Tahar Allache, les Services de Renseignements et l’Invraisemblable Cambriolage à l’Aéroport d’Alger !

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Les bureaux de l’antenne des services de renseignements algériens au niveau de l’Aéroport International d’Alger se situent à l’intérieur de la zone T4, zone attribuée de manière exclusive aux éléments des services secrets algériens et à l’équipe de télésurveillance appartenant à la Direction Générale de la Sûreté Nationale.

Cette zone sensible présente deux entrées, une du côté ville et l’autre côté piste, accessible par un strict contrôle d’accès et sous la surveillance d’une partie des 1400 Caméras du Terminal T4 de l’aéroport International d’Alger, qui surveillent tous les espaces de la nouvelle aérogare.

La première porte des bureaux de la Direction de la Sécurité Intérieure, côté ville, ouvre sur un long couloir séparant des bureaux de chaque côté, qui s’achève au niveau de la porte côté piste, également contrôlée par un accès automatisé.

En théorie personne d’autre, pas même Tahar Allache le PDG de la Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires (SGSIA), n’a accès à cette zone qui requiert l’utilisation d’un badge appartenant aux Services Secrets de l’Armée algérienne.

Sauf que quelques jours avant le mois de Ramadan, ces bureaux renfermant des dossiers sensibles et des armes, ont fait l’objet d’un cambriolage et du matériel informatique a même été subtilisé !

Une enquête a été déclenchée par la Police Judiciaire (PJ) au niveau de l’Aéroport, qui a alors convoqué cinq Directeurs de permanence qui se relaient chaque jour au niveau de l’Aéroport, afin d’être entendus sur Procès-Verbal (PV).

Mis sous pression, harcelés de questions par les policiers dans le cadre de cette enquête, certains des cadres de la SGSIA convoqués ont refusé de signer les PV et ont proposé aux éléments de la PJ de visionner les enregistrements des caméras de surveillance, puisque celles-ci mettaient en mémoire 3 mois de vidéos !

Cela insinue que si la police laisse trainer cette enquête au-delà de 90 jours, les images ne pourront plus être exploitées puisqu’elles seront tout simplement et automatiquement écrasées par de nouveaux enregistrements…

Tahar Allache, qui craint un scandale suite à la médiatisation de l’étrange cambriolage subi par les Services de Renseignements algériens dans l’enceinte même de l’Aéroport qu’il dirige, décide d’intervenir et demande aux membres de l’antenne des Services de Renseignements affectés à l’Aéroport, d’étouffer l’affaire, leur promettant de leur restituer tout le matériel subtilisé et les doter de nouveaux bureaux, chaises etc…

Il y a quelques jours de cela, alors que l’enquête semblait trainer en longueur et s’enliser, le tribunal militaire de Blida a transmis des convocations aux Directeurs de Permanence de la SGSIA.

Après leur audition, les services militaires chargés de l’enquête ont décidé de convoquer et d’auditionner 6 policiers travaillant dans l’enceinte de l’aéroport, seuls certains d’entre eux ont été relâchés et ont pu rejoindre leur travail.

Depuis que l’Armée algérienne a pris en main l’enquête, Tahar Allache se réfugie dans un profond silence et personne à la SGSIA n’a voulu répondre à nos questions.

Mais ce qui est certain, est que malgré tous les scandales de harcèlement, les grèves, les détournements et les abus, la corruption dénoncée par des entreprises étrangères et aujourd’hui le casse de bureaux des services de renseignements dans l’aéroport qu’il administre et sa tentative d’étouffer l’affaire, Tahar Allache, lui, n’a toujours pas été sanctionné…