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samedi, janvier 28, 2023

COVID-19. De nombreux médecins craignent que le variant Delta soit à l’origine d’une nouvelle vague meurtrière en Algérie

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Contrairement aux assurances présentées régulièrement par le ministère de la Santé à travers des bilans quotidiens totalement faux et relativisant dangereusement la réalité épidémiologique du terrain, de nombreux médecins, Professeurs et chefs de services au sein de plusieurs grands hôpitaux algériens sont montés ces derniers jours au créneau pour affirmer tout haut une vérité que tout le monde veut occulter et dissimuler : « nous sommes effectivement face à une 3e vague en Algérie ». 

Ce n’est pas une simple recrudescence comme veut nous le faire croire le gouvernement algérien. Mais c’est bel et bien une nouvelle vague qui commence à faire des ravages inquiétants provoquant de nombreuses victimes et une saturation de plusieurs unités COVID-19 aménagées dans les plus importants hôpitaux du pays. « Si on ne fait rien pour stopper cette vague, nous subirons un tsunami », a prévenu à ce sujet Professeur Yacine Kheloui, pneumologue à l’hôpital Ibrahim Tricin de Blida, dans un témoignage diffusé sur les réseaux sociaux par Ahcène Chemache, journaliste à la Chaîne III de la Radio nationale et spécialisé dans les questions de santé. Ce médecin appelle au renforcement des capacités d’accueil des cas les plus graves de COVID-19 pour réduire le taux de mortalité notamment au sein des personnes âgées et les plus fragiles comme les malades chroniques.

Ce professeur a prévenu que le formes les plus graves peuvent évoluer rapidement au bout de seulement 24 heures en une insuffisance respiratoire qui peut mettre en péril la vie des patients. De son côté, le Professeur Mourad Ouali, chef du service de réanimation au CHU Béni Messous, a tiré lui-aussi la sonnette d’alarme et explique clairement dans un autre témoignage diffusé sur les réseaux sociaux par le même journaliste de la Chaîne 3 que la situation sanitaire actuelle est pire que celle des deux vagues précédentes ayant ébranlé l’Algérie en juin-juillet 2020 et novembre-décembre 2020. Ce professeur pointe du doigt le variant Delta qui pourrait être à l’origine de cette hausse spectaculaire des cas les plus graves. « Si nous avions une véritable politique de séquençage, nous aurions peut-être pu cerner avec exactitude l’ampleur de cette nouvelle vague », regrette ainsi le Professeur Mourad Ouali qui souhaite de mener une analyse génétique du SARS-CoV-2 afin de permettre de traquer les variants et d’avoir une idée précise de la circulation du virus sur le territoire. Dans cet exercice, malheureusement, l’Algérie a pris du retard, notamment à cause d’un manque de moyens.

Plusieurs autres médecins et observateurs de la situation sanitaire en Algérie reconnaissent que cette troisième vague est beaucoup plus contagieuse, meurtrière et dangereuse. L’ombre du variant Delta plane effectivement sur le situation épidémiologique.

Il faut savoir que les nouveaux variants SARS-CoV-2 inquiètent, notamment par leur caractère plus contagieux. Pour les différencier du coronavirus “originel”, les scientifiques doivent procéder au séquençage du virus chez les personnes infectées. Ces variants ne peuvent être formellement identifiés que par le séquençage de leur ARN qui compose leur matériel génétique. En Algérie, il n’y a que l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) qui peut mener ce travail scientifique minutieux. Mais ses moyens sont limités et son personnel peu formé aux nouvelles techniques du séquençage.

C’est pour cette raison que l’IPA n’est pas capable de communiquer des chiffres précis qui reflètent la réalité de la transmission des nouveaux variants du virus en Algérie. Le dernier bilan « officiel » a été communiqué le 21 juin dernier. Ce bilan établi par l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) a fait part de deux cent vingt cinq (225) cas de différents variants du virus SARS-CoV-2 qui ont été détectés en Algérie durant le mois de juin en cours, ce qui porte à 749 cas le nombre total de cas détectés au niveau national. « Dans la continuité des activités de séquençage relatives à la surveillance des variants du virus SARS-CoV-2, menées par l’Institut Pasteur d’Algérie sur les prélèvements reçus des différentes wilayas du pays, nous faisons état du total des cas des différents variants détectés à ce jour, qui est de 749 cas. Notons que 225 cas de variants ont été détectés au cours du mois de juin », avait précisé la même source.

