Rachid Nekkaz hospitalisé à deux reprises à Chlef et son état de santé ne cesse de se détériorer à cause de ses conditions de détention

0
208

Le détenu politique Rachid Nekkaz a été hospitalisé à deux reprises au cours du mois de juillet dernier au niveau de l’hôpital sœurs Bedj à Chlef, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. L’opposant algérien souffre de plusieurs intenses douleurs au niveau de son nez et de ses oreilles. A Chlef, les médecins lui ont prescrit une urgente opération chirurgicale. Faute de moyens et d’équipements médicaux, Rachid Nekkaz ne peut pas subir cette importante opération chirurgicale à l’hôpital sœurs Bedj. Le détenu doit être transféré en toute urgence vers Alger où un hôpital beaucoup plus adapté est capable de l’accueillir et de l’opérer. 

Cependant, l’administration pénitentiaire refuse toujours de transférer Rachid Nekkaz vers la capitale Alger et le maintient toujours dans des conditions de détention très dures au niveau de la prison de Chlef. L’état de santé de l’opposant algérien ne cesse, pourtant, de se détériorer et ses proches tirent la sonnette d’alarme en dénonçant ce qu’ils qualifient de véritables « maltraitances » infligées à cet opposant qui a joué un rôle clé dans le déclenchement des manifestations populaires du Hirak de février 2019.

Il est à préciser que Rachid Nekkaz a été incarcéré une nouvelle fois le 14 mai 2022 à la suite d’un rassemblement pacifique qu’il avait organisé pour demander la libération de près de 300 détenus politiques qui croupissent encore dans les prisons algériennes. Le 3 juillet 2022, Rachid Nekkaz avait été condamné à 5 ans de prison ferme et une privation de ses droits civiques dans une affaire qui concerne des accusations d’incitation à un rassemblement non armé et pour avoir tenté d’empêcher les citoyens d’exercer leur droit de vote.

Rachid Nekkaz est également un un ex-détenu interpellé le 04 décembre 2019 et poursuivi pour incitation à porter des armes contre des représentants de l’État (criminelle), incitation à attroupement non armé et publication Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national (correctionnelle).  Dans le cadre de la grâce présidentielle décidée à la veille de l’anniversaire du Hirak le 22 février 2021, il avait été remis en liberté provisoire en attendant le jugement définitif le vendredi 19 février 2021. Auparavant, il avait été condamné à un an de prison ferme et une forte amende le lundi 27 décembre 2021. Rachid Nekkaz fait partie enfin des personnalités politiques les plus opprimées et persécutées par le régime algérien depuis 2019.