L’inquiétant niveau de scolarité en Algérie : à peine 40 % des Algériens ont atteint le niveau d’études secondaires

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Le niveau de scolarité en Algérie a atteint encore des proportions très faibles en 2020 par rapport aux pays émergents et développés. Le rapport sur l’Indice du Développement Humain 2020 nous apprend effectivement que l’Algérie accuse un important retard en matière de niveau d’éducation. Il s’agit, pourtant, de l’un des critères fondamentaux pour évaluer le niveau de développement humain d’un pays. 

L’Indice de Développement Humain (IDH) mesure  la durée moyenne de scolarisation pour les adultes de plus de 25 ans et la durée attendue de scolarisation pour les enfants d’âge scolaire. Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société.

Il faut savoir que l'(IDH) se calcule grâce à la moyenne de trois indices : le PNB par habitant (exprimé en dollars, converti en parité pouvoir d’achat pour tenir compte des différences de prix), l’espérance de vie à la naissance (en années) et le niveau d’études, lui-même composé de la durée de scolarisation des adultes âgés de 25 ans et de la durée de scolarisation espérée pour les enfants d’âge scolaire (en années). L’IDH établit un minimum et un maximum pour chacune des variables, appelés balises. La situation de chaque pays est indiquée par rapport à ces dernières, avec un résultat compris entre 0 et 1. Plus l’indice est élevé, plus la population du pays jouit d’un bien-être important.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dévoile chaque année les Etats où la population bénéficie de la meilleure qualité de vie. Malheureusement, les résultats du dernier classement nous apprennent que le niveau de scolarisation des algériens âgés de plus de 25 ans est particulièrement faible.

Et pour cause, à peine 40 % des Algériens disposent d’un niveau secondaire ! En effet, à peine 39,1 % des algériennes âgées de plus de 25 ans ont atteint le niveau des études secondaires entre 2015 et 2019, nous apprend à ce propos le rapport du PNUD. La même source nous apprend aussi qu’à peine 38,9 % des hommes algériens âgés de plus de 25 ans ont atteint au moins le niveau d’études secondaires durant la même période, à savoir de 2015 jusqu’à 2019.

Ces performances sont très dérisoires et faibles par rapport à de nombreux pays voisins, émergents ou développés. En Tunisie, à titre d’exemple, 42,4 % des tunisiennes âgées de plus de 25 ans et 54,6 % tunisiens âgés de plus de 25 ans jouissent d’au moins un niveau d’études secondaires. En République Dominicaine, un pays des Caraïbes de 11 millions d’habitants, un pays très pauvre par rapport aux potentialités et richesses de l’Algérie, la population est beaucoup plus instruite puisque plus de 56 % des dominicains âgés de plus de 25 ans ont un niveau d’études secondaires.

En Azerbaïdjan, un pays pétrolier de 10 millions d’habitants, avec une production pétrolière équivalente à celle de l’Algérie d’aujourd’hui, à savoir près de 900 mille de barils par jour, la population est nettement plus instruite que la population algérienne. Dans ce pays, plus de 97 % des hommes âgés de plus de 25 ans ont le niveau d’études secondaires.

Au Mexique, un pays de 130 millions d’habitants, l’un des plus importants pays émergents au monde, le 5ème en termes de PIB après les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), plus de 62 % de la population âgée de plus de 25 ans atteint le niveau d’études secondaires.

En Iran, un autre pays pétrolier et réputé pour ses richesses en hydrocarbures comme l’Algérie, plus de 67 % des femmes iraniennes ont le niveau d’études secondaires et plus de 72 % des hommes disposent du niveau d’études secondaires. Des performances auxquelles l’Algérie ne peut même pas se comparer. A Cuba, malgré l’embargo américain et les moyens financiers très limités de cette île, plus de 85 % de la population cubaine âgée de plus de 25 ans a le niveau d’études secondaires.

L’Algérie est donc cruellement en retard par rapport à de nombreux pays dans le monde et avec un tel niveau de scolarité médiocre, le pays ne pourra pas former une main-d’oeuvre qualifiée qui pourra lui permettre de développer son économie ou de rattraper son retard technologique.

 

2 COMMENTS

  1. Il y a une chose que vous ne savez pas Mr Semmar , les gens de la nomenclature on crée une librairie en Algérie de fabrication de de diplômes pour eux et leur progéniture , des qu’ils s’inscrivent a l’université ils obtiennent leurs diplômes puisque pour la finance ils ont des comptes très pleins chez mama et le visa est déjà fait chez le consulat de France et par téléphone ,pour les enfants du peuple ils attendent peut être qu’une chance leur sourira un jour, ce qui est marrant c’est qu’on voit ici en France les étudiants fils de pauvres ils viennent tous les soirs dans les associations pour manger un bout de pain et les fils de la nomenclature se promènent en voiture de luxe.