Plusieurs militants de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme emprisonnés ou placés sous contrôle judiciaire

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Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) vit ses heures les plus sombres. Et pour cause, plusieurs de ses militants et sympathisants subissent une répression politique et sécuritaire sans précédent. Prison, arrestations ou placements sous contrôle judiciaire, être le militant de la LADDH est devenu une profession très dangereuse et périlleuse. 

« Près d’une dizaine de militants de la LADDH, défenseurs des Droits de l’Homme sont poursuivis en justice, placés en détention ou en liberté provisoire dans plusieurs wilayas. Le travail des défenseurs des droits humains devient de plus en plus difficile, même dangereux », reconnaît à ce sujet la LADDH sur sa page Facebook.

« Tout en dénonçant ces abus et en rappelant l’obligation du respect de la déclaration internationale de la protection des défenseurs des droits humains, la LADDH appelle à la libération des défenseurs des droits humains et à la levée de toutes les entraves les empêchant d’exercer leurs mandat de minitoring et de documentation des violations des droits de l’homme dans notre pays », a affirmé encore à ce sujet la LADDH sur sa page Facebook.

Il semble que cet lancé par la LADDH ne trouve pas une oreille attentive au plus haut sommet du pouvoir algérien puisque plusieurs de ses membres sont maintenus en prison à l’image de Hassan Bouras, représentant de la LADDH à El-Bayadh, Hamid Goura, le délégué de la LADDHà Laghouat ou Djamel Bekhtaoui, un membre actif de LADDH à Médéa. Ces trois cadres de la LADDH croupissent encore en prison.

Pour rappel, le journaliste algérien et défenseur des droits humains Hassan Bouras a été placé depuis le 12 septembre 2021 en détention provisoire notamment pour «apologie du terrorisme». Hassan Bouras a été inculpé aussi d’«appartenance à une organisation terroriste, apologie du terrorisme, et de complot contre la sécurité de l’État visant à changer le système de gouvernance», avait révélé à l’époque son avocat Me Abdelghani Badi.

Le journaliste, qui a été écroué après son audition par un juge d’instruction du tribunal de Sidi Mhamed à Alger, a été également poursuivi pour «utilisation de moyens techniques et médiatiques pour enrôler des individus contre l’autorité de l’État», selon l’avocat.

Plusieurs autres membres de la LADDH sont placés sous contrôle judiciaire et demeurent en liberté provisoire à l’image de  Kaddour Chouicha et son épouse Djamila Louki ainsi que Said Boudour, journaliste lui-aussi, tous les trois considérés comme les principaux responsables du bureau de LADDH d’Oran.

 

1 COMMENT

  1. L’ALGERIE de TEBBOUNE et CHENGRIHA ont pris le flambeau des 2 pères du pays.
    Longue vie à Boumedienne et son frére de combat Bouteflika , les pères du pays depuis sa création en 1962, qui ont instauré les solides bases de l’Algérie , en éliminant les traitres ( comme Chaabani et autres) et en donnant le plein pouvoir aux glorieux militaires compatriotes (comme Belkhir et Nezzar) , et longue vie aussi aux 6 millions 532 302 des chouhadas.