Algérie : seulement 97 mille emplois créés alors que le pays compte plus de 4 millions de chômeurs

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L’Algérie a échoué magistralement à créer de nouveaux emplois pour résorber le chômage alors que le pays subit une déferlante terrifiante du chômage de masses. Preuve en est, au mois de mars de cette année 2022, à peine 97 mille nouveaux emplois ont été créés et proposés par l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM) alors que cette même agence gouvernementale responsable du service public de l’emploi en Algérie recense dans sa base de données plus de… 4 millions de chômeurs en quête désespérée de travail et de salaires dignes de ce nom. 

Oui, ces chiffres proviennent directement des dernières bilans communiqués officiellement par l’ANEM : au mois de mars dernier, plus de 4 millions de chômeurs algériens cherchent un emploi alors qu’il y avait à peine 97 110 offres d’emplois concrètement disponibles. Le déséquilibre est tout simplement hallucinant et un fossé sépare le monde du travail de la misère du chômage en Algérie.

Le dernier bilan de l’ANEM indique, par ailleurs, que pas moins de 31 871 offres d’emploi ont été proposées par des entreprises activant dans le secteur de l’industrie, 21 173 nouveaux emplois ont été proposés dans le secteur du BTPH et 40 903 nouveaux emplois ont été créés et proposés dans le secteur des services, à savoir essentiellement le commerce.

L’agriculture n’a créé que 3 163 nouveaux emplois à pourvoir. Ce qui démontre la paralysie presque totale de ce secteur clé qui regorge d’un immense potentiel en Algérie. 22 459 de ces nouveaux emplois ont été proposés à l’ANEM par le secteur privé alors que le secteur public, en dépit de toutes les crédits bancaires et soutiens financiers dont il dispose, a créé seulement 7 635 emplois au mois de mars 2022. Une piètre performance qui en dit long sur l’inefficacité des entreprises publiques algériennes et leur impact quasi-nul sur le développement du pays.

Force est de constater en guise de conclusion qu’en dépit de la forte hausse des revenus prix du gaz et du pétrole sur les marchés mondiaux, l’Algérie peine à créer des emplois et offrir de meilleures perspectives économiques à sa propre population. Cela signifie clairement que la pays subit un dramatique immobilisme économique.