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samedi, février 4, 2023

Béjaia : L’ex-député Khaled Tazaghart placé en garde-à-vue et affrontera demain les juges du tribunal d’Akbou

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Encore un autre activiste du Hirak interpellé qui risque la prison ferme en Algérie. L’ex-député Khaled Tazaghart a été placé ce samedi en garde-à-vue en attendant sa présentation demain dimanche devant le Procureur de la République près le tribunal d’Akbou à Béjaia. Khaled Tazaghart est l’un des visages du Hirak à Béjaia. Son arrestation a suscité l’indignation générale. 

Ce n’est pas la première fois que Khaled Tazaghart est menacé par les services de sécurité et la justice algérienne. Au début du mois de juillet dernier, il avait été arrêté en compagnie de l’ancien policier Zahir Moulaoui. Au lendemain de leur arrestation, ils ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Béjaïa à six mois de prison avec sursis pour “incitation à attroupement non armé, publication pouvant porter atteinte à l’intérêt national, mise en danger de la vie d’autrui durant la période du confinement”.

Khaled Tazaghart s’apprêtait à prendre part à un rassemblement de soutien avec leurs camarades Yanis Adjlia, Merzoug Touati et Amar Berri, qui devait se tenir à la place de la Liberté d’expression Saïd-Mekbel. Mais les forces de sécurité ont procédé à des arrestations massives et arbitraires tout en réprimant sévèrement cette tentative de relancer les actions de protestations pacifiques du Hirak. Cette fois-ci, Khaled Tazaghart risque, malheureusement, d’être incarcéré car les autorités judiciaires souhaitent visiblement faire taire les activistes qui continuent d’encourager les actions de protestation dans les rues chaque Week-End dans les localités de la wilaya de Béjaia.

Pour rappel, Khaled Tazaghart est un ancien député du parti le Front El Moustakbel. Au début du mois de mars 2019, il avait démission en remettant son mandat de député à l’APN pour protester contre le projet de la cinquième mandature de Bouteflika. « Je démissionne de l’APN. Mon camp (est) dans la société, dans son avenir, dans son devenir », avait-il expliqué dans une déclaration publique qui avait suscité une énorme controverse à cette époque. Auparavant, le député de Béjaïa avait claqué la porte de son ancien parti, le FFS, au cours de sa première mandature, en janvier 2014 avant d’être réélu en 2017 sur la liste du front d’El Moustakbel de l’ex-candidat aux élections présidentielles de décembre 2019 Abdelaziz Belaïd qu’il a quitté, en compagnie d’autres militants, avec fracas en novembre dernier. Lors du début des marchés populaires du Hirak, il était le premier député à réagir de la sorte au coup de force de Bouteflika pour un 5e mandat successif.

 

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