Confidentiel. Villa à Moretti, voiture rutilante : l’étrange « belle vie » du Procureur de la République près le tribunal de Tipaza

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Kheloufi Bouzid est le procureur de la République près le tribunal de Tipaza. Il était auparavant le procureur général adjoint à la Cour de justice de Boumerdès. Ce magistrat est réputé pour sa proximité avec l’ex-ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, l’homme qui a dirigé d’une main de fer la justice algérienne depuis le 1ᵉʳ août 2019 jusqu’à début juillet 2021. Ces dernières semaines, ce magistrat défraie la chronique avec… son niveau de vie fascinant digne d’un Pacha alors qu’il est uniquement un simple fonctionnaire dont le salaire ne dépasse pas les 160 mille Da par mois. 

En effet, le sieur Kheloufi Bouzid réside dans une ville à Moretti, le très chic quartier résidentiel rattaché à Club-Des-Pins, la Résidence d’Etat du Sahel où logent les dirigeants algériens les plus influents du pays avec leurs familles. Possédante rutilante voiture, une Passat Volkswagen flambant neuve, ce Procureur de la République jouit d’un train de vie qui le distingue aisément des autres magistrats algériens à peine capables de joindre les deux bouts à la fin du mois à cause de l’érosion de leur pouvoir d’achat et la cherté excessive de la vie.

Il s’avère, a-t-on pu constater au cours de nos investigations, que le Procureur Kheloufi Bouzid doit sa « bonne fortune » à quelques-unes de ses fréquentations troublantes. En effet, nous avons pu confirmer auprès de plusieurs sources judiciaires concordantes que le Procureur de la République près le tribunal de Tipaza entretenait des liens avec un certain « Hadj Batata », agriculture de profession devenu un baron local dans la région de Tipaza et Ain Defla. Les deux hommes se sont brouillés récemment et comme par hasard, au lendemain de cette « brouille », le fameux « Hadj Batata » finit par se retrouver condamné à 4 années de prison ferme en compagnie de son propre frère. Etrange coÏncidence ?

Nous avons pu confirmer auprès de nos sources que le Procureur Kheloufi Bouzid tient également sa puissance grâce à ses relais au sein des services de sécurité à l’image de l’un de ses plus proches alliés, Tarek Ghelab, un commissaire de la Police judiciaire de la sûreté de la wilaya de Tipaza.

Malgré le départ de Belkacem Zeghmati, ce Procureur qui incarnait l’un des piliers de son système judiciaire profondément vicié, continue de jouir d’une influence grandissante qui soulève de nombreuses interrogations jusqu’au sein du ministère de la Justice. C’est dire enfin que le départ des hommes ne signifie jamais le début d’un quelconque changement salutaire au sein des institutions les plus névralgiques en… Algérie.

 

2 COMMENTS

  1. Le département de la justice de la wilaya de Tipaza semble être doté d’une puissance toute particulière qui confère à ses heureux présidents de cour et autres procureurs de la République moult privilèges et impunité totale que nul en haut lieu n’ose dénoncer à ce jour de soi-disant Algérie Nouvelle. Rappelez-vous des frasques d’une certaine Fatiha Boukhers, épouse de son mari le général ripoux en cavale qui s’est payé à coups de milliers d’Euros volés aux Algériens, une citoyenneté vanuataise qui le protège de toute poursuite que l’état algérien ne compte pas engager de toute façon. Fatiha Boukhers s’en va, Kheloufi Bouzid la remplace. Ainsi va la justice à Tipaza. Quand un pauvre paysan qui oserait stocker quelques kilos de pomme de terre pour espérer gagner quelques insignifiants dinars de plus est désormais passible de la peine de mort (dixit Tebboune himself) grâce au travail éclairé de nos hommes de loi scélérate, les juges et autres procureurs ripoux de Tipaza et d’ailleurs peuvent s’adonner en toute tranquillité à leurs activités d’enrichissement illicite qui constitue la finalité de leur plan de carrière. Une Passat Volkswagen flambant neuf? Ce n’est là que la pointe l’iceberg. Chez ces gens-là, Messieurs (comme dirait feu Brel) on craint beaucoup.le mauvais oeil, cet ennemi redoutable contre lequel toute leur grande puissance n’y peut rien, malheureusement pour eux.

  2. Pourtant, malgré ces dérives flagrantes, ils se trouvent encore une secte de cachiristes sur ce site qui chantent les louanges de la junte. Complètement aveuglés par le cachir. Ils sont prêts à zigouiller tout le monde pour défendre
    leurs parrains. Justice indépendante ou démocratie, ce ne sont que des mots creux pour eux !