L’Etat algérien va consacrer 300 millions d’euros en 2022 pour prendre en charge les primo-demandeurs d’emploi

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En 2022, l’Etat algérien espère faire reculer le chômage de masse qui martyrise la population algérienne notamment les plus jeunes. Et pour concrétiser cet objectif, les autorités algériennes ont prévu un budget équivalent à 300 millions d’euros pour prendre en charge l’insertion professionnelle des primo-demandeurs, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. 

C’est effectivement un budget dépassant les 48 milliards de Da, soit l’équivalent de presque 300 millions d’euros, qui a été débloqué et accordé par le gouvernement algérien au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale pour financer le fameux  Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), à savoir le dispositif qui offre des possibilités d’insertion aux jeunes primo-demandeurs d’emploi au niveau des entreprises publiques et privées et des institutions et administrations publiques, pris en charge financièrement par l’Etat.

Ce dispositif a pour objectif d’encourager l’insertion professionnelle des jeunes primo-demandeurs d’emploi ainsi que toutes les activités ayant trait à la promotion de l’emploi, notamment les programmes de formation et recrutement. Et pour ce faire, le DAIP propose aux jeunes chômeurs trois types de contrats différents. Il s’agit du contrat d’insertion des diplômés (CID) pour les jeunes ayant suivi des études supérieures, du contrat d’insertion professionnelle (CIP) pour les jeunes ayant le niveau secondaire et les sortants des CFPA et du contrat de formation-insertion (CFI) pour les jeunes sans formation ni qualification.

Le DAIP est géré par la direction d’Emploi de Wilaya et l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM). Son plus grand avantage est d’offrir aux jeunes insérés des prestations d’assurance sociale en matière de maladie, de maternité, d’accident de travail et maladies professionnelles, conformément à la législation en vigueur. Mais le DAIP n’est guère populaire auprès des jeunes algériens en raison des rémunérations très dérisoires et insignifiantes qu’il propose aux chômeurs. Si les universitaires touchent à peine 15000 DA dans le cadre des emplois du DAIP, les artisans touchent seulement 4000 Da et les jeunes placés dans des chantiers pour divers métiers ne peuvent pas toucher plus de 12 mille Da.

Des salaires très faibles qui ne permettent à aucun jeune algérien de répondre à ses besoins les plus élémentaires notamment depuis l’aggravation de l’inflation dans le sillage de la crise financière qui étouffe le pays.

Les autorités algériennes mettent régulièrement en exergue le bilan positif du DAIP. Mais de nombreux experts et économistes relativisent la portée de ce dispositif et son impact réel sur l’évolution du marché de l’emploi.En mai 2021, l’ex-ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Hachemi Djaaboub, avait fait état à Alger, de l’insertion de 68 000 bénéficiaires du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) au niveau national, sur plus de 300 000 jeunes concernés par cette opération. Or, il avait omis de reconnaître qu’il s’agit d’emplois précaires sous-payés et offrant rarement des perspectives professionnelles durables aux jeunes chômeurs.

 

 

 

1 COMMENT

  1. TEBBOUNE et CHENGRIHA ont pris le flambeau des 2 pères de L’ALGERIE .
    Longue vie à Boumedienne et son frére de combat Bouteflika , les pères du pays depuis sa création en 1962, qui ont instauré les solides bases de l’Algérie , en éliminant les traitres ( comme Chaabani et autres) et en donnant le plein pouvoir aux glorieux militaires compatriotes (comme Belkhir et Nezzar) , et longue vie aussi aux 6 millions 532 302 des chouhadas , plus que les viétnamiens .