Terrible tragédie près des rivages espagnols : près de 50 harragas algériens morts et disparus en seul week-end

5
2705

C’est une tragédie sans précédent. Près de 50 Harragas algériens ont trouvé la mort, d’autres sont encore portés disparus, près des rivages espagnols en un seul week-end. C’est le bilan le plus lourd qui n’a jamais été enregistré auparavant par les autorités espagnoles. 

Au total, pas moins de 4 embarcations de migrants clandestins algériens ont fait naufrage près des côtes espagnoles. Deux embarcations provenaient des plages de la wilaya d’Oran, une autre des rivages de la wilaya de Boumerdès et une dernière a pris la mer depuis la wilaya d’Alger, nous apprend à ce sujet ce dimanche matin Francisco José Clemente, membre actif d’une ONG espagnole spécialisée dans l’accueil de migrants arrivés en Espagne sur des embarcations de fortune.

Francisco José est l’un des plus importants spécialistes de la question de l’émigration clandestine en Espagne. C’est lui qui est à l’origine de la création du compte Twitter « Héroes del Mar » à travers lequel il couvre la majorité des embarcations de la Mer d’Alboran en lançant des alertes et en diffusant des informations. Francisco José Clemente travaille essentiellement avec le Centre International pour l’Identification de Migrants Disparus (CIPIMD) qui se trouve à Malaga en Andalousie (Espagne). A la demande des familles, organismes et autres institutions, cette organisation non gouvernementale s’occupe de la recherche et de l’identification des personnes disparues et de leurs proches.

D’après cette source considérée comme l’une des plus fiables concernant l’observation du fléau de la migration clandestine au sud de l’Espagne, ce drame inédit s’est produit le week-end dernier lorsque près de 1500 migrants algériens ont pu débarquer sur les plages espagnoles à bord de plus de 80 embarcations de fortune.

Francisco José Clemente n’a pas manqué de rendre hommage aux victimes et de rappeler que ces Harragas algériens ont couru un immense danger pour uniquement fuir le désespoir qui les ronge dans leur pays. Ils voulaient seulement « améliorer leur vie, aider leurs mères et leurs pères », regrettent l’observateur espagnol visiblement très ému face à cette tragique perte de près de 50 jeunes harragas ayant rendu l’âme en haut mer après avoir échoué à rallier sains et saufs les plages espagnols.

Signalons enfin que ces naufrages se sont produits dans la nuit du 17 au 18 septembre dernier dans les eaux territoriales espagnoles. Les défunts Harragas algériens parmi lesquels des femmes et des enfants tentaient de rallier les rivages de la région d’Almeria à l’extrême sud de l’Espagne. Les autorités algériennes n’ont, pour le moment, fait aucun commentaire à propos de cette tragédie.

 

5 COMMENTS

  1. Moi, j’ai envi de demander à tous les algériens, à quoi bon de faire des enfants, de les élever, de les instruire jusqu’à leurs majorités puis les regarder à regrets prendre le large pour s’écraser sur les récifs espagnoles ou italiens sans même faire leurs deuils ? Alors que notre pays est délibérément laissé en jachères pour ne servir qu’une minorité prédatrice !
    Comme dirait Tahar Djaout : « Le silence, c’est la mort, et toi, si tu te tais, tu meurs et si tu parles, tu meurs. Alors dis et meurs ! »

  2. Le pouvoir politique ne veut et ne peut offrir un avenir ni laisser la population se prendre en main , il préfère provoquer des drames humains soit en poussant ces derniers à la mer où en les envoyant croupirent en prison sans passer par la case jugement, tout en les accusant d’appartenir à une telle ou telle organisation terroristes souvent sans preuve et imaginaires .
    Mais jusqu’à quand pourront t’ils jouer avec la vie et les nerfs de la population ? Attention au retour du bâton, alors sa sera un désastre pour l’Algérie et les algériens.

  3. j’ai écouté des jeunes de 22 à plus de 35 ans qui possèdent un emploi -coiffeur, mécanicien ,pizzaiolo…- me dire que leur travail et sa rémunération ne leur donne aucun espoir d’acquérir ,un fond de commerce, un logement et encore moins de se marier et de s’installer dans la vie;ils refusent les petits métiers de dealers qui disent ils améliorent considérablement les revenus. Ils rêvent tous de la harga vers l’Europe et ils ne citent que les cas de leurs copains de quartiers qui ont réussi la traversée et qui gagneraient très bien leur vie à l’étranger. Ils ne disent mot sur les dangers mortels de la traversée ou des échecs subis.
    C’est à désespérer car on ne possède que de peu d’arguments pour les ramener à une certaine réalité; la faiblesse du pouvoir d’achat ,l’inflation et l’absence d’une économie de loisirs qui amoindriraient la mal vie et la perte d’espoir d’une majorité de notre jeunesse laissent peu d’espoirs