Un organisme stratégique en France analyse le scénario d’une guerre entre l’Algérie et le Maroc

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La Fondation Méditerranéenne d’Etudes Stratégiques (FMES), un organisme français basé à Toulon qui produit de l’information à caractère stratégique et de susciter la réflexion sur les enjeux de sécurité et de défense, a établi une analyse approfondie de la crise politique opposant l’Algérie au Maroc. Fortement lié aux institutions sécuritaires et militaires françaises, le FMES a produit une note très détaillée sur le scénario d’une probable et possible guerre opposant l’Algérie au Maroc. 

Cette analyse a été publiée dans les colonnes de l’édition 2022 de l’Atlas stratégique de la Méditerranée et du Moyen-Orient qui a été publié par La Fondation Méditerranéenne d’Etudes Stratégiques (FMES). Cet ouvrage a été élaboré avec le soutien de la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS) du Ministère des Armées.

En France, la DGRIS pilote officiellement l’action internationale du ministère des Armées en y associant l’Etat-major des armées (EMA), la Direction générale de l’armement (DGA) et le Secrétariat général pour l’administration (SGA). La DGRIS conduit également les travaux de prospective stratégique et coordonne, pour le ministère des Armées, ceux nécessaires à la préparation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et à son actualisation régulière.

Dans cet ATLAS, tout un chapitre a été consacré au scénario d’une guerre conventionnelle et ouverte entre le Maroc et l’Algérie. La description de ce scénario est d’une précision glaçante.

D’abord, les experts du FMES estiment que « plusieurs raisons pourraient provoquer un affrontement armé entre l’Algérie et le Maroc ». A ce propos, ils citent « la rivalité historique entre les deux pays ; le conflit du Sahara occidental qui empoisonne depuis près de quatre décennies les relations entre Alger et Rabat » ainsi qu’une « possible fuite en avant des généraux algériens en cas d’effondrement du régime dont ils sont le pilier ».

La même analyse détaillée du FMES soulignent que « des indices de tensions croissantes se sont multipliés en 2021 : décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc ; fermeture du gazoduc Maghreb-Europe qui approvisionnait l’Espagne en gaz par l’Algérie via le Maroc ; fermeture par l’Algérie de son espace aérien en septembre ; mort de trois routiers algériens tués le 1er novembre sur la route reliant la Mauritanie à l’Algérie ; nominations du général marocain Belkhir el-Farouk, ex-commandant de la zone sud, au poste stratégique d’inspecteur général des Forces armées royales, et du général algérien Saïd Chengriha, grand connaisseur de la frontière marocaine, au poste de chef d’état-major de l’armée algérienne ».

Selon l’ouvrage du FMES, ces indices sont à prendre en considération parce qu’ils dévoilent des risques sérieux d’une confrontation militaire sérieuse et de grande ampleur entre les deux grands pays du Maghreb. Et cette guerre va associer plusieurs belligérants extérieurs, croit savoir la même analyse géostratégique du FMES.

« En cas de confrontation armée, Israël, peut-être associé aux Émirats arabes unis, pourrait soutenir militairement le Maroc de façon discrète, pour ne pas laisser son seul allié au Maghreb dans une posture délicate. Ce soutien ne pourrait cependant pas être trop visible pour ne pas affaiblir Israël par ailleurs sous pression au Levant et au Moyen-Orient », indique l’ATLAS stratégique de la Méditerranée et du Moyen-Orient.

D’après la même source, le Maroc bénéficiera aussi d’un « soutien américain limité pourrait également être envisagé (notamment dans le domaine du renseignement ou des frappes de drones), surtout si la Russie ou l’Iran prenaient parti pour l’Algérie ».

« De son côté, l’Algérie pourrait bénéficier d’un soutien, discret également, de la Russie et peut-être de l’Iran, sans implication directe cependant, la Russie ne souhaitant pas s’embourber et l’Iran ne souhaitant pas disperser ses forces », indiquent également les experts mobilisés par le FMES pour travailler sur ce scénario de crise au Maghreb.

Dans une éventuelle guerre, les deux pays disposent d’atouts et de désavantages.  Ainsi, « le Maroc pourrait bénéficier du renseignement et des capacités cybernétiques américaines et israéliennes très supérieures à celles de l’Algérie, de même que de l’appui de drones suicides Harop israéliens ».

Néanmoins, le même document stratégique du FMES relève que « le renseignement et les capacités de surveillances terrestres de l’Algérie sont quantitativement plus importantes mais ne peuvent pas être diverties trop longtemps de la frontière sahélienne ».

