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samedi, janvier 28, 2023

Confidentiel. Un homme d’affaires intègre victime collatérale d’une violente guerre de clans au sein du régime algérien

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Le milieu des affaires est sous le choc à Alger. Un homme d’affaires parmi les plus intègres et travailleurs des businessmans algériens a été incarcéré jeudi dernier à la prison d’El-Harrach parce qu’il est uniquement un ami proche de l’actuel patron de la Gendarmerie Nationale, le Général Yahia Ali Oulhadj, lui aussi considéré comme l’un des membres les plus influents de l’entourage du patron de l’institution militaire algérienne, le Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale et Populaire, Said Chengriha, a pu constater Algérie Part au cours de ses investigations. 

En effet, jeudi 10 février dernier, Mohamed Arezki Aberkane, patron de la Société Générale de Métal et Aluminium par abréviation « SOGEMETAL », l’une des plus importantes entreprises algériennes dans la fabrication de menuiseries – fenêtre et portes en Aluminium qui dispose de plusieurs clients publics et privés prestigieux en Algérie, a été placé sous mandat de dépôt par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Cet homme d’affaires est un ancien membre du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) et il est connu pour avoir été l’un des rares entrepreneurs algériens à avoir tenu tête aux puissants oligarques de l’ère Bouteflika, à savoir Ali Haddad et les frères Kouninef. En 2017-2018, il démissionne avec beaucoup de fracas du FCE parce qu’il avait osé remettre en cause les pratiques malsaines d’Ali Haddad et ses acolytes les mieux appréciés par le clan présidentiel des Bouteflika.

Cette « résistance » lui avait valu de nombreux ennuis et des menaces sérieuses qui ont failli porter un énorme préjudice à son entreprise, a pu confirmer Algérie Part auprès de plusieurs sources concordantes qui connaissent parfaitement ce personnage très apprécié par les divers acteurs des milieux économiques algériens.

A la surprise générale, Mohamed Arezki Aberkane avait été arrêté brutalement par les services de sécurité depuis le 31 janvier dernier. Il avait été ensuite confié à une brigade spécialisée dans les affaires économiques et financières de la DGSN, à savoir la Police algérienne. Il avait été placé en garde-à-vue pendant plus d’une semaine et traité comme s’il s’agissait d’un « dangereux terroriste » alors que dans son dossier, il n’y a aucune charge lourde qui pèse à son encontre. Algérie Part a pu confirmer au cours de ses investigations que l’enquête menée par les services spécialisés de la DGSN a pu uniquement débusquer un transfert suspect de 26 mille euros vers l’étranger. Une somme dérisoire et insignifiante par rapport aux centaines de millions et milliards détournés par les nombreux oligarques algériens de l’ère Bouteflika et certains puissants caciques du régime algérien aujourd’hui encore en fuite à l’étranger ou en liberté parce que le régime algérien n’ose pas les inquiéter. Une  somme ridicule que l’homme d’affaires algérien a pu, par ailleurs, justifier auprès des enquêteurs de la DGSN en leur étalant des dépenses privées lors de ses séjours réguliers en France pour les besoins de ses activités économiques. Pour légitimer son incarcération, les services de sécurité ont « aggravé » les charges inscrites dans le dossier de Mohamed Arezki Aberkane en l’accusant de « trafic d’influence ». Le businessman a été ainsi « incriminé » pour avoir utilisé le nom de Said Chengriha aux fins de menacer et intimider des interlocuteurs occupant des fonctions au sein de l’administration algérienne.

En vérité, selon nos diverses sources, Mohamed Arezki Aberkane fait uniquement les frais de sa proximité avec le général Yahia Ali Oulhadj et le clan de Chengriha qui est en ce moment en bisbille avec l’entourage proche d’Abdelmadjid Tebboune notamment le puissant conseiller du Palais Présidentiel d’El-Mouradia Boualem Boualem, le patron du nouveau service de renseignement la Direction Générale de la Lutte contre la Subversion (DGLS), le général-major Mehenna Djebbar, ainsi que le ministre de l’Intérieur, le ministre le plus influent du gouvernement algérien, Kamel Beldjoud.

Selon nos investigations, depuis les enregistrements vidéos de Guermit Bounouira ayant fuité depuis la prison militaire de Blida au début du mois de janvier dernier, Said Chengriha a été dangereusement discrédité et se retrouve contraint de reculer sur l’échiquier politique. Ses détracteurs au sein du Palais Présidentiel de Tebboune ont noué des alliances au sein de l’Armée notamment avec le patron de la Garde Républicaine, le général d’Armée Benali Benali, le plus âgé et le plus haut gradé général de l’Armée algérienne, pour porter l’estocade au clan de Said Chengria. Une attaque en règle a été dirigée ainsi contre le général Yahia Ali Oulhadj qui est l’un des cerveaux et boites noires de l’actuel patron de l’Institution militaire. Cette attaque a ciblé directement l’homme d’affaires Mohamed Arezki Aberkane qui a été traîné dans la boue et placé en détention parce qu’il est seulement « l’ami » d’un général proche de Said Chengriha.

Acculé et affaibli depuis les récentes révélations scandaleuses de Bounouira, aucun membre de l’entourage de Said Chengriha n’arrive en ce moment à riposter aux attaques successives lancées par leurs adversaires depuis le Palais Présidentiel d’El-Mouradia ou depuis certaines directions mêmes de l’institution militaire. Ce climat délétère provoque de très dangereuses tensions au plus haut sommet du pouvoir algérien. Algérie Part poursuit ses investigations et publiera prochainement de nouvelles révélations sur cette troublante affaire qui en dit long sur l’instrumentalisation politique de la Justice algérienne et son asservissement par l’agenda clanique du pouvoir militaro-politique.

 

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3 COMMENTS

  1. Longue vie à Bouteflika et son frére de combat Boumedienne , les pères du pays depuis sa création en 1962, qui ont instauré les solides bases de l’Algérie , en éliminant les traitres ( comme Chaabani Boudiaf et autres) et en donnant le plein pouvoir aux glorieux militaires patriotes (comme Belkhir et Nezzar) , et longue vie aussi aux 6 millions 532 302 des chouhadas.
    TEBBOUNE et CHENGRIHA ont pris le flambeau des 2 pères de L’ALGERIE .

  2. 60 ans d’instabilité pour avoir inversé le cours normal des choses de la primauté du civil sur le militaire !
    Aujourd’hui, on assiste impuissants à la prise d’otage du civil par le militaire qui en fait un butin de guerre
    que diverses factions se disputent ! Pendant que le pays se vide de sa substance, un peu plus chaque jour,
    dans l’indifférence générale. Nous vivons un automne arabe avant d’affronter l’hiver…