Un important syndicat canadien dénonce l’incarcération arbitraire de Lazhar Zouaïmia

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« Un salarié sans histoire dans une prison algérienne ». C’est avec cette phrase choc que le syndicat canadien des technologues d’Hydro-Québec, une société d’État québécoise basée à Montréal et responsable de la production, du transport et de la distribution de l’électricité au Québec, a interpellé ouvertement les autorités canadiennes et l’opinion publique internationale au sujet du malheureux sort réservé au militant algérien Lazhar Zouaïmia incarcéré arbitrairement par la justice algérienne en raison de sa participation active aux activités du Hirak pacifique de la communauté algérienne au Canada. 

« Lazhar Zouaïmia est un citoyen engagé au Québec et un salarié exemplaire de la société d’État. Selon les informations que nous avons reçues, tout porte à croire que c’est son soutien aux revendications de la population algérienne, en faveur de l’établissement d’un État de droit démocratique et contre la classe dirigeante corrompue, qui est la réelle raison de son arrestation », a expliqué à ce propos le président de ce syndicat canadien, Robert Claveau.

« Il est inacceptable qu’en 2022 les droits fondamentaux de citoyens, comme le droit de manifester pacifiquement, soient ainsi violés. J’invite les autorités gouvernementales canadiennes à être beaucoup plus proactives dans les cas de détention injustifiée à l’étranger », a jouté le même le président syndical dans le communiqué rendu public hier lundi 7 mars.

La même organisation syndicale québécoise a rappelé que Lazhar Zouaïmia a été intercepté à son départ d’Algérie, le 19 février 2022, alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour revenir au Canada. « Il y était depuis trois semaines en visite avec sa famille. Le respect des droits de la personne en Algérie est difficile et la répression envers les militant(e)s et les opposant(e)s politiques est sans relâche », souligne la même source d’après qui annonce ouvertement vouloir « publiciser » le cas de Lazhar Zouaimia « afin de mettre de la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il fasse tout en son pouvoir pour rapatrier rapidement ce citoyen canadien », conclut ainsi le syndicat canadien des technologues d’Hydro-Québec qui est affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).