Révélation – La Police Met (Encore) le Bazar à l’Aéroport d’Alger !

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Hier 29 Juin 2022, les services de police de l’aéroport International d’Alger ont décidé de désactiver les lecteurs de badges, qui permettent l’ouverture de la porte de services pour l’ensemble des employés de l’aéroport, au niveau du terminal d’arrivée T4.

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Si cette décision n’a pas concerné les policiers, tous les employés d’Air Algérie, de Swissport, de Tassili Airlines, de la Société de Gestion des Services et Infrastructure Aéroportuaires (SGSIA) ont été privés d’accès à cette zone.

Selon nos informations, c’est le Directeur de la Police des Frontières et le chef de service de la Police de l’aéroport qui ont donné instructions pour fermer les portes aux employés de l’aéroport, sans aucune exception !

Cela a bien évidement engendré une situation chaotique puisque la plupart des services d’assistance aux passagers n’ont pu être maintenus, tels les litiges bagages, l’assistance au passager et aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR), l’annonce des messages commerciaux et opérationnels, la gestion et récupération des chariots à bagages et poteaux de foules…

Etonnant pour un aéroport qui a obtenu la certification AFAQ ISO 9001, désignant un ensemble de normes relatives au management de la qualité !

Que dire également des compagnies aériennes qui se doivent d’assurer le droit à l’assistance passager comme l’exige l’Association du transport aérien international (IATA) à laquelle elles adhèrent.

Le blocage, décidé selon nos sources par instruction reçue par téléphone, a bien évidemment surpris les compagnies aériennes, les employés de l’Aéroport Houari Boumediene, condamnés à attendre une hypothétique explication ou information de leurs responsables, mais surtout les passagers qui ont eu à en payer les frais.

À leur arrivée, hormis la présence de policiers et de douaniers, les voyageurs ont eu la désagréable surprise de constater l’absence de tous les services, livrés à eux-mêmes au niveau du plus grand et du plus important aéroport du Pays, sans le service qui doit être mis à leur disposition !

A partir de 14h00, plus rien ne fonctionnait dans les normes au niveau des arrivées internationales dans l’aérogare T4 !

« J’ai vu des vieilles personnes et des d’autres handicapés subir un traitement inhumain, en l’absence de personnel adéquat et de chaises roulantes ! » Nous affirme un citoyen qui était sur place.

Ce n’est qu’en fin de journée, vers 17h00, qu’il a été décidé la réouverture des portes, un délai malheureusement bien trop long pour les passagers de l’Aéroport d’Alger, qui ont payé très chère leur voyage…

Ni le nouveau PDG de la SGSIA Layachi Akacem, ni son adjoint Omar Halis, qui ont été préalablement avisés, n’ont réagi à cette supposée inspection lancée par les services de Police !

Et même si les règles de l’aviation civile prévoient une limitation de l’assistance aux passagers, celle-ci doit être prévue et justifiée, notamment par la sécurité ou la sûreté des personnes, des aéronefs, des installations et des équipements.

Pourquoi les responsables de la police ont-ils décidé d’agir ainsi pendant tout une après-midi alors que des vols commerciaux étaient prévus ?

Pourquoi la SGSIA n’a pas exigé que l’on respecte les normes de qualité relatives au service d’assistance, consistant à assurer les services et les besoins en ressources en direction des usagers de l’aéroport ?

Dans un pays qui fonctionne, le client, ici le voyageur, est respecté et mis au centre de la stratégie commerciale de l’entreprise… Manifestement pas à la SGSIA !

Aujourd’hui, 30 Juin 2022, les policiers de l’aéroport d’Alger ont verbalement demandé à l’ensemble des employés de l’aéroport de réactiver leurs badges au niveau du service biométrie.

Des techniciens et des ingénieurs de la SGSIA se sont alors vus refuser l’activation de leurs badges, sans aucune autre explication que les instructions n’étaient pas encore tombées les concernant !

Ainsi, si pour une raison ou une autre un problème technique, d’ordre électronique, d’affichage, de transmission ou au niveau de la passerelle devait survenir et perturber les prestations et les services de la plateforme aéroportuaire gérée par la SGSIA, aucune personne qualifiée ne serait en mesure d’intervenir…

Cette Algérie nouvelle n’est-elle pas, comme l’ancienne, en train de laisser une autorité incompétente s’autoriser autant de pouvoir sur des missions de service public ?

Dommage…