Révélation – Quand le Polémiste de Londres Tente de Laver le Wali aux Pratiques Immorales !

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Actifs sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, YouTube et à moindre échelle Twitter, les bloggeurs algériens les plus en vue du moment doivent leur notoriété à leur sens aiguisé de l’opportunisme qui leur a permis de surfer sur la vague de contestation populaire et d’exploiter le vide de communication laissé par les pouvoirs publics.
Si leurs rendez-vous virtuels sur internet accueillent des dizaines de milliers de visiteurs quotidiennement, c’est parce qu’ils se présentent pour certains comme une « opposition politique fiable » se qualifiant d’adversaires du régime, alors que d’autres s’estiment être les relais et défenseurs indéfectibles de l’Etat algérien.
En ma qualité de journaliste et d’universitaire, j’ai pu suivre l’évolution de ce phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années, alimenté, il faut le reconnaitre, par les carences communicationnelles de l’administration algérienne.
Contribuant pour certains directement avec des médias à l’étranger ou repris par des sites le plus souvent hostiles à l’Algérie, certains fantaisistes du Net, qui font office de bouffons du Roi ou amuseurs populaires, sont largement manipulés par des intermédiaires proches de puissants clans du pouvoir ou par des hommes d’affaires véreux pour la plupart, engagés dans une guerre de pouvoir et d’intérêts.
Un des propagandistes mercenaires réfugié à Londres a même réussi à capter l’attention de nos concitoyens en partageant ses délires complotistes et en diffusant des informations parcellaires et inexactes qu’il reçoit, les revendiquant comme le résultat de ses propres enquêtes ou les présentant comme la conséquence de la sympathie qu’il aurait auprès de certains membres actifs au sein du pouvoir en Algérie, parmi ceux-là mêmes qu’il est censé combattre… Un comble !
Cet apôtre du gain facile avec ses diatribes monnayées et à l’égo démesuré souffre d’abord de sa misérable condition d’exilé et d’un manque de reconnaissance lié principalement à son échec, mais surtout à une carence intellectuelle et académique évidente, qu’il tente de combler en s’acharnant chaque jour sur tous ceux qu’il désigne comme mauvais Algériens, le plus souvent à coups d’intox et de mensonges.
Sa douleur relèverait-elle d’un simple traumatisme psychologique ou bien du profond refoulement de ses frustrations, qui ont pu conjointement engendrer cette haineuse et violente réaction envers les représentants d’institutions et citoyens d’un pays, qui focaliseraient pour lui l’origine de son mal-être? Cela parait cliniquement probable !
Aussi faut-il se résoudre à accepter que nous avons là affaire à une personne atteinte d’un réel désordre psychologique, trahi par les troubles obsessionnels du comportement bien visibles durant ses prestations surjouées et faussement passionnées…
Chaque démenti des pouvoirs publics venu invalider ses trahisons est pour lui victoire, chaque démonstration de preuve par les institutions algériennes contre ses vils agissements est pour lui une nouvelle occasion de crier au scandale ou à la manipulation, avant de se réfugier derrière une prétendue colère clairement simulée et une insupportable
réaction victimaire.
Car faire parler de lui et faire le buzz, est là son seul fonds de commerce.
Délire complotiste, divagation propagandiste, élucubration populiste, tout y passe jusqu’au plus horrible des mensonges, le plus scélérat des chantages et la plus abjecte des menaces.
Cet éditocrate et expert en tout ignore totalement les règles les plus élémentaires du journalisme, mais se présente tout de même comme un contrepoids médiatique aux institutions politiques du gouvernement algérien.
Dépourvus des règles de déontologie professionnelle et de la rigueur morale qu’exige la profession, il estime incarner un service d’utilité publique, apportant à son auditoire l’information secrète que les responsables algériens cacheraient, mais que lui seul détiendrait…
Si ce n’est du délire que de s’adresser chaque soir en tutoyant le Président de la République et en exigeant de très hauts cadres de l’Etat de suivre ses conseils dans la gestion de grands dossiers du Pays, on se demande bien devant quel autre trouble souffrirait notre one-man-show qui excelle plus dans le registre du divertissement que celui de l’information.
Ce polémiste qui se réclame être journaliste forcé à l’exil en raison de son engagement politique, est l’incarnation de la contradiction même, puisqu’il affirme être en même temps proche de certains cercles influents au sein du régime algérien, et qu’il doit sa popularité aux révélations et aux injonctions qu’il reçoit, de la part de « très hauts officiers de l’Armée ».
D’un niveau intellectuel assez limité, ce blogueur qui verse plus dans le tragi-comique se distingue par les thèmes et sujets redondants qu’il étale dans ses vidéos, durant lesquelles il menace de manière burlesque des gouvernements ou des Etats.