Pour ce qui est du variant Delta, l’IPA fait état de la détection de trois cas (03) dans la wilaya d’Alger. Ces données peinent à convaincre car la flambée actuelle des cas COVID-19 notamment des cas les plus graves ne peut pas s’expliquer uniquement par une activité épidémique ordinaire. Il est fort probable que l’Algérie compte de nombreux cas du variant DELTA qui n’ont pas été identifiés.

Il faut savoir que ce variant peut se propager plus facilement que les formes précédentes du virus. Cela est dû à une mutation qu’il porte, appelée L452R, qui affecte la protéine spike du virus. Il s’agit de la « clé » que le coronavirus utilise pour déverrouiller nos cellules. La mutation L452R modifie la partie de la protéine spike qui interagit directement avec l’ACE2, la molécule à la surface de nos cellules à laquelle le virus se lie pour y pénétrer. Les premières recherches — qui doivent encore être examinées par d’autres scientifiques — suggèrent que la mutation L452R permet au virus de se lier aux cellules de manière plus stable.

Il n’est pas exclu que  l’augmentation du nombre de cas dans notre pays soit liée à ces mutations. Face à ce variant dangereux et plus contagieux, il n’existe qu’une seule solution : la vaccination massive de la population algérienne !

En effet, les résultats des études cliniques des vaccins semblent converger pour démontrer un fait principal : la vaccination permet de réduire massivement la mortalité due au virus et à ses formes graves.  L’efficacité principale du vaccin recherchée est la protection du risque de formes graves. Malheureusement, l’Algérie accuse également un énorme retard en matière de vaccination de la population contre la COVID-19. Et ce retard porte un énorme préjudice à la préservation de la santé publique contre les nouvelles mutations du virus. Jusqu’à la fin du mois de juin dernier, à peine 1 million d’Algéries ont été vaccinés par au moins une dose d’un vaccin anti-COVID. Un chiffre nettement en deçà des attentes.

 

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1 COMMENT

  1. Il ya tres peu de gens vaccines. Pas de data, de plan, ni de vaccin pour le peuple.
    A quoi vous attendez vous ? La nomemnklatura est deja vaccine a Paris et ailleurs.

    A la veille de la celebration de l’independace , revoyons un peu l’histoire et denoncer les descendants de harkis, koulouglis et autres leches culs de la France. La Kabylie fut attaquee grace aux regiments de zouaves, goum (goumiers) et indigenes crees par les colons francais a Blida et Constantine.

    La Conquete de la Kabylie
    RE: Récits de Kabylie, par Emile Carrey (éditeur Librairie Nouvelle, Paris 1876)

    Le 19 mai 1857, le général Randon prend le commandement des troupes Pour attaquer la Kabylie .
    Ces troupes sont composées de quatre divisions fortes de 37 000 hommes. Ces divisions ont mission de s’établir au cœur du territoire kabyle des Aït Irathen,
    Il s’agit :
    – de la division du général Mac-Mahon avec les brigades du général Bourbaki (2ème régiment de zouave et 2ème régiment de la Légion étrangère) et du général Perigot (11ème chasseur et 3ème tirailleur) et ses « Grand’ gardes » (?) ;
    – de la division du général Renault, avec les brigades du général de Liniers (8ème chasseur et 23ème de Ligne) et du général Chapuis (1er tirailleur et 41ème de Ligne) ;
    – de la division du général Yusuf, avec les brigades du général Gastu2 (1er zouave et 60ème de Ligne), du général Deligny (13ème chasseur et 45ème de Ligne), du général de Saigac (1er chasseur d’Afrique) et du général Maissiat avec 5000 hommes ;
    – d’un goum de 750 cavaliers ; – d’un escadron de spahis ;
    – d’un escadron du Train de 10 000 indigènes, avec leur bête de somme, rémunérés sur la base de 2,50 francs par jour par convoyeur, ou « sokkar », et par bête, ces sommes sont versées au chef des convoyeurs, le « Bach Amar ». Cette armée est complétée par le Génie, l’Artillerie, la Cavalerie, les services de l’Intendance et d’un Bureau arabe ou Direction politique.