Tebboune à Blinken : « nous achetons toutes ces armes uniquement pour nous défendre et protéger nos frontières »

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L’Algérie a une doctrine militaire fondée uniquement sur la nécessité de protéger ses frontières et se défendre contre les agressions étrangères. C’est ce que le Président Abdelmadjid Tebboune a assuré lors de ses échanges avec le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken qui se sont déroulés hier mercredi 30 mars au siège de au siège de la Présidence de la République en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, du ministre de l’Energie et des mines, Mohamed Arkab, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, de la ministre de l’Environnement, Samia Moualfi, et du directeur de cabinet à la Présidence de la République, Abdelaziz Khellaf.

Abdelmadjid Tebboune a assuré à son interlocuteur américain que l’Algérie n’a aucune intention hégémonique et ne nourrit pas l’ambition de s’imposer comme une « puissance régionale » qui impose son diktat géopolitique à ses voisins ou ses partenaires étrangers. « Ce que nous voulons, c’est que nos frontières soient calmes et nos dépenses militaires sont uniquement dédiées pour la protection de nos frontières », a indiqué à ce propos Abdelmadjid Tebboune, à en croire le compte-rendu publié par le département d’État des États-Unis, le département exécutif fédéral des États-Unis chargé des relations internationales, retraçant l’intégralité des contenus des échanges entre Tebboune et Blinken au Palais Présidentiel d’El-Mouradia.

D’après les confessions d’Abdelmadjid Tebboune, l’Etat algérien aurait souhaité consacrer tous ses dépenses militaires pour  « l’épanouissement de notre jeunesse et pour le développement de notre territoire ». « Nous n’avons pas besoin d’autant d’armes et nous les utilisons uniquement nous défendre. Nous avons une doctrine militaire défensive. Nous n’avons jamais élaboré une doctrine militaire offensive cherchant à aller au-delà de nos frontières nationales », a rassuré encore Abdelmadjid Tebboune selon lequel l’Algérie est aujourd’hui préoccupée par sa sécurité nationale parce qu’elle est entourée de « foyers de tension » dans les pays voisins comme la Libye, le Mali sans oublier le conflit larvé du Sahara Occidental qui l’oppose au Maroc.

Soulignons enfin qu’une source diplomatique autorisée à confier à l’APS, l’agence  de presse gouvernementale officielle, que « les entretiens entre les responsables algériens et le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken se sont déroulés dans une atmosphère « cordiale et constructive ».  « Les entretiens entre les responsables algériens et M. Bliken sont déroulés dans une atmosphère cordiale et constructive », a indiqué cette même source se réjouissant de la forte impulsion donnée au partenariat stratégique dont les perspectives sont très prometteuses.