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samedi, janvier 28, 2023

Plus de 674 milliards de dollars de dépenses publiques : l’Algérie a consacré plus d’argent public à son économie que de nombreux autres pays développés

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Très peu d’algériennes et d’algériens le savent : leur pays a consacré davantage d’argent public pour soutenir l’économie et sa croissance que de nombreux autres pays développés. De 2001 jusqu’à 2019, l’Etat algérien a dépensé plus de 674 milliards de dollars pour tenter de moderniser l’économie nationale et développer le pays. Ces dépenses publiques représentent uniquement les investissements publics consacrés aux projets économiques. Elles n’englobent les budgets des fonctionnements de l’Etat et de ses diverses institutions. En dépit de cet investissement massif consenti pendant 20 ans, l’Algérie est demeurée un pays sous-développé et… pauvre ! C’est un cas d’école de la mauvaise gouvernance et du gâchis qu’elle peut engendrer pour un tout pays au potentiel très prometteur. Explications.  

Dés 2001, l’Algérie a adopté la logique Keynésienne qui consiste à stimuler la croissance
économique à travers les dépenses publiques. Ainsi, la manne pétrolière avait été utilisée en grande partie, pour le financement des différents programmes d’investissements publics notamment dans les infrastructures à partir de 2001, à savoir :

–  Le programme de soutien à la relance économique-PSRE (2001-2004) avec
une enveloppe financière de 525 milliards de dinars soit l’équivalent de 7
milliards de dollars.

– Le programme complémentaire de soutien à la croissance-PCSC (2005- 2009): l’enveloppe initiale affectée au PCSC qui s’élevait à 4 203 milliards DA (soit environ 55 milliards de dollars) a plus que doublé, passant à pas moins de 8 705 milliards soit environ 114 milliards de dollars.

– Le plan de développement quinquennal (2010-2014) : ce programme implique
des engagements financiers de l’ordre de 21.214 milliards DA ou l’équivalent de
286 milliards de dollars.

–  Le programme quinquennal de croissance (2015-2019): une enveloppe financière arrêtée à hauteur de 21.000 milliards de DA a été affectée à ce programme , soit l’équivalent de 262,5 milliards de dollars.

Il faut savoir que pendant ces années, l’investissement public en Algérie a représenté
en moyenne 13 % du Produit Intérieur Brut (PIB), soit le taux le plus élevé parmi les pays en développement. Ce niveau est effectivement par les plus élevés au monde lorsqu’on le compare à la moyenne de moins de 4% du PIB dans les pays de l’OCDE, l’organisation qui regroupe les 38 pays riches et développés du monde,  moins de 5% du PIB en Amérique latine, et moins de 8% du PIB dans les pays asiatiques.

Cependant, la politique budgétaire expansionniste menée par l’Algérie depuis 2000, caractérisée par la mise en œuvre des programmes d’investissements publics et les montants colossales qui leurs sont attribués, ont favorisé davantage le recours au déficit budgétaire, passant ainsi d’un déficit quasiment nul en 2000 à près de 14% du PIB en 2005 et 20% du PIB en 2015, ce qui laisse supposer que les recettes des hydrocarbures effectivement dépensées étaient supérieures au prix référentiel fixé pour le baril.

A cela, il faut rajouter le coût élevé des transferts sociaux, de leur côté qui ont pesé lourdement sur le budget de l’Etat puisqu’elles représentent près de 30% du PIB, notamment celles relatives à la stabilité des prix de produits de base, les dépenses de l’éducation, de la santé ainsi que celles relatives à l’habitat et aux dispositifs de l’emploi de jeunes, bien que ces actions ne sont pas équitables car ne profitant pas toujours aux plus défavorisés.

Incapable de rentabiliser tous ces investissements publics et impuissant face aux dérives financières des transferts sociaux et embourbé dans le trou noir du déficit budgétaire, l’Etat algérien n’a pas pu offrir au pays un véritable modèle économique fournissant la prospérité aux Algériens. Ces 674 milliards de dollars sont donc partis en fumée.

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7 COMMENTS

  1. Tant que l’investissement ne se fait pas en direction de la modernisation de l’Homme lui même, on rempli un tonneau percé.
    Mais ce prédicat est un casus belli pour le système politique Algérien, moderniser l’Homme signifie perte de privilèges …

  2. Si je comprends y a Samamra qu’autant de ton maître boutef que tes amis Haddad, takhout,et Cie n’ont rien volés a l’Algérie ,et c’étaient des gens qui se sont créés et créés leurs propres finances sans avoir besoin de l’Etat , puisque l’ex gouvernement a dépensé des sommes pour énormes pour soutenir l’industrie algérienne et c’est pour cela que ton maître boutef a laissé le trésor algérien bien riche, c’est bien samamra de nous avoir informé de tout ça. ( C’est un grand hommage que tu rends pour ton maître).

  3. La médiocrité, la corruption, le népotisme, la non (et pas la mauvaise) gouvernance, la paresse, le manque d’ambition et de compétences sont les maux de ce pays. A cela bridés par les extremistes Islamistes /Berberistes etl’Ultra Gauche qui nous enferment dans des dogmes économiques/économiques/ socio culturels sont mortifères. Creation de richesse et retour sur investissement ne font pas partis de nos gouvernants encore moins chez les Generaux (obsolètes, vieillissants et dépassés), tout les budgets engagés ne sont pas sous contrôles, le contrôle interne est inexistant ni au sein des institutions ni ai sein des ministères/ entreprises. Il y a un vrai reingenering à faire et un changement de mindset global et général !

  4. @[email protected] je vous rejoins sur ce point très très important
    Ma génération , fin des années 70, début des années 80 a eu la chance et le privilège d’avoir un enseignement de qualité
    J’ai vécu 10 année au sud , et mes professeurs dans les matières essentiels étaient des coopérants français .
    Notre Bac était un Bac français ( on nous appelait la génération bilingue)
    Avec l’arabisation a entrance, sans aucune et l’institution de l’école fondamental à partir de 1986, le niveau n’a pas arrêté de baissé jusqu’à arriver à la médiocratie
    Le taux de réussite au Bac à mon époque ne dépassé par les 33 % et même moins…on a été 7 a voir le Bac M dans un lycée public sur 50 inscrits
    On a remplacé des enseignants de qualités par des enseignants qui n’avait ni le niveau ni les compétences.
    L’école de masse a été une véritable catastrophe pour notre pays alors que les pays développés et même des pays dits intermédiaires ont misés sur l’école de qualité , en faisant émerger des élites..
    Quand je vois les vidéos et les photos à l’arrivée « du plus beau paquebot de croisière  » qui vient de relier Marseille à Alger, on se rend compte de ce que c’est devenu la citoyenneté dans notre pays.
    je cite le discours d’Investiture d’un président américain lots de son investiture au début des années 60, J.F.K. « mes compatriotes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »
    Personne ou très peu ne pense à l’intérêt suprême du pays, et cela depuis des décennies …et cela nous a ramener à la situation que l’on vit actuellement…

  5. 674 milliards de dollars ????
    Combien de portes avions ont ils construit???
    Triste réalité, le pays est ouvert aux quatres vents, ils ne peuvent même pas arrêtés les livreurs de zetla !
    Vingt ans après ils nous disent qu’il y’a encore des terroristes ?
    C’est une armée ou c’est koh Lanta ??
    Remarque avec 3% ils sont majoritaires en ânjiri.