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vendredi, février 3, 2023

Pourquoi la participation citoyenne et la solidarité nationale ont fait paniquer le régime algérien

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Face à l’élan de solidarité extraordinaire dont ont fait preuve les Algériennes et Algériens depuis plusieurs semaines, le régime algérien a pris peur. Depuis la mi-juillet, la population algérienne s’est auto-organisée pour prendre son destin en main face à un Etat totalement défaillant, désorganisé, anarchique et rongé jusqu’à l’os par l’incompétence des ses plus hauts responsables. Oxygène médical, moyens de protection, ambulances médicalisées, matériel médical, financements participatifs, les Algériens de l’étranger comme ceux de l’intérieur du pays ont consenti à de nombreuses sacrifices afin de soulager leur pays des souffrances terrifiantes de la 3e vague de l’épidémie de la COVID-19. 

Des plateformes étrangères de financements participatifs jusqu’aux appels aux dons ayant massivement circulé sur les réseaux sociaux, les Algériens ont fait preuve d’une participation citoyenne exceptionnelle pour venir en aide aux patients contaminés, gravement atteints de COVID-19 et souffrant de détresse respiratoire aigue abandonnés à leur sort par des hôpitaux publics déstructurés et privés du strict minimum pour tenter de sauver des vies humaines exposées au péril du coronavirus COVID-19 et de son dangereux variant Delta.

Cet élan de solidarité, cette participation citoyenne, ce sens du civisme développé par les Algériens a effrayé le régime algérien. Pourquoi ? Parce que son illégitimité a refait une nouvelle fois surface. Parce que son incapacité maladive et avérée à gérer convenablement le pays et à le protéger a été démontrée au plus grand jour. Cette solidarité citoyenne a dévoilé l’absence de l’Etat dans toute sa splendeur notamment dans certaines régions névralgiques comme la Kabylie.

Dans les wilayas de Tizi-Ouzou ou Béjaia, tout a été presque fait par les donateurs privés alors que l’Etat n’a même pas été capable d’acheminer convenablement de l’oxygène médical aux centres de soins et hôpitaux publics. Ce sont effectivement les citoyens et membres de la diaspora algérienne à l’étranger qui ont financé l’acquisition de 4 stations de production d’oxygène médical au profit des hôpitaux de Khellil Amrane, Amizour, Sidi Aich et Kherrata à Béjaia. Ce sont des dons privés et citoyens qui ont permis à l’importation de ces stations depuis la Turquie et leur acheminent dans ses diverses localités à Béjaia. Ces bienfaiteurs ont été ainsi beaucoup plus efficaces que l’Etat algérien qui a continué à mal-gérer la distribution de l’oxygène médical en pataugeant dans son anarchie chronique l’empêchant ainsi de gérer les déplacements des camions transportant les précieuses bouteilles d’oxygène à travers le territoire national.

Un seul acteur privé a fait mieux que l’ensemble des institutions de l’Etat algérien. En effet, le PDG de la laiterie Soummam, Lounis Hamitouche, s’apprête à offrir 22 générateurs d’oxygène dans plusieurs wilayas du pays. L’achat de ces 22 générateurs d’oxygène va coûter au pétron de la laiterie Soummam la somme de 40 milliards de centimes de dinars. Ces appareils à usage médical sont destinés à de nombreux établissements publics dans différentes wilayas du territoire national. Il s’agit de : Ain-Temouchent, Tipaza, Alger, Tizi-Ouzou, Bouira, Béjaïa, Sétif, Skikda, Oum El Bouaghi, Khenchela, EL Meghaier, Djelfa et Bechar.

En attendant, Abdelmadjid Tebboune s’était réuni le mercredi 4 août dernier avec tous les membres du Haut Conseil de Sécurité pour annoncer l’arrivée depuis l’étranger de seulement… 3000 concentrateurs d’oxygène. Ridicule et honteux.

Le 29 juillet dernier, le Premier-ministère a annoncé « l’importation de 15.000 concentrateurs d’oxygène, dont 1050 déjà réceptionnés, et 750 autres nous parviendront demain vendredi », mais également l’acquisition de « 2250 concentrateurs entre les 3 et 5 août prochain, tandis que d’autres cargaisons seront reçues par lots à compter du 10 août ».

L’Algérie a passé commande, a promis la même source, pour l’acquisition de « 10 unités de production d’oxygène d’une capacité de 20.000 et 40.000 litres à répartir sur les grands établissements hospitaliers ». Jusqu’à aujourd’hui 7 août, les Algériens attendent avec impatience la concrétisation de ces promesses qui tardent encore à voir… le jour.

Au final, depuis le début de la 3e vague de l’épidémie de COVID-19, l’Etat algérien a été humilié et ridiculisé par cette participation citoyenne qui a comblé ses faiblesses criantes indignes d’un Etat qui se targue de posséder encore dans ses réserves de change une quarantaine de milliards de dollars.

