Darmanin aux autorités algériennes : « tant que vous ne reprenez pas vos compatriotes, on n’accepte pas vos compatriotes »

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Les autorités françaises ont une nouvelle fois haussé le ton contre les pays du Maghreb notamment l’Algérie. Hier mercredi matin, le ministre de l’Intérieur français Gérard Darmanin a clairement assumé les sanctions françaises adoptées à l’encontre des trois pays du Maghreb, Algérie, Maroc et Tunisie, qui refusent de reprendre leurs ressortissants faisant l’objet de procédure d’expulsion depuis la France.

Sur le plateau de BFM TV, Gérald Darmanin a indiqué mercredi matin que l’objectif de la réduction drastique du nombre de visas à destination de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie est forcer ces trois pays du Maghreb à récupérer leurs ressortissants quand la France les expulse. « On le fait parce qu’une partie des compatriotes Algériens, Marocains, Tunisiens qui sont sur le sol français ne sont plus acceptés par ces pays soit parce que ce sont des personnes qui sont islamistes radicales, soit qu’ils sont délinquants » ou clandestins. « On leur dit tant que vous ne reprenez pas vos compatriotes, on n’accepte pas vos compatriotes », a résumé ainsi Darmanin.

Ce dernier a révélé des chiffres démontrant, tout de même, que l’Algérie est le premier pays maghrébin responsable du plus grand nombre de blocages des expulsions de migrants illégaux ou condamnés par la justice française pour divers crimes. En effet, sur 7 731 obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées à des Algériens entre janvier et juillet dernier, 31 ont reçu un laissez-passer consulaire, c’est-à-dire le feu vert de l’Algérie, et 23 ont été exécutées. Soit un taux d’exécution de 0,2 %. Ce taux est de 2,4 % au Maroc et 4 % en Tunisie. C’est dire que c’est l’Algérie qui  cause davantage problème à la France à cause du refus obstiné du régime algérien à accepter le retour de ses propres ressortissants dans leur pays d’origine.

I »l est évident que la situation actuelle est inacceptable mais il faut voir les choses dans leur contexte : avec le Covid, on ne pouvait plus sortir de chez soi, il n’y avait plus d’avion, et il suffisait que la personne refuse de faire son test PCR pour ne pas partir », a expliqué ainsi Gérard Darmanin. « Les pays ne veulent pas revenir à ce qu’il se passait avant le Covid, c’est pour ça qu’on hausse le ton », a-t-il encore souligné à ce propos.

Signalons enfin que ces sanctions portant sur des réductions de délivrances des visas Schengen ont suscité l’unanimité au sein de l’opinion publique française. Cette décision est soutenue par 87% des Français, selon un sondage de l’institut CSA réalisé pour CNews du 28 au 29 septembre auprès d’un échantillon national représentatif de 1.000 personnes de 18 ans et plus et publié ce 30 septembre. Quelque 12% des sondés estiment que la France « a tort » de durcir les conditions d’octroi des visas, et 1% préfère ne pas se prononcer.

 

6 COMMENTS

  1. CHAHH ET CHAHH YAW YEMAHOUM FRANCA,et malgre le soutien indefectible 100% francais au maroc depuis des decennies ,et malgre la presence sur sol des elements de MAK,et malgre tous les investissments francais au maroc au detriment de l ‘Algerie,et malgre tout , ces energumenes generaux mafieux tiennent a la france et continuent d acheter du ble francais et lechent les bottes des responsables francais: AL ROUKHSS A TOUS LES NIVEAUX et la france les tient par la barbiches ……tfouhhh alikoum