Vendredi 30 avril. Des milliers manifestants à nouveau dans la rue à Alger : « La répression ne nous fait pas peur »

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Ce vendredi 30 avril, des milliers de manifestants sont sortis à nouveau dans les rues de la capitale Alger pour affirmer haut et fort qu’ils poursuivent le Hirak et la protestation pacifique en faveur du changement démocratique et le départ du système qui s’empare illégalement des commandes du pays. « La répression ne nous fait pas peur », ont répondu ces manifestants aux services de sécurité et officies du régime algérien à la suite d’une longue semaine de dérapages et de dérives sécuritaires ponctuées par des arrestations arbitraires et de multiples incarcérations de militants pacifiques en raison de leur participations aux activités du Hirak. 

 

« Libérez nos enfants ! Laissez-les jeûner avec leurs familles », ont crié les manifestants qui ont défilé au niveau des plus importantes artères de la capitale Alger. Des manifestants qui ont accablé fortement les diverses institutions sécuritaires et militaires du pays. Aux yeux des militants et manifestants du Hirak, les services de sécurité et les Généraux décideurs de l’Institution militaire pratiquent un « terrorisme d’Etat » contre le peuple algérien.

« Etat civil et non militaire », ce slogan traditionnel a été également entonné comme un chant collectif qui a uni des milliers de « marcheurs » déterminés à occuper les rues et les places publiques en dépit des menaces et intimidations des services de sécurité. Les manifestants n’ont clairement pas peur des arrestations ou des interpellations musclées. Les Hirakistes sont prêts à tous les sacrifices. Et ni la prison ni les violences policières ne leur font peur. L’entêtement du régime algérien se heurte à la détermination de tout un peuple convaincu de la justesse de sa cause. Et le bras-de-fer ne fait que commencer.

3 COMMENTS

  1. Le régime est clairement acculé et pour arrêter la mobilisation qui ne fait que s’intensifier de vendredi en vendredi il lui reste soit d’abdiquer devant le Peuple soit de tirer avec des balles réelles sur les macheurs ! Je pense que leur maître protecteur Macron ne va pas les autoriser pour la 2eme option!

  2. Cette junte finira par tomber.
    Plus de nourriture abordable pour le peuple.
    Salaires non payées. La hogra plus qu’ avant. Frontières fermées. Éducation nationale en grève.
    Un chômage qui devient vraiment exponentielle.
    Un président marionnette aux mains de généraux, tous je dis bien tous pourris.
    Aucune junte au monde ne peut résister au peuple quand les caisses sont vides.
    Mon souhait, une petite grève générale pour les achever définitivement, et faire un tribunal type Nuremberg pour juger tous ces corrompus.