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dimanche, février 5, 2023

Une fête de célébration de l’Aid en pleine pandémie : une puissante famille au coeur du scandale à Oran

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Une fête regroupant une centaine de personnes autour de tables bien garnies et dansant au rythme des spectacles musicaux, ces images diffusées par une émission consacrée à la fête de l’Aïd par la télévision locale oranaise El Bahia TV ont suscité un énorme scandale en Algérie au regard des graves violations des règles du confinement sanitaire décrété par les autorités algériennes pour endiguer la propagation de l’épidémie du COVID-19 faisant des ravages à travers toute l’Algérie. 

Scandalisés, les Algériens ont réclamé une réaction urgente aux autorités publiques. Chose faite puisqu’une enquête a été rapidement diligenté par les services de sécurité de la ville d’Oran. Et pour l’heure, deux personnalités de la ville d’Oran sont soumises à cette enquête. Il s’agit de Youssef Djebbari, ancien président du Mouloudia Club d’Oran MCO et propriétaire de la chaîne de télévision El Bahia TV, ainsi que Karim Louhibi, le propriétaire de l’hôtel Zénith ayant abrité les cérémonies de cette fête alors que toute l’Algérie était confinée chez elle pour se prémunir contre les risques de la contamination au COVID-19.

Ce scandale est en train de prendre une dimension politique à Oran car de nombreuses voix s’élèvent contre les agissements de la famille Louhibi qui n’en est pas à son premier scandale à l’ouest du pays. En effet, Karim Louhibi est le frère de Nabil Louhibi, propriétaire quant à lui de l’hôtel les Jasmins à Oran. Si Karim Louhibi est l’un des parrains du FLN à Oran, Nabil Louhibi est député RND et l’un des leaders les plus proches de l’ex-candidat du RND aux élections présidentielles du 12 décembre 2019, à savoir Azzedine Mihoubi.

Mais Karim comme Nabil Louhibi ont bénéficié pendant longtemps d’une totale impunité en dépit de plusieurs enquêtes qui ont été ouvertes sur leurs affaires personnelles et leur lobbying douteux dans la gestion des affaires publiques à Oran.

Comme il avait été révélé récemment par Algérie Part, Nabil Louhibi et son frère étaient très proches du colonel Salah, le principal patron des services de la deuxième ville du pays, qui fait l’objet d’une enquête approfondie des services de la DCSA depuis le mois d’avril passé. 

Jusqu’à aujourd’hui, cette enquête peine à avancer car des lobbys puissants tentent d’intervenir régulièrement pour protéger les Louhibi. Il faut savoir que les Louhibi doivent leur fortune et leur influence au défunt général Larbi Belkheir, ancien directeur de cabinet des présidents Chadli Bendjedid et Abdelaziz Bouteflika. Le puissant général algérien et coeur battant du régime militaire des années 90 était marié à madame Louhibi. Grâce à cette ancienne parenté, les Louhibi ont tissé un puissant réseau au sommet du pouvoir algérien. C’est ce qui explique pourquoi cette famille peut tout se permettre à Oran au point de s’offrir le luxe de violer le confinement sanitaire imposé par le Président de la République sur tout le territoire national.

 

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