Près de 4,5 millions de chômeurs : le chômage en Algérie atteint un nouveau record

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Près de 4,5 millions de personnes sans emploi ont été enregistrées à la fin du mois de mai par les services de l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM), l’organisme responsable du service public de l’emploi en Algérie. Dans son plus récent bulletin de statistiques, l’ANEM a recensé plus exactement pas moins de 4 463 098 chômeurs qui recherchent activement du travail à la fin du mois de mai 2022. Ce niveau historique du chômage n’a jamais été enregistré auparavant en Algérie et témoigne d’une ampleur inédite de l’impact de la crise économique et financière sur le marché national du travail. 

Selon les statistiques de l’ANEM, 2 324 516 demandeurs d’emploi sont des hommes et 2 138 582 sont des chômeurs sont des femmes. 1 128 990 des chômeurs recensés sont du personnel qualifié, à savoir des chômeurs qui disposent des connaissances et des capacités requises pour l’exercice du métier pour lequel ils ont été formés.  Le personnel qualifié représente jusqu’à 25 % des chômeurs recensés au niveau des services de l’ANEM à la fin du mois de mai 2022.

43 % des chômeurs dénombrés font partie de la catégorie du personnel sans qualification, ce qui équivaut à pas moins de 1 912 146 personnes, soit près de 2 millions de chômeurs. Par ailleurs, 43 % des chômeurs algériens ont un niveau d’instruction Moyen et 24 % d’entre eux sont des universitaires. Ce qui nous donne pas moins de 1 052 436 chômeurs qui sont diplômés de l’université algérienne.

871 668 chômeurs, soit 20 % de l’ensemble de la population des demandeurs d’emploi, ont le niveau d’instruction secondaire alors que 6 % d’entre eux, à savoir 262 279, n’ont aucun niveau d’instruction.

Ces données démontrent enfin un profond état de déséquilibre du marché du travail en Algérie et reflète l’alarmante perte du pouvoir d’achat et l’endettement des ménages. En se retrouvant au chômage, ces algériennes et algériens sont privés des revenus qui leur permettent de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Ce nouveau record historique du chômage en Algérie correspond à un ralentissement dangereux de l’activité économique provoquant une réduction importante des besoins de main d’oeuvre dans l’économie nationale où les entreprises notamment privées peinent à mobiliser des moyens financiers pour recruter des nouveaux travailleurs ou rémunérer leurs employés existants.