D’autres alternatives pourront se proposer dans ce contexte à l’Algérie qui « pourrait instrumentaliser l’action du Polisario », analyse la même source en reconnaissant que « la supériorité sous la mer grâce à ses sous-marins Kilo modernisés, elle pourrait imposer
facilement un embargo maritime contre le Maroc ».

Ainsi, « en matière de dissuasion conventionnelle, l’avantage est pour l’Algérie qui détient des capacités supérieures en termes de frappes terrestres à longue distance (missiles Iskander et Kalibr) », certifient les analyses et experts du FMES.

En conclusion, la note de l’Atlas stratégique de la Méditerranée et du Moyen-Orient explique que le Marc est plus fort militaire que l’Algérie dans l’action clandestine et résistance dans la durée. Mais l’Algérie demeure plus puissante militaire que le Maroc dans les frappes dans la profondeur ainsi que le combat sur terrain plat.

« Le Maroc n’a aucun intérêt militaire à une confrontation terrestre dans le sud et le Sahara occidental où la supériorité algérienne pourrait s’exprimer facilement. Dans le nord, le relief montagneux lui est très favorable et lui offrirait une profondeur stratégique qui lui permettrait de tenir facilement les rares axes de pénétration et d’échanger du temps contre quelques parcelles de territoires », souligne enfin la note consacrée par le FMES au scénario d’une escalade militaire entre l’Algérie et le Maroc.

5 COMMENTS

  1. plus fort , plus beau , plus puissant , en profondeur , en hauteur , en longueur ….tous ca c’est juste de la fausse spéculation et faux calculs , qui ne serviront ni l’Algerie ni le Maroc . il y aura de la destruction , des morts par milliers , des blésses , du sang et des larmes des deux cotes . les occidentaux sont assoifés de petrole et de gaz , ils vont en profiter pour nous pillier comme ils font avec l’Irak et la libye . La Fondation Méditerranéenne d’Etudes Stratégiques devrait s’occuper de ce qui se passe en Ukrain car cette fois ci la Russie est decidé a regler toutes les additions en suspend en Europe . de l’espagne a la norvege , les europens en auront plein les bras . ils vont voir a quel point l’armee russe est profonde dans ses penetrations en territoires hostiles . cette fois ci , les refugies vont traverser la mediterané dans l’autre sens . je souhaites reconciliation , paix et prospérites aux deux peuples freres Algeriens et Marocains

  2. @ karim 16 mars 2022 At 4 h 49 min >>>

    d’accord avec vous mais car il y a un mais sans le makhzen il faut d’abord se débarrasser du makhzen

    quand je dis le makhzen a sa tette le le roitelet Amir el monafikines!! et el maztolins
    qui affame les marocains et qu’ils sont exploiter comme des esclave a la solde des étrangers
    quand vous êtes dans un bus et que vous voyer une dame âgé se levé pour laisser la place a un étranger
    plus jeun qu’elle quand vous lui dite pourquoi vous faite CA elle vous répond c’est un ordre du roi!!
    et ca sa c’est passer devant moi on me la pas raconter!!

    c’est pour vous dire j’étais dégouté!! moi par contre j’ai laisser ma place a la vieille dame!

  3. Analphabètes de l’ANPet: Meditez bien l’exemple de l’armée russe, votre maman, en pleine debandade et desarroi en Ukraine. Sachant que les Forces Armées Royales sont à parité d’équipement et autrement plus qualifiées et interopérables.
    Aussi, en matière militaire, Le Maroc a toujours infligé des revers cinglants aux generaux de casernes algériens. Y compris au Sahara sans les montagnes. C’est d’ailleurs l’unique raison de l’obsession anti-marocaine chez les fous de l’Est.
    L’Armée algérienne n’a qu’un but: s’enrichir et surveiller le peuple algérien. L’ennemi n’est pas marocain mais le peuple algérien qui réclame en vain sa décolonisation.
    Dans les écoles de guerre, on apprend que gagnent la guerre non les obèses en équipements mais ceux dotés d’alliances internationales et une économie diversifiée.
    Enfin, le Maroc a d’autres chats à fouetter que de perdre son temps à faire une guerre inutile à l’Algérie. Il n’ y a que les propagandistes racistes de la Tabounie qui veulent faire croire le contraire. Occupez-vous plutôt de la désertification et de la sécheresse, véritables enjeux vitaux et urgents pour le Maghreb.

  4. @ impartial,

    mon ami toi t’es pas ignorant , toi tu es JAHIL . en ces temps difficile , on veut juste reconcilier . la paix ya zabi . juste la paix . sans conditions des deux cotes . peut etre apres 30 ou 40 années ,les generations futur oublirons la haine avec laquelle on a ete nouri pendant des annees .