10.9 C
Alger
vendredi, février 3, 2023

Mohamed Loukal, l’ancien ministre des Finances, placé à son tour en détention

- Advertisement -
- Advertisement -

Les incarcérations des anciens ministres du régime Bouteflika se poursuivent encore et toujours en Algérie. Ce dimanche 26 septembre, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, et ministre des Finances, Mohamed Loukal, qui a été placé en détention par un juge d’instruction au pôle pénal spécialisé dans la lutte contre le crime financier et économique près le tribunal de Sidi M’hamed, a pu confirmer Algérie Part auprès de plusieurs sources concordantes. 

Mohamed Loukal a été inculpé de plusieurs crimes liés à des scandales de corruption, d’abus de fonctions et d’octroi de privilèges illicites à des tierces parties. Il est à signaler que Mohamed Loukal est dans le collimateur de la Justice algérienne depuis début avril 2019 où il avait été entendu par le Parquet du tribunal de Sidi M’hamed sur des soupçons notamment de « dilapidation » de fonds publics. A l’époque, la justice algérienne avait annoncé le 20 avril 2019 avoir convoqué Mohamed Loukal en compagnie de l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, sans préciser si elle souhaitait les entendre comme témoins ou suspects.

Mohamed Loukal a fait partie des premiers personnages influents du régime Bouteflika qui ont intéressé de près la Justice algérienne au lendemain du départ du pouvoir le 2 avril 2019 du président Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par un mouvement de contestation inédit appelé le Hirak. Après avoir été « oublié » pendant plus de deux ans, Mohamed Loukal a été cité une nouvelle fois dans une série d’enquêtes sur des faits de corruption contre plusieurs puissants hommes d’affaires et contre de hauts responsables de l’Etat.

Mohamed Loukal était le Président-Directeur général de la Banque extérieure d’Algérie de 2001 à 2016 puis gouverneur de la Banque d’Algérie de 2016 à 2019. Du 31 mars 2019 au 4 janvier 2020 , il avait occupé les fonctions de ministre des Finances. Il est considéré comme l’une des boites noires des opérations financières du régime Bouteflika. Ses partisans saluent, tout de même, en lui un banquier intelligent et financier très compétent ou fin connaisseur des enjeux financiers modernes. Même ses adversaires reconnaissent lui un chevronné banquier. La déchéance de Mohamed Loukal ne manquera pas de susciter de nombreux scandales dans les jours à venir. Nous y reviendrons. Il est aujourd’hui le 19e ancien ministre algérien qui se retrouve… derrière les barreaux.

 

 

- Advertisement -
Latest news
- Advertisement -
Related news
- Advertisement -

3 COMMENTS

  1. Un et encore un …. Franchement pourquoi ils ne se passent pas les menottes les uns les autres, sachant que 99,9% de la population sont parfaitement au courant de leurs degrés d’implications dans les magouilles en tout genre et qu’ils sont pratiquement tous pourris jusqu’à la moelle.
    Bien évidemment les mouches à merde ne vont pas d’accord avec moi ,il ya la mouche obèse qui vaudrait retirer les passeports aux algériens et qui croit qu’il a niquer tout le monde, alors qu’il est tellement frustré au point qu’il n’arrive même plus satisfaire sa femme sexuellement , alors il passe le majeur temps de ses journées à se faire caler dans les trolleybus de Hussein Dey pour trouver un petit peu de jouissance à sa vie ratée de mouche a merde.

  2. « Ses partisans saluent, tout de même, en lui un banquier intelligent et financier très compétent .. ». Cependant, quand ces soi-disant intelligence et compétence sont utilisées pour mieux spolier son peuple (si bien sûr l’accusation est avérée) on devient de facto « un chevronné banquier » doublé d’un ripou de la pire espèce. Un ripou certes intelligent mais ripou quand même!

  3. Pauvre Algérie !
    Entre des généraux d’opérettes autoproclamés au dessus des lois et une classe politique opportuniste qui n’attend que son heure pour se remplir les poches, il ne reste qu’un paysage désolant pour le pauvre peuple qui passe d’une occupation à l’autre, sans espoir d’entrevoir le bout du tunnel.
    Le « Yetnahaw Gââ ! » du début du Hirak doit servir de première pierre pour reconstruire l’édifice !