Tiaret : Le cri de détresse des insuffisants rénaux

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C’est un véritable cri de détresse que les enfants atteints d’insuffisance rénale de la wilaya de Tiaret ont lancé, dans une vidéo diffusée et partagée massivement sur les réseaux sociaux. Boukhors Mohamed, président de la fédération nationale des insuffisants rénaux s’est emparée de l’indignation générale soulevée par cette vidéo pour sensibiliser le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au sujet de la situation dramatique minant le vécu des malades atteint d’insuffisance rénale et les problèmes qu’ils rencontrent tous les jours au niveau des structures de santé de la wilaya de Tiaret.

Le président de la fédération des malades atteints d’insuffisance rénaux déplore dans son appel lancé à Tebboune que « tous les enfant malades sont automatiquement dirigés vers l’EHS de pédiatrie de Canastel d’Oran, accompagné par leurs mères afin d’y être pris en charge pour une séance d’hémodialyse en traversant 500 km aller-retour trois fois par semaine ».

Il a dénoncé, par ailleurs, la qualité des soins et le nombres de décès enregistrés au niveau des services de néphrologie, le comportement indifférent et le laisser-aller des professionnels de la santé ainsi que l’absence de prise en charge médicale adéquate et adaptée aux besoins des enfants souffrant d’insuffisance rénale.

Dans la même sillage, le président de la fédération des insuffisants rénaux a fait part de son désarroi et son indignation face aux menaces et harcèlement qui subissent les malades ayant osé dénoncer cette situation inhumaine. Il cite à ce sujet « les enfants Bouzidi qui subissent un harcèlement inhumain de la part des responsables locaux, à savoir le directeur de la santé et de population, l’inspecteur de la direction de la santé et le directeur de l’EPH de Sougueur, avec la bénédiction du Wali de Tiaret », accuse-t-il.

Il est à rappeler qu’en mars dernier, dans une vidéo qui a été massivement relayée sur les réseaux sociaux, lors d’une visite du Wali de Tiaret à l’EPH Mimouni Tahar de Sougueur, le président de l’association des insuffisants rénaux (El-Yosr) s’est révolté devant le Wali et le directeur de l’EPH en pointant du doigt l’état de l’hôpital, notamment le malpropreté au niveau du service, le traitement d’eau avant d’arriver aux générateurs d’hémodialyse, mais aussi le nombre insuffisant des machines où une centaine de patients continuent de se relayer sur 12 machines d’hémodialyse seulement.

De son côté, le Wali de Tiaret s’est dit « attentif aux doléances des malades », mais aucune mesure concrète n’a été prise à ce jour pour soulager les souffrances de ces malades.