Attention, aucune décision officielle n’a été prise : les dessous des négociations pour une réouverture partielle des frontières le 27 décembre prochain

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Un plan de réouverture partielle est en cours de négociations entre les autorités françaises et algériennes, a appris Algérie Part de plusieurs sources concordantes. Pour l’heure, il s’agit d’un processus de négociations autour de plusieurs propositions logistiques pour rétablir les liaisons aériennes entre les deux pays. Une date a été fixée pour atteindre cet objectif. Il s’agit du 27 décembre prochain. Mais, attention, pour l’heure, il n’ya aucune décision officielle qui a été adoptée. 

Contrairement à ce qui a été annoncé par certains médias algériens qui se sont précipités à annoncer une information sans vérifier ses tenants et aboutissants, la date du 27 décembre n’est pas du tout définitive ni officielle. Il s’agit de la date sur laquelle les autorités françaises et algériennes sont en train de négocier pour rétablir le trafic aérien entre les deux pays sous certaines conditions. En effet, ces négociations ont été entamées depuis le début la mi-novembre entre la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) en France, le groupe ADP aéroports de Paris et le gouvernement algérien.

Ces négociations discutent de la possibilité de rétablir les liaisons aériennes à hauteur de 30 % des vols habituellement programmés entre l’Algérie et la France. Il s’agirait donc de rétablir un nombre très réduits de vols pour permettre aux autorités sanitaires françaises de contrôler efficacement les passagers algériens qui vont se déplacer en France. Par ailleurs, d’ici le 27 décembre prochain, les autorités algériennes devront se doter d’un laboratoire au niveau de l’aéroport d’Alger pour dépister avec des tests antigéniques et PCR les passagers qui devront embarquer sur des avions à destination des villes françaises. Les autorités sanitaires françaises ont été particulièrement exigeantes sur la nécessité de présenter les résultats d’un test de dépistage PCR négatif avant de pouvoir monter à bord d’un avion à destination de Paris ou des autres villes françaises.

Des conditions seront également discutées et fixées pour la vente des billets aux voyageurs désireux de se déplacer entre les deux pays. Avec uniquement 30 % des vols opérationnels, la demande sera beaucoup plus forte et importante que l’offre. Les prix risquent donc d’être explosifs et inabordables. C’est pour cette raison qu’une nomenclature des catégories qui pourront voyager entre les deux pays sera établie par Air Algérie et les compagnies françaises. A titre d’exemple, il ne sera pas possible pour un businessman d’acheter trois ou 4 billets successifs pour voyager pendant une période déterminée. Les personnes munies d’un dossier médical et ayant besoin de se rendre en France pour des soins d’urgence seront privilégiées. Les ressortissants algériens qui doivent retrouver leurs familles pour observer le deuil à la suite de la perte d’un proche seront également traités en priorité. Tous ces paramètres font en sorte que, pour l’heure, les négociations se poursuivent toujours et aucun plan officiel n’a été conclu.

Des annonces plus au moins officielles seront faites d’ici la mi-décembre, attestent nos sources car cela nécessite un énorme travail de préparation au regard de l’importance stratégique des liaisons aériennes entre l’Algérie et la France. Chaque jour, il y a pas moins de 8 vols par jour qui relie à Paris. Et chaque année, plus de 4 millions de passagers font le déplacement entre la France et l’Algérie. Les pressions sur l’Algérie et la France sont donc importantes et les syndicats d’Air Algérie ne cessent de monter au créneau pour réclamer le retour des vols internationaux pour sauver leur compagnie d’une faillite quasi-certaine si les blocages actuels perdurent encore d’ici 2021. Il faudra donc bel et bien un plan huilé pour concilier les exigences sanitaires avec les enjeux de la libre circulation des voyageurs algériens et français.