Révélations. Expulsion de migrants irréguliers : l’Algérie a cédé aux pressions de la France pour s’éviter des sanctions sévères

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C’est un dossier qui alimentait de préoccupantes tensions entre Alger et Paris. Depuis novembre 2020, et la visite du ministre de l’Intérieur français, Gérard Darmanin, à Alger, les autorités françaises n’ont pas cessé de demander une plus grande souplesse aux autorités algériennes concernant la coopération en matière de lutte contre l’émigration clandestine. La France a réclamé plus précisément à l’Algérie des facilitations dans la délivrance des « laissez-passer consulaires » qui permettent aux migrants algériens arrêtés en situation irrégulière sur le territoire français d’être expulsés vers leur pays. 

Cette revendication a été prise officiellement en considération par le Président Abdelmadjid Tebboune qui avait promis aux autorités françaises de faire des efforts pour lever les blocages empêchant l’expulsion des migrants clandestins algériens à cause des nombreuses formalités administratives que rechignent à accomplir les consulats algériens en France.

Cependant, la promesse de Tebboune ne s’est jamais concrétisée depuis novembre 2020 et la situation a même empiré depuis fin juin 2021 puisque plus de 2500 migrants irréguliers algériens étaient retenus par les autorités françaises qui ne pouvaient pas les expulser faute d’une meilleure coopération de la part des services de l’Ambassade d’Algérie à Paris et des 18 consulats algériens répartis à travers l’ensemble du territoire français.

Ces blocages ont été maintenus par les autorités algériennes au moment où le Président français Emmanuel Macron a insisté au début du mois de juin 2021, lors d’une réunion à l’Élysée, auprès de ses ministres sur l’importance d’activer « de manière volontariste les dispositifs en vigueur » pour les expulsions des migrants en situation irrégulière.

Cette réunion s’était déroulée en présence du Premier ministre, Jean Castex, et des ministres Gérald Darmanin (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangers) et une représentante du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. Emmanuel Macron leur a demandé « d’activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » et d’intensifier les négociations avec les pays d’origine.

Face au flagrant manque de réactivité des autorités algériennes, le Premier-ministre français, Jean Castex, brandit la menace de sanctions sévères qui devaient être communiquées dés la fin de l’été 2021 à Alger. Ces sanctions portaient essentiellement sur un arrêt brutal et sans précédent des délivrances des visas Schengen depuis l’ambassade de France à Alger au profit des hauts responsables de l’Etat algérien, de leurs familles et de plusieurs fonctionnaires algériens. Ensuite, dans une deuxième étape, Jean Castex avait menacé Alger de revoir radicalement les mécanismes d’octroi des visas à tous les ressortissants et demandeurs algériens. En dernière étape, le Premier-ministre français avait envisagé même de geler plusieurs projets de coopération avec l’Algérie pour manifester ouvertement sa colère contre l’attentisme et l’immobilisme des autorités algériennes dans le dossier des délivrances des « laissez-passer consulaires ».

Les tensions ont connu un pic au cours de l’été dernier lorsque les autorités algériennes ont dénoncé le ton menaçant de Jean Castex. Dés son retour à son portefeuille de ministre algérien des Affaires étrangères en juillet 2021, Ramtane Lamamra s’empare du dossier et essaie de calmer la colère des français en entamant plusieurs pourparlers avec son homologue Jean-Yves Le Drian. Mais Jean Castex ne décolère toujours pas et exige des mesures concrètes et non des promesses sans lendemain.

Au final, Alger finit par céder aux pressions et ordonne à ses consulats en France de débloquer rapidement les laissez-passer consulaires indispensables pour les opérations d’expulsion des migrants irréguliers arrêtés par la Police française. Mais, pour autant, le dossier n’est pas clos car de nombreux migrants clandestins algériens cachent subtilement leur identité et leurs origines pour éviter toute expulsion. Placés dans des centres de rétention ou sous surveillance policière, ils sont retenus encore en France en attendant que les autorités algériennes puissent vérifier minutieusement leur identité. Ce travail relève de la responsabilité du ministère de l’Intérieur dirigé par Kamel Beldjoud.

Or, ce dernier a déçu à maintes reprises ses interlocuteurs français avec ses lenteurs successives et son manque de réactivité. Certains diplomates français n’ont pas hésité à interpréter cette attitude comme une volonté manifeste de bloquer une nouvelle fois les expulsions de migrants algériens irréguliers depuis la France vers l’Algérie. Des protestations officielles ont été soulevées par les autorités françaises qui ont interpellé Abdelmadjid Tebboune pour lui demander d’intervenir dans ce dossier délicat qui pourrait une nouvelle fois susciter de vives tensions entre Alger et Paris.

 

10 COMMENTS

  1. La France a un wagon de retard
    sur la nouvelle politique de la
    nouvelle Algérie !
    On ne délivre plus que des allés
    simple …
    Cela va monter crescendo de
    façon inversement proportionnelle
    à la baisse du PIB.
    Les temps sont durs M. Cassetête !
    Pardon ! M. Castex.

  2. Sinon c’est bien la France ? Ça te permet de dire des âneries dans ton HLM et des APL… Parasite et crétin va… Heureusement que l’Algérie te chie dessus…Ah si seulement on pouvait retirer les passeports algériens aux parasites comme toi..

  3. Mais ils sont fous ces gaulois… ils veulent le beurre l’argent du beurre et le derrière de la crémière
    comment peuvent t’ils soutenir la politique en place et dans le même temps demander de reprendre ces réfugiés politiques et économique ?
    Après il y’a un moyen tout simple de convaincre ces grabataires de les reprendre rapidement… c’est de les menacer de ne plus les laisser venir se faire soigner dans les meilleurs hôpitaux du continent européen bien évidemment.
    Ils n’ont peurs de rien…sauf de la maladie.

  4. A Balou…. Tu parles dans le virtuel….dans le vent…. hahahahahaha….

    La réalité c’est qu’on fracasse du Zouave Makiste tous les jours et que tu confirmes sur le net ce qu’est un Zouave Makiste : un arriéré lâche double d’une sous merde….

    T’arrives même pas à crier à l’indépendance de ton douar à chiotte sur un écran…

    Tu te rends compte que vous vous contentez de faire semblant de croîre aux torchons de Semmar le Harki….Il n’y a plus que deux mouches à khra marocaine pour vous soutenir ???
    Ahahhaahhaha…. Hahahahahaha…

    Vous symbolisez bien la Race de sale porcs de Zouaves….Bravo !
    Continuez à vous soigner sur le net…il ne reste plus que ça avec les sites Makistes….

    La réalité ? On vous la met…:)

  5. Bientôt il ne restera plus que des
    dey Klabs, des repris de justice recyclés dans les RG, des baltaguis briseurs de manifestations et des farghines chghalls-indicateurs dans l’Algérie des généraux d’opérettes.
    Mais hélas ! Ça n’incite pas à rire devant ce spectacle que tout le monde sait éphémère tant ces boum… boum…n’appréhendent même pas les dangers des razzias qu’ils ont commises ! Voilà des ignares qui se tirent une balle dans le pied et fiers de l’être. Tels des ivrognes, ils te rajoutent une insulte pour le voyage :
    « Inal li m’a Ihabnach ! »
    Et se replongent dans leur partie de poker interminable mais hélas, oh ! Combien dommageable pour le pauvre peuple pris en otage !

  6. Toutes ces sanctions et représailles pour 2500 individus qu’on veut expulser de France vers l’Algérie. Alors quelles seront les sanctions envers la junte et leurs familles pour les dizaines de milliers de haragas qui sont en train d’arriver en Espagne mais pour destination finale la France???!!! Le TPI pour certains généraux? Leur interdir de quitter l’Algérie ??
    Finalement l’histoire ne fait que se répéter, comme en 1962 la France va abandonner ses harkas composant le régime algérien et va les livrer au peuple assoiffé de vengeance pour tout le mal qu’on lui a fait subir depuis des années !!!