Usant d’un faible champ lexical qui le contraint à recourir à des répétitions cadencées et à des anaphores populistes, ce piètre orateur virtuel n’a pour unique but que de tromper la vigilance de cette masse populaire tombée dans le piège du conspirationnisme excessif, pensant ainsi apprendre, sur internet, des informations qui relèvent du secret d’Etat !
Je me suis longtemps posé la question de savoir pourquoi ses followers (suiveurs) ne s’étaient jamais demandé ou étaient les fameux soutiens qu’il prétend avoir dans l’Administration algérienne, lorsqu’on lui avait fermé toutes ses pages et chaînes vidéo sur les réseaux sociaux ?
Les contacts de très haut niveau dont il se targue n’auraient-ils pas pu lui éviter la condamnation à 10 années de prison prononcée à son encontre par la justice algérienne ? Etonnant…
Il y a quelques jours il s’en est allé à défendre un ancien Wali, proche de feu le Général Larbi Belkheir, condamné par le tribunal criminel de la Cour d’Alger à 8 ans en 2004, peine ramenée à 7 années de prison en 2007 pour dilapidation et complicité de dilapidation de deniers publics ! Après avoir purgé sa peine, la justice a estimé en 2022 qu’elle n’avait plus rien à lui reprocher.
Il est drôle, vous en conviendrez, que des commis de l’Etat installés en Algérie puissent s’adresser à des blogueurs exilés et condamnés par la justice algérienne, dans l’espoir de les disculper… Immoral vous croyez ? Attendez de lire la suite !
Il faut savoir que durant l’exercice de sa mission, ce Wali a attribué des locaux commerciaux à ses proches alors que ces biens auraient dus être vendus aux enchères publiques par l’OPGI d’Oran. Ce Wali a également attribué des logements à sa famille et a facilité l’attribution d’une parcelle de terrain de 2 hectares au profit de l’agence foncière d’Oran alors qu’elle avait été affectée préalablement à l’administration des P et T…
Il a même loué des locaux publics déclarant que cela rentrait dans le cadre du quota de 15% prévus dans les prérogatives du wali, alors que cette disposition avait été abrogée…
Notre polémiste s’est bien gardé d’indiquer à l’adresse de ses suiveurs que ce même Wali avait attribué des logements de l’OPGI à son épouse à son gendre, au frère de son gendre et à sa belle-mère…
Si aucun texte de loi ne lui interdit dans le cadre du droit discrétionnaire d’attribution de logements à hauteur de 10% du programme réalisés, l’esprit de la loi et la Morale l’interdisent bien !
Car il faut savoir que cette même loi précise que ce quota doit entrer dans le cadre de l’emploi de jeunes ou répondre à une situation d’urgence.
Or le terrain de 82 m2 situé dans un quartier périphérique d’Oran affecté au nom de son épouse, pour un loyer mensuel de 5000 DA, allait être revendu à l’administration pour 500.000 DA avant que l’épouse du Wali n’aille acheter un autre terrain pour 4,5 millions de dinars !
De même pour le local affecté à son gendre et revendu à une autre personne quelques temps après, ou encore l’appartement attribué au frère de son gendre… Une véritable razzia familial !
Il y a également l’appartement affecté à une dame dont le mari est pourtant un industriel propriétaire d’une chocolaterie, ou celui attribué à la sœur du directeur de l’EPLF d’Oran, qui résidait à Sidi Bel Abbès et qui a déclaré n’avoir jamais introduit de demande de logement… Ce bien va être revendu quelques semaines plus tard à un commerçant membre de la Coordination des enfants de chouhada (Cnec).
Ou cet appartement occupé par un étranger et pourtant affecté à l’épouse d’un cadre à la wilaya d’Alger, qui l’a acheté à 120 000 DA pour le revendre quelque temps plus tard à 1,5 million de dinars !
Notre polémiste sait-il que le Wali qu’il défend a par ailleurs affecté un appartement de cinq pièces, situé au Front de mer, loué auparavant au consulat d’Italie au directeur de l’OPGI, tout comme il a fait bénéficier des logements à des officiers du DRS, à des colonels et à leurs épouses.
Ou encore ce logement affecté à une dame dont l’époux a exploité pour en faire une boulangerie, ce dernier étant un employé de la boulangerie du frère du Wali située à Batna…
Après tout cela, si la Justice a préféré oublier le dossier de ce Wali défendu par notre polémiste exilé malgré toutes ces spéculations et actes immoraux, les citoyens algériens qui souffrent de ne pas avoir pu obtenir de logements décents afin d’y vivre ne l’oublieront jamais !
Et nous non plus ! surtout si des comiques essaient de nous en dissuader.