Un rapport international le confirme : les incertitudes politiques aggravent la crise économique en Algérie

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L’Algérie va rencontrer de nombreuses difficultés pour sortir de la crise financière et économique qui la paralyse dans le sillage de la crise sanitaire de la COVID-19. C’est un rapport international approfondi qui dresse ce constater : les scénarios de sortie de crise pour l’Algérie manquent cruellement de visibilité parce que le pays souffre encore de plusieurs incertitudes politiques. En clair, la crise politique qui a commencé depuis 2019 en Algérie aggrave la crise financière et économique dont souffre terriblement le pays.

C’est l’Institut Montaigne qui tire la sonnette d’alarme et attire l’attention sur la situation actuellement très délicate de l’Algérie. Ce think tank fondé en 2000 par Claude Bébéar, longtemps PDG d’Axa et figure tutélaire du patronat français, a la vocation «d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques». L’Institut Montaigne et sa quinzaine de salariés sont financés quasi intégralement grâce aux adhésions d’une centaine d’entreprises, dont plusieurs sont membres du CAC 40, à savoir le principal indice boursier de la Bourse de Paris. En clair, ce think tank est très influent en raison de sa proximité avec les décideurs des plus grands groupes économiques français.

Ses rapports internationaux sont très suivis et appréciés par les chercheurs et divers spécialistes. L’Institut Montaigne vient de publier un nouveau rapport intitulé : « la stabilité du Maghreb, un impératif pour l’Europe ».  Dans ce rapport, ce think tank français a expliqué que « les 6 millions de Français originaires du Maghreb font aujourd’hui que le destin de la France est lié à cette région du monde. Face à la crise, renforçons notre coopération économique et financière ».

Dans l’un des nombreux chapitres de ce rapport de 59 pages consacrés à l’Algérie, les experts de l’Institut Montaigne expliquent clairement que « la définition de scénarios de sortie de crise pour l’Algérie est un exercice plus contraint par les incertitudes sur les réponses de politique économique mobilisées dans les mois à venir par le gouvernement ».

« À cela s’ajoute le paramètre très évolutif du prix des hydrocarbures, étroitement corrélé aux réserves de change et aux marges de manœuvre du gouvernement algérien pour pérenniser ses canaux de transferts sociaux. L’hypothèse d’un plan de mesures de soutien interne repose sur la conception d’un plan de relance efficace et correctement proportionné, ainsi que sur les évolutions des prix des hydrocarbures dans les mois à venir », indique le rapport de l’Institut Montaigne.

La même source met en avant la complexité du cas algérien en raison des rapports très compliqués qui lient l’Algérie aux organismes internationaux financiers.  « L’État algérien est, depuis les années 1990, très fermé sur un éventuel soutien financier extérieur et une assistance des institutions financières multilatérales, en particulier du FMI. Ce dernier établit sa prévision de déficit courant pour 2020 à – 10,5 % du PIB et serait supérieur à 10 % du PIB pour 2021 », explique le rapport de l’Institut Montaigne.

Le think tank met en garde contre la fragilité de l’Algérie en raison de sa dépendance vis-à-vis des prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux.   « Les équilibres budgétaires et extérieurs algériens sont fragilisés par le recul en valeur et en volume des exportations d’hydrocarbures, ce qui semble confirmer la vulnérabilité de l’Algérie aux chocs exogènes », détaille ainsi le rapport de l’Institut Montaigne d’après lequel « les bailleurs multilatéraux craignent par ailleurs un ajustement du taux de change qui pourrait conduire à un recours accru au financement monétaire. Les contreparties potentiellement demandées par les institutions financières multilatérales à un potentiel soutien financier (réformes structurelles, diversification, amélioration de la qualité des actifs bancaires, transparence et indépendance accrue d’autorités de régulation) rendent difficiles à ce stade un soutien externe de la part des bailleurs publics internationaux ».

L’Institut Montaigne a déploré aussi « le manque de transparence dans la gestion publique et notamment économique de l’Algérie demeure un obstacle à la normalisation des relations entre le pays et les principales institutions financières multilatérales ». Le think tank français souligne enfin que « de fortes inconnues demeurent néanmoins quant aux évolutions des prix du pétrole ainsi qu’aux évolutions politiques et institutionnelles susceptibles de modifier les décisions économiques prises jusqu’alors » par les autorités algériennes.

 

4 COMMENTS

  1. Un régime qui ne respecte pas son peuple, ne respectera personne d’autre. Même les étrangers ont compris qu’ils vont devoir composer avec l’oeil de Moscou !
    Tant qu’il y’a encore du cachir, ils pourront toujours faire avec les membres de leur clan.
    Après, h’yini El Yawm Wa Aktalni Ghadwa !

  2. encore un institut Montaigne de droite criminels, d’imbeciles, de stupides, voleurs, racistes, assassins et colonialistes qui rebachent ce que un Algeriens de niveau moyen le sait mieux que ces CEO de criminels du CAC 40 ou 1830!

    Je ne sait pas vraiment qui assistent les genocidaires en Algerie et a travers le monde, qui a detruits la Libye, qui a crier haut et fort qu’un petits assassins de colonels d’une garde du tresor au Tchad peut et doit remplacer son pere a la presidence du Tchad, le pere qui a crever comme un animal. Qui colonise le Mali apres avoir cree le terrorisme au Sahel et un peut partous dans le monde meme en France pour pouvoir justifier la colonisation et le vol des richesses des dits pays.

    les CEO des multinationals sont comme nos directeurs des entreprises etatique, ils/elles sont place’ par les partis politique, les banques, les assassins des services de securites car ils/elles travaillent tous pour le meme diable conquerir pour s’enrichir sur les cadavres des autres et si necessaire sur les europeens et US « citizens », ce n’est qu’une question de temps!!!

  3. La nouvelle , 50 journalistes algériens travaillant à El djezira , quand ils partiront a la retraite lis toucheront leur retraite en Algérie est ce normal alors qu’ils y a des retraités en Algérie qui ne touchent par leur retraite ou bien le minimum ,ces gens ont vécu comme des princes en insultant 24/24 heures l’Algérie et son peuple et en fin c’est l’Algérie qui leur paye leur retraite , le Qatar ne leur qu’une prime de 3 semaines par année d’ancienneté passée dans cette chaîne. On a des imbéciles qui aiment jeté l’argent par les fenêtres et tant pis le peuple qu’on oblige à payer le billet d’avion doublement avec une taxe soit disant pour payer les 5 jours d’hôtel ,mais qu’attend le peuple pour déclencher une grève générale et se débarrasser de ses morveux.

  4. Saber1 juin 2021 At 7 h 35 min
    Il faudrait etre lucide.
    Avant d’exprimer vos sentiments voir vos rancunes voir s’il n y a pas des accords entre les deux pays.
    Il y a plein d’accords avec différents pays.
    Les journalistes n’ont rien volé ‘si tel est le cas la justice fera son travail !!
    Il ne faut pas avancer des informations non vérifiées
    Si non il faut écrire un article journalistique ou une contribution documentée et signée