Confidentiel – Sonatrach Perd des Devises à Cause…du Mauvais Temps à Arzew !

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L’Algérie, considérée comme un pionnier du GNL avec la mise en service de la première usine de liquéfaction à Arzew, à l’ouest du Pays en 1964, est aux prises avec d’importants problèmes d’exportation depuis la fin du premier semestre 2019.

Le port d’Arzew, qui abrite l’énorme complexe de production de GNL algérien, est à l’arrêt depuis environ 10 jours en raison du mauvais temps !

Plus de 24 navires sont en rade et plusieurs autres réservées au GNL, appartenant au consignataire de transport maritime Hyproc appartenant à 100% à Sonatrach, sont au ralenti près du port d’Arzew, l’un d’entre eux, le Lalla Fatma N’Soumer, n’a pas bougé depuis le 1er décembre 2020, ou encore le Tessala et le Berge Arzew bloqués pour cause météorologique et en attente d’instructions pour décharger en Turquie…

Le complexe GL3Z LNG d’Arzew, considéré comme le méga-train d’Arzew en matière de transport et de liquéfaction du gaz naturel (GNL), dispose pourtant de plusieurs unités, à savoir celles de traitement du gaz naturel, de séparation et de production des sous-produits, de liquéfaction du gaz naturel ainsi que des unités de stockage et de chargement.

Opérationnel depuis le 14 juin 2014, ce complexe dispose d’une capacité de production annuelle de 4.700.000 tonnes de GNL, de 275.000 tonnes de propane, de 58.000 tonnes de butane, de 47.000 tonnes de gazoline et 300.000 tonnes d’éthane.

Depuis son entrée en service à ce jour, le GL3Z a assuré une production de près de 25 millions de m3 de GNL et près de 500.000 tonnes des sous-produits, tels que le propane, le butane et la gazoline.

Sauf que l’usine n’aurait, selon nos informations, plus exporté de cargaison depuis la mi-août 2019, tandis que les exportations totales d’Arzew diminuaient en ce mois de novembre 2020 par rapport au mois précédent !

Certes la pandémie de la Covid-19 a provoqué une baisse des prix et de la consommation sur le marché gazier. Les exportations des pays membres du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), ont baissé de 16 % par canalisation et de 2,5 % concernant le gaz liquéfié, à cause de la baisse de la consommation dans le monde qui aurait diminué, durant les 10 premiers mois de l’année 2020, de 3,5 %, entrainant une diminution de prix de 40 % en moyenne.

Sonatrach, qui exploite l’usine d’exportation, aurait toutefois compensé ces pertes en augmentant les flux via un pipeline vers le sud de l’Europe.
Il est à noter que, depuis, les prix des hydrocarbures sont en nette augmentation, à cause du manque de cargaisons disponibles, un phénomène qui a poussé les taux au comptant asiatiques au plus haut niveau depuis deux ans.

Il est bien dommage que Sonatrach n’ait proposé aucune cargaison sur le marché au comptant pour profiter de cette providentielle remontée des prix, due à l’augmentation de la demande hivernale, ce qui suggère que la société publique dispose de volumes limités à vendre…

Dommage !

YF.Cheikh

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