Un important organisme des Nations-Unies dénonce les proportions inquiétantes du racisme au sein du pouvoir algérien

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La situation des droits de l’homme en Algérie a été examinée pour la quatrième fois, dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH) le vendredi 11 novembre 2022 lors d’une réunion organisée au Palais des Nations-Unies ou ce qui est appelé communément l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG) à Genève en Suisse. Et lors de cet examen, le gouvernement algérien a été soumis à des sévères critiques concernant les proportions récentes du racisme au sein de la classe politique dirigeante. 

Ces critiques ont été formulées et émises par un important organisme relevant du Haut Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme. Il s’agit du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale qui s’est dit préoccupé par les informations faisant état de discours de haine raciale prononcés par des personnes publiques, notamment à l’égard de certaines populations amazighs ainsi qu’à l’égard des migrants.

Le même organisme s’est dit également inquiété de la montée et de la banalisation du racisme et de la xénophobie qui se manifestaient dans les stades et dans les médias, y compris sur les réseaux sociaux, à l’égard de ces mêmes groupes de personnes, ce qui pourrait générer un climat propice à des actes de violence à caractère raciste.

Ce même Comité a vivement recommandé aux autorités algériennes de prendre des mesures efficaces afin que tout propos ou tout acte de violence à caractère raciste, ou l’incitation à commettre de tels actes, dirigés en particulier contre toute race ou tout groupe de personnes d’une autre couleur ou d’une autre origine ethnique, donnent lieu à une enquête et que les auteurs fassent l’objet de poursuites et de sanctions.

Ces observations ont été formulées à l’Algérie dans le cadre de la mise en place du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies. Il est à préciser que le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale est composé d’experts indépendants chargés de surveiller l’application de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale par les États parties.

Selon l’ONU, la discrimination raciale reste un obstacle à la pleine réalisation des droits de l’homme. Malgré les progrès accomplis dans certains domaines, les exclusions et les restrictions fondées sur la race, la couleur, l’ascendance et l’origine nationale ou ethnique continuent d’engendrer des conflits, des souffrances et des pertes en vies humaines. Le Comité mène des actions en vue de lutter contre l’injustice et la discrimination, ainsi que les dangers qu’elles représentent.

Soulignons enfin que le Conseil des droits de l’homme (CDH) est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies chargé de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde. Il a également pour mission de faire face à des situations de violations des droits de l’homme et de formuler des recommandations à leur sujet. Il est en mesure d’examiner toutes les questions et situations en lien avec les droits de l’homme qui nécessitent son attention, et ce tout au long de l’année. Il se réunit à l’Office des Nations Unies à Genève.