités sont nombreuses dans la gestion du Groupe Madar. Un rapport confidentiel a été dressé récemment par un commissaire aux comptes a audité en 2019-2020 les comptes du groupe pour  vérifier la sincérité et la conformité des données financières de l’entreprise avec les normes en vigueur dans le pays. Ce rapport a mis en lumière un trou comptable inexpliqué et douteux dépassant les 4 milliards de Da.

Par ailleurs, à partir de 2018, le groupe Madar a financé une prise de participation majoritaire à hauteur de 67% dans le capital social du Club Chabab Riadhi Belouizdad (CRB). Or, à l’époque, le gouvernement du déchu Ahmed Ouyahia avait uniquement demandé à Holding Groupe de soutenir financièrement le célèbre club algérois. Cette injonction a été détournée de sa vocation et plus de 7,5 milliards de Da, à savoir l’équivalent de 56 millions de dollars, ont été dépensés par Madar au profit du CRB. Beaucoup de ces dépenses n’ont pas été justifiées ni contrôlées comme il se doit. Les enquêteurs de la Gendarmerie Nationale s’intéressent de près à ce montage financier et à plusieurs autres pratiques financières occultes du groupe Madar.

Certaines sources craignent, néanmoins, des interventions d’en haut pour saboter ces enquêtes afin d’étouffer des éventuels nouveaux scandales qui ne manqueront pas de secouer de nombreux hauts responsables actuellement aux commandes du pays.

 

 

 

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2 COMMENTS

  1. « Charaf-Eddine Amara n’a pas demandé l’aval de son conseil d’administration pour accomplir cette acquisition ». À quoi sert donc un conseil d’administration si son président peut agir et dépenser à sa guise? « plus de 7,5 milliards de Da, à savoir l’équivalent de 56 millions de dollars, ont été dépensés par Madar au profit du CRB ». Des montants qui donnent le tournis. Tout cet argent dépensé (gaspillé), c’est l’argent de qui? de mr Amara? Non bien sûr! C’est l’argent du pôvre peuple qui ne trouve même pas d’eau pour étancher sa soif. Le cauchemar continue, comme dirait l’autre!

  2. A quand la finition du stade de Tizi ????

    A la veille de la celebration de l’independace , revoyons un peu l’histoire et denoncer les descendants de harkis, koulouglis et autres leches culs de la France. La Kabylie fut attaquee grace aux regiments de zouaves, goum (goumiers) et indigenes crees par les colons francais a Blida et Constantine.

    La Conquete de la Kabylie
    RE: Récits de Kabylie, par Emile Carrey (éditeur Librairie Nouvelle, Paris 1876)

    Le 19 mai 1857, le général Randon prend le commandement des troupes Pour attaquer la Kabylie .
    Ces troupes sont composées de quatre divisions fortes de 37 000 hommes. Ces divisions ont mission de s’établir au cœur du territoire kabyle des Aït Irathen,
    Il s’agit :
    – de la division du général Mac-Mahon avec les brigades du général Bourbaki (2ème régiment de zouave et 2ème régiment de la Légion étrangère) et du général Perigot (11ème chasseur et 3ème tirailleur) et ses « Grand’ gardes » (?) ;
    – de la division du général Renault, avec les brigades du général de Liniers (8ème chasseur et 23ème de Ligne) et du général Chapuis (1er tirailleur et 41ème de Ligne) ;
    – de la division du général Yusuf, avec les brigades du général Gastu2 (1er zouave et 60ème de Ligne), du général Deligny (13ème chasseur et 45ème de Ligne), du général de Saigac (1er chasseur d’Afrique) et du général Maissiat avec 5000 hommes ;
    – d’un goum de 750 cavaliers ; – d’un escadron de spahis ;
    – d’un escadron du Train de 10 000 indigènes, avec leur bête de somme, rémunérés sur la base de 2,50 francs par jour par convoyeur, ou « sokkar », et par bête, ces sommes sont versées au chef des convoyeurs, le « Bach Amar ». Cette armée est complétée par le Génie, l’Artillerie, la Cavalerie, les services de l’Intendance et d’un Bureau arabe ou Direction politique.