Nouvelles Révélations sur ces Hauts Fonctionnaires qui Installent leurs Proches en France au Frais du Contribuable !

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Le Centre Culturel Algérien à Paris a pour vocation d’être un espace d’expression culturel consacré à la diffusion de tous les éléments constitutifs du patrimoine culturel national. Il a pour mission de proposer des programmes et différentes activités visant à diffuser la culture algérienne en France.

Uniquement au titre des dépenses de fonctionnement pour 2022, le centre culturel algérien à Paris a été doté, par le biais du Ministère des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger (MAE-CNE), d’une subvention s’élevant à près d’un million d’Euros !

Le Centre Culturel Algérien, chapeauté par la Direction du Protocole du MAE-CNE, abrite également le service de l’enseignement de la langue et de la culture d’origine (E.L.C.O), qui, rappelons-le, emploie Mohamed Goudjil, le fils du Président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil.

Pour rappel, l’E.L.C.O, dont le budget de fonctionnement s’élève à près de 3 Millions d’Euros, a été créée pour approfondir les rapports d’amitié et de coopération entre les peuples algérien et français notamment dans les domaines éducatif et culturel.

Cette structure administrative et pédagogique sous tutelle du Ministère de l’Education Nationale (MEN) est rattachée à l’Ambassade d’Algérie en France que représente Mohamed Antar Daoud, proche ami d’Abddelhafidh Alahoum, le conseiller et ami du Président Abdelmadjid Tebboune.

Par ailleurs et comme nous le rapportions dans une de nos enquêtes, l’épouse même de Mohamed Goudjil, Nadia Graine Goudjil, est également employée au sein de l’Ecole Internationale Algérienne en France (EIAF), institution pédagogique dont le budget total avoisine les 7 millions d’Euros !

Alors qu’elle prétend être médecin, sans en avoir fourni le diplôme, l’épouse de Mohammed Goudjil occupe le poste d’infirmière à l’EIAF et est payée par le trésor public, puisque l’EIAF est rattachée au MEN et jouit, uniquement en subvention de fonctionnement, d’un budget s’élevant à près de 3,2 Millions d’Euros pour l’année 2022 !

Arrivé à la tête de l’Etat à la fin du mois de décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune a signé un décret paru au Journal officiel du 4 mars 2021, limogeant le directeur du centre culturel algérien à Paris, l’ex Ambassadeur au Liban : Benaouda Ibrahim Haci.

Par un autre décret du 23 mars 2021, le Président algérien a nommé M. Mohammed Idris Khodja, nouveau directeur du Centre Culturel Algérien à Paris, à compter du 21 avril 2020 ! Soit un an avant la publication du Décret…

Pourtant, le décret exécutif du 13 Mai 1998, portant statut des centres culturels à l’étranger, affirme que le Directeur du Centre est nommé sur proposition du Ministre chargé de la Culture après consultation du Ministre des Affaires étrangères.

Contactées, plusieurs sources internes à ces deux ministères nous ont affirmé que ces procédures ne sont jamais réellement respectées !

Certes, l’arrêté interministériel du 21 octobre 2002 portant classement des postes supérieurs des centres culturels algériens à l’étranger, ne fixe aucune indication quant aux conditions d’accès au poste de Directeur d’un centre culturel algérien à l’étranger.

Mais, comme vous, nous sommes en droit de nous demander étant payé avec de l’argent public, ce qui pouvait bien prédestiner Mohammed Idris Khodja, qui n’est ni diplomate, ni issu du Ministère de la Culture, à être bombardé à la tête de cet institut culturel algérien en France, lui qui était professeur de français à l’université en Algérie ?

Une promotion inespérée quand on sait que le salaire prévu pour ce poste s’élève à 12 000 Euros par mois payés par le trésor public, avec prise en charge totale des frais de logement et de véhicule !

Le choix de Mohammed Idris Khodja serait-il lié au fait que son épouse ne soit autre que la fille de l’ex Secrétaire Général de la Présidence de Boumediene, Abdelmadjid Alahoum, et la nièce de l’actuel Conseiller à la Présidence Abdelhafidh Alahoum ?

Ce ne serait guère surprenant quand on sait que ce même Conseiller a installé sa fille au Consulat Général d’Algérie à Marseille, sous la protection du Consul Général et de son ami et Ambassadeur Mohamed Antar Daoud…

Car il semble bien que ce soit ainsi que les hauts fonctionnaires algériens s’entraident et se soutiennent, plaçant leurs enfants et leurs familles à l’étranger et les faisant profiter d’une vie paisible avec de l’argent public.

Pour rappel, Salah Goudjil et Abdelmadjid Alahoum ont tous deux siégé dans le gouvernement Abdelghani sous la présidence de Chadli Bendjedid en 1979, respectivement comme Ministre des Transports et Ministre du Tourisme…

Des noms qui sont manifestement toujours présents dans les arcanes du pouvoir, directement ou à travers proche famille.

Notons enfin, que le Centre Culturel Algérien à Paris a un immense avantage que peu de personnes connaissent. Le décret de création permet au Directeur de recruter du personnel directement et même d’Algérie, ces derniers pouvant alors prétendre à des papiers de résidence en France !

Forts de leurs puissants parents et de leur statut, le fils du Président du Conseil de la Nation M Goudjil, et le proche parent du Conseiller à la Présidence Alahoum, œuvrent depuis plusieurs mois pour faire passer l’E.L.C.O sous la coupe du Ministère des Affaires Etrangères et pouvoir ainsi gérer les recrutements d’autres privilégiés en France, au frais du contribuable !

Ainsi va la nouvelle Algérie…

6 COMMENTS

  1. TEBBOUNE et CHENGRIHA ont pris le flambeau des 2 pères de L’ALGERIE .
    Longue vie à Boumedienne et son frére de combat Bouteflika , les pères du pays depuis sa création en 1962, qui ont instauré les solides bases de l’Algérie , en éliminant les traitres ( comme Chaabani et autres) et en donnant le plein pouvoir aux glorieux militaires compatriotes (comme Belkhir et Nezzar) , et longue vie aussi aux 6 millions 532 302 des chouhadas.

  2. mais ils font tout pour nous interdire notre tamazight a l’ecole, dans les administrations, a l’assemblee, a la tele, a la court de justice ou meme les interpretes sont interdits.;
    Ils veulent nous imposer la langue koreishite , langue etrangere pour nous les Kabyles, langue ramenee par la colonisation de la meme facon que le francais.
    En meme temps ils apprennent et eduquent leurs progeneture en francais.
    Tout est a l’envers dans ce pays.