Une nouvelle étude internationale le démontre : les Algériens très préoccupés par la santé et l’éducation

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Les algériennes et algériens sont très préoccupés par la situation du secteur de la Santé et les problèmes de leur système éducatif national. La santé et l’éducation constituent aux yeux des Algériennes et Algériens une préoccupation majeure qui doit être considérée comme une priorité pour les investissements du gouvernement, nous apprend effectivement une nouvelle étude internationale. 

Le Baromètre arabe a publié, il y a quelques jours, une compilation des résultats de ses sondages sur le climat. Issus du cinquième cycle (2018-2019) et du sixième cycle (2020-2021) des enquêtes, les résultats s’intéressent à la perception des habitants de la région.

Ainsi, concernant les préoccupations des algériens, le Baromètre arabe indique que 45 % des sondés algériens évoquent le système de santé comme priorité pour les investissements publics dans leur pays alors que 31% de nos compatriotes choisissent le secteur de l’enseignement comme une priorité pour les dépenses publiques afin d’améliorer la qualité de l’école algérienne souvent décriée pour son inefficacité et sa médiocrité.

La même étude du Baromètre Arabe nous apprend aussi que seulement 6 % des Algériens estiment « prioritaires » les investissements publics pour l’amélioration des routes et des services de télécommunication. 7 % des Algériens pensent que la pollution doit être une priorité des investissements publics. Le renforcement de la sécurité nationale n’est une priorité que pour 6 % des Algériens. C’est dire que notre pays ne se sentent pas du tout en danger dans leur pays et ne croient pas du tout que leur pays est particulièrement exposé à un péril majeur menaçant la sécurité nationale.

Et pourtant, le discours dominant des hauts responsables du pouvoir algérien est uniquement axé sur la lutte contre le terrorisme, la subversion politique, les mouvements dissidents et les bras-de-fer avec certains pays voisins.  C’est dire que les autorités algériennes sont loin de pouvoir se mettre au diapason leur propre population.

Soulignons enfin que l’Arab Barometer est un organisme indépendant partenaire de l’Université de Princeton aux États-Unis, qui a interrogé plus de 25 000 habitants dans 7 pays – le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Liban, la Jordanie et l’Irak – de mars à avril 2021.

Cet organisme mène des enquêtes d’opinion publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis 2006. Il est réputé pour être un réseau de recherche non partisan qui donne un aperçu des attitudes et des valeurs sociales, politiques et économiques des citoyens ordinaires à travers le monde arabe.

Arab Barometer est piloté essentiellement par des chercheurs affiliés au Centre d’études stratégiques de l’Université de Jordanie à Amman, le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquêtes à Ramallah, le Social and Economic Survey Research Institute de l’Université du Qatar à Doha et One to One for Research and Polling à Tunis. De plus, deux des chercheurs principaux du projet, Amaney Jamal de l’Université de Princeton et Mark Tessler de l’Université du Michigan, sont membres du comité directeur. Les opérations quotidiennes sont gérées par le directeur de projet Michael Robbins et une équipe de spécialistes basée aux États-Unis.