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samedi, janvier 28, 2023

Un autre rapport international prévoit l’épuisement des réserves de change de l’Algérie d’ici 2022

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Les réserves de change en Algérie pourraient s’épuiser d’ici 2022, souligne un nouveau rapport international réalisé par des experts indépendants qui se sont penchés sur la situation économique, financière et politique actuelle dans les trois pays du Maghreb : la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. 

C’est l’Institut Montaigne qui est à l’origine de ce rapport international. Ce think tank fondé en 2000 par Claude Bébéar, longtemps PDG d’Axa et figure tutélaire du patronat français, a la vocation «d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques». L’Institut Montaigne et sa quinzaine de salariés sont financés quasi intégralement grâce aux adhésions d’une centaine d’entreprises, dont plusieurs sont membres du CAC 40, à savoir le principal indice boursier de la Bourse de Paris. En clair, ce think tank est très influent en raison de sa proximité avec les décideurs des plus grands groupes économiques français.

Ses rapports internationaux sont très suivis et appréciés par les chercheurs et divers spécialistes. L’Institut Montaigne vient de publier un nouveau rapport intitulé : « la stabilité du Maghreb, un impératif pour l’Europe ».  Dans ce rapport, ce think tank français a expliqué que « les 6 millions de Français originaires du Maghreb font aujourd’hui que le destin de la France est lié à cette région du monde. Face à la crise, renforçons notre coopération économique et financière ».

Dans l’un des nombreux chapitres de ce rapport de 59 pages consacrés à l’Algérie, les experts de l’Institut Montaigne expliquent clairement que « les marges de manœuvre algériennes en matière d’équilibres financiers externes devraient se restreindre rapidement. Les réserves de change représentaient 188 milliards de dollars en 2013, avant le contre-choc pétrolier de 2014. Elles représentent moins de 45 milliards de dollars à la fin de 2020. En l’absence de remontée sensible des cours du pétrole, elles pourraient être totalement épuisées d’ici 2022 ».

Le même rapport décrypte encore toute l’actuelle gestion financière de l’Etat algérien. Et il a planché aussi sur les mesures adoptées par l’Etat algérien face à la crise financière. Les experts de l’Institut Montaigne soulignent à ce propos que « l’efficacité des mesures conjoncturelles » adoptées par les autorités est « limitée par les handicaps structurels de l’économie algérienne ».

« Le climat des affaires demeure médiocre, ce qui fait du pays l’un des moins attractifs pour les IDE (dont le stock peine à dépasser les 15 % du PIB). La sécurité juridique des entreprises étrangères est perçue comme faible (nombreux problèmes de délais de paiement signalés dans les entreprises étrangères) et l’attractivité de l’investissement est limitée par le poids de l’administration. L’économie est faiblement diversifiée et concentrée sur les activités d’extraction. Le marché du travail est mal apparié. Le taux de chômage chez les jeunes est élevé. Enfin, le système bancaire algérien ne finance qu’imparfaitement l’économie, et la moitié des encours bancaires concerne le secteur public », analyse à ce propos le rapport Montaigne.

Pour rappel, un précédent rapport établi à la fin de l’année 2020 par les Nations-Unies en partenariat avec la Commission Economique pour l’Afrique, sous l’égide du Bureau du Coordonnateur Résidentn, a analysé l’impact socio-économique de la crise de la COVID-19. Et ce rapport a expliqué également que les réserves de change évaluées à 62 milliards de dollars fin 2019,  devraient chuter à 24 milliards de dollars fin 2020 « si aucune mesure n’est prise ». Le FMI, de son côté, a estimé récemment à 157 dollars le prix du baril nécessaire pour équilibrer les comptes budgétaires algériens en 2020, tout en prévoyant un prix moyen du baril à 36 dollars en 2020 et 38 dollars en 2021. « Par conséquent, les réserves de changes pourraient s’épuiser complètement entre 2021 et 2022 », a-t-il relevé enfin.

 

 

 

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5 COMMENTS

  1. L’épuisement a débuté quand boutef a pris le pouvoir, 1000 milliards de dollars ont disparus en 20 ans et depuis boutef avec le vente du pétrole/gaz n’a servi qu’à payé les dividendes aux amis ainsi qu’aux pays profiteurs pour vanter son prestige et surtout raconter que boutef moudjahid El akbar alors qu’il n’a jamais mis un fusil dans ses mains a nous faire croire qu’il est né en 1938 a Oujda fils d’un adjudant des tabors marocains ,en 1954 a l’âge de 16 ans il était commandant bref ,en tous les quelques sous qui restent sont déjà posés a l’étranger afin que Tebboune et ses amis se sécurisent en cas le hirac prend l’Etat en mains.

  2. Vivement l’épuisement de toutes les réserves quelles qu’elles soient.
    qu’on finisse une bonne fois pour toute avec les parasites.
    Je suis confiant on bâtira une nouvelle Algérie avec comme AXIOME : celui qui ne travaille pas ne mange pas.
    Evidement YETHASBOU GAA

  3. @EL HASSI

    De Gaulle qui nous a compris a remis la clé du coffre avant de nous laisser à ses protégés.
    Il leur a dit « inverser la primauté du civil sur le militaire et nous ferons le reste pour vous » !
    Quant au peuple, indigènes hier ! Indigènes aujourd’hui, sort identique aux indiens d’Amériques d’hier !
    Si, on veut changer les choses, il faut se réveiller de notre profond sommeil !

  4. @Amara

    Non, nos Oulamas-maison le savent, puisque c’est leurs parents qui ont été chargés d’administrer l’anesthésie « arabo-islamique » au peuple sous le haut patronage de De Gaulle. En récompense, le relais de la continuité a été remis à leur progéniture formée à bonne école, pour finir le travail !