Mais au-delà de l’humiliation symbolique, c’est la transgression politique qui préoccupe le régime algérien. Les Algériens en démontrant leur capacité à s’auto-gérer ont prouvé également qu’ils pourront remplacer aisément ce système politique moribond qui gouverne le pays. Et ce message a terrifié les dirigeants algériens notamment en Kabylie où la forte diaspora algérienne à l’étranger originaire de cette région a fait parvenir des millions d’euros en un laps temps très court aux populations des villages de Béjaia, Tizi-Ouzou ou Bouira afin de secourir les malades gravement atteints de COVID-19. Pour le régime algérien, il s’agit d’une source potentielle de menace car demain cette forme d’auto-organisation collective peut être transposée sur le plan politique et aboutir à l’édification d’un mouvement de protestation local ou national qui peut faire mal, très mal au pouvoir algérien en raison de ses capacités à promouvoir l’autonomie citoyenne hors des carcans de l’Etat vieillissant à Alger. C’est pour tuer cette perspective politique que le régime algérien s’est lancée dans une croisade contre la solidarité nationale en lui imposant un cadre restrictif et un processus de contrôle dans le seul but de réhabiliter ses propres institutions qui ont été mises sur la touche par une population mûre et capable de s’auto-diriger.

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7 COMMENTS

  1. Bon article semmar, mais arrête bon dieu de nous laver le ferveur avec les phases qui font exceptions sur bejaia et tizi, on est déjà sur même parrain et un seul pays.
    Arrête ton cirque qui fait allusion tjs à la division.

  2. Si on veut progresser il faut regarder la réalité en face. On se focalise sur la Kabylie car c’est la seule région qui a un sentiment d’identité et donc aussi le sentiment du devoir, de citoyenneté et du bien commun.
    Que les autres régions fassent de même, en attendant un hypothétique état réellement démocratique et citoyen qui gommerait ces histoires de divisions en se focalisant sur un projet de bien être commun a tous.

  3. @Halim
    Bien sure quand l’Algerie fait des festivals arabes, participe a des coupes arabes, celebrent tout ce qui est arabe, declare Tlemcen capitale de la culture arabe, fait de Alger la capitale arabe de je ne sais quoi, parle de la nation arabe dans tous ses discours officiels , celebre les nations arabes, est fier de son arabite, …. mange arabe, bouffe arabe, dort arabe, se leve arabe…. cela ne derange pas des gens comme toi. Mais des que l’on parle de Kabylie, cela vous ennerve… on vous as compris. Le racisme anti Kabyle a l’etat etalon en Algerie

  4. Depuis l’indépendance, L’Algérie pratique une propagande nationaliste arabe (Baatiste-Nasseriste) ! C’est une junte qui est comme la Syrie, l’Égypte et anciennement L’Irak !
    Mais ce n’est qu’une Construction idéologique car si l’on se base sur l’étude du génome des différents pays ! L’Algérie, la Lybie et la Maroc ne sont arabe qu’a 17 % et juif à 4 % !
    La Tunisie n’est arabe qu’a 4 % et 5 % européenne !
    Cela veut dire que c’est un délire politique que l’Algérie soit considéré comme arabe ! Les Algériens devraient s ‘autonomiser du mode de vie Moyen Oriental et du Moyen-Orient en général !

    Article du Matin Dz, la génétique a tranche, les pays Arabes pas si arabes ! 17 – 01 -2017

  5. @[email protected] on mange algérien, on boit algérien, on respire de l’air Algérien…la communauté étrangère s’est mobilisé pour leurs concitoyens algériens tous sans exception, sans distinction de villes ou de régions
    Qu’une majorité parle algérien te dérange c’est ton problème…moi ni Ben Bella, ni Boumedienne ne m’ont rendu plus arabe ou moins berbère…mes arrières grands parents parlaient cette langue qu’on appelle l’arabe algérien depuis des lustres…la Kabylie a une culture, Constantine aussi, Tlemcen aussi, les Mzabs aussi , les Touaregs aussi et les autres régions ont les leurs
    Aucune n’est supérieur, ni inférieur aux autres…la langue kabyle est reconnu et enseigné
    Et oui, on a une histoire avec le machrek…et des relations avec les autres pays que tu appelles arabes…
    Les Egyptiens sont les descendants des pharaons, les habitants du Cham (actuel Syrie -liban-irak) de l’empire perse etc
    Je suis fier de partager une même langue avec d’autres peuples et d’autres culture
    Faire parti d’un ensemble plus grand est une richesse , se refermer sur soi s’est s’appauvrir
    Les kabyles ne vivent plus reclus dans une région, mais des millions vivent ou travaillent dans d’autres régions , se marient avec d’autres algériens et algériennes …et ils parlent le dialecte algérien …vous voulez nous ramener au temps des colonies mais on y retournera pas… Le français n’est pas notre langue nationale …l’arabe et le kabyle