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mercredi, février 8, 2023

Un étude du FMI dévoile que les dettes des entreprises publiques ont dépassé les 42 milliards de dollars depuis fin 2020

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Les dettes des entreprises publiques et étatiques algériennes représentent un véritable fardeau qui empêchent le pays de se développer et de se stabiliser financièrement. Le montant de ces dettes ne cessent de battre des records vertigineux. Dans son dernier rapport datant de décembre 2021 concernant les consultations de 2021 au titre de l’article IV avec l’Algérie, le FMI dévoile que le montant des dettes des entreprises publiques algériennes a dépassé les 42 milliards de dollars US depuis la fin 2020. C’est un seuil tout bonnement hallucinant. 

« La dette des entreprises publiques non financières est élevée (elle représentait 29 % du PIB à la fin de 2020 d’après les estimations des services du FMI). Les deux-tiers environ de cette dette sont garantis par l’État, et les entreprises publiques doivent recevoir régulièrement une aide publique », déplore ainsi le FMI dans ce même rapport dans lequel il appelle autorités algériennes « à formuler et communiquer une stratégie de participation et
classer les entreprises publiques en fonction de leur viabilité, de leur importance stratégique et de la nature de leurs activités, tout en renforçant leur gouvernance » .

En clair, le gouvernement algérien adopte un comportement suicidaire en tentant à tout prix de maintenir en vie ces entreprises moribondes. Le FMI a demandé, par ailleurs, dans son dernier rapport aux autorités algériennes d’améliorer « l’information financière et la transparence des entreprises publiques, publier un rapport de synthèse sur leurs résultats financiers et renforcer leur suivi afin de mieux gérer les risques budgétaires ».

Le FMI est également inquiet au sujet de la gestion des investissements publics en Algérie. Dans ce même rapport datant de décembre 2021, les experts du FMI ont beaucoup insisté sur l’importance d’observer une « rationalisation des dépenses d’investissement » en Algérie.

Le FMI a estimé que l’Algérie a plus jamais besoin d’une évaluation, une sélection et un suivi financier plus stricts des projets d’investissement public. « Les projets doivent être classés par priorité en fonction de leur faisabilité, de leur état de préparation et de leur impact économique », ont expliqué ainsi kes services du FMI qui n’ont pas hésité à mettre en garde les autorités algériennes  contre les risques budgétaires liés aux programmes d’investissements publics qui sont décidés sans aucune logique rationnelle liée à la nécessité de les contrôler et de les orienter vers des investissements productifs capables de procurer des richesses au pays.

 

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