Selon le nouveau ministre français de l’Agriculture, les Algériens doivent se poser la question « de savoir s’ils vont pouvoir se nourrir »

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(FILES) In this file photo taken on May 4, 2022 France's Junior Minister of Relations with the Parliament Marc Fesneau leaves after a weekly cabinet meeting at the Elysee Palace in Paris. - Marc Fesneau was appointed Minister of Agriculture and Food Sovereignty. (Photo by bertrand GUAY / AFP)

Le nouveau ministre français de l’Agriculture Marc Fesneau, a estimé ce samedi 21 mai 2022 que la question de la souveraineté alimentaire sera cruciale dans le monde d’aujourd’hui et pénalisera de nombreux pays fragiles. « Les dérèglements climatiques viennent poser des questions quantitatives qui ne sont pas des petites questions », a-t-il estimé, évoquant par ailleurs les conséquences de la guerre en Ukraine. 

Mais selon Marc Fesneau, l’Algérie fait partie des pays les plus dangereusement exposés à l’insécurité alimentaire. Pis encore, selon ce ministre français, les Algériens doivent se poser sérieusement la question de « savoir s’ils vont pouvoir se nourrir » ! « Ce n’est pas chez nous que le problème va se poser là, mais parlons aux Égyptiens, à l’Algérie, à la Tunisie », qui peuvent se poser la question « de savoir s’ils vont pouvoir se nourrir « , a-t-il ajouté, rappelant la nécessité d’ »assurer la production et en même temps d’œuvrer en direction de l’environnement ».

Évoquant la guerre en Ukraine, Marc Fesneau a souligné également que cette crise vient « rappeler qu’on a besoin de produire. La question quantitative n’est pas une question qui est derrière nous. La question de se nourrir n’est jamais une question derrière soi et les dérèglements climatiques viennent poser des questions quantitatives qui ne sont pas des petites questions », a-t-il estimé, nous apprend un compte rendu publié par l’AFP.

Ancien président du groupe Modem, un parti politique du centre, à l’Assemblée nationale française, Marc Fesneau, 51 ans, était depuis 2018 ministre en charge des relations avec le Parlement. Il est considéré en France comme un bon connaisseur du secteur agricole pour avoir travaillé plusieurs années à la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher, un département français situé dans la région Centre-Val de Loire (Centre Ouest de la France) notamment en tant que directeur du service chargé des politiques de développement local et des fonds